‹ Histoire de NancyChapitre 587 sur 642 · Dans le Liixeniboiirrj · texte numérisé non relu

Dans le Liixeniboiirrj

5. Il s'agit sans doute de Frédéric l*' le Victorieux, qui était mort le la décembre 1476.

et demi de Saint-Nicolas-du-Port, dans une position favorable entourée de fossés tout remplis d'eau, et que les ennemis seraient obligés de franchir, et ils disposèrent quarante chariots et autres grands canons et attendirent.

« Les Suisses de leur côté prirent leurs mesures. La reine de Sicile envoya avant le combat au duc de Lorraine 5oo chevaux k ses propres frais', car elle lui était parente. Mais quand on voulut ranger l'armée, les Suisses refusèrent de combattre avec ces Français; ils exigèrent qu'ils fussent envoyés en un autre endroit. Ainsi fut fait, et ces 5oo chevaux furent placés en un lieu 011 ils pourraient arrêter les Bourguignons fugitifs^. .

« Le duc de Bourgogne, comme il a été dit, avait tourné ses canons du côté du ruisseau; car ni lui ni les siens ne pensaient que les Suisses viendraient par un autre chemin.

« Et lorsque les Lorrains, les Suisses et les citoyens des villes virent les Bourguignons, ils ne voulurent pas attendre davantage, mais fondre directement sur eux. Mais les capitaines suisses, entre autres Hassfui*ter^ de Lucerne et autres, parlèrent aux hommes : ils ne devaient pas se précipiter sur l'artillerie qui leur ferait grand dommage ; ils les décidèrent k prendre un chemin de traverse, et ainsi ils éviteraient l'artillerie. Et quand les premiers s'approchèrent des ennemis, ceux-ci tournèrent contre eux trois canons et tirèrent, et du premier coup huit serviteurs d'Unterwalden furent tués les uns à côté des autres. Mais, les autres sans y prendre garde, marchèrent en avant, et tuèrent environ 7,000 Bourguignons, parmi eux le duc Charles lui-même. Le reste s'enfuit et beaucoup furent égorgés dans la fuite, noyés dans la Meurthe^ ou faits prisonniers; parmi ces derniers, les deux frères bâtards du duc, Baudouin et Antoine. Le duc de Lorraine fît enterrer honorablement Charles à Nancy, dans le couvent des CordeliersJ. »

P. 546. — A l'origine l'alérion de Lorraine était tout k fait semblable k Taigle; puis sa tête se transforma; au lieu de deux pattes, on ne lui en donna qu'une seule, considérablement agrandie ; ses ailes se dressèrent et, au lieu d'être vu par devant, il fut vu de dos.

P. 55i, n. 4* — Nous avons indiqué que la croix de Lorraine venait de la croix de Hongrie et que cet emblème fut porté par le roi René, avant de devenir celui de la nationalité lorraine. Nous n'avons point dissimulé que les ducs d'Anjou, de la maison de Valois, avaient une dévotion profonde pour un fragment de la Vraie Croix, provenant de Constantinople et qui avait été taillée comme une croix patriarcale k double traverse. Ce fragment était conservé depuis 1 244 k l'abbaye de La Boissière et fut déposé après la Révolution k l'hospice de Baugé. L'histoire en a été faite par M. l'abbé Barràu, Notice historique sur la Vraie Croix de Baugé, Angers, 1874. Louis I", grand-père de René, prit l'habitude de faire reproduire cette croix de La Boissière sur certains monuments. Il la fit tisser sur une bannière que reproduit la fameuse tapisserie de l'Apocalypse k Angers; il en traça l'image au bas de son testament, dont nous possédons l'original ; enfin, la même croix figura

I. Il y a ici une confusion évidente; la reine de Sicile qui avait laissé son héritage au roi René était morte depuis longtemps. Mais il s'agit ici des troupes de Campo-Basso, qui étaient composées de mercenaires italiens (Wintersulger les appelle Français). Le fond du récit est vrai; l'auteur s'est trompé seulement sur les circonstances accessoires.

a. Au pont de Bouxiëres.

3. Heinrich Hassfurter était à la tète du contingent lucemois, et les écrivains de ce canton, Etterun et le second Diebold Schilluvo, exagèrent son rôle dans la bataille de Nancy.

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