A. D., H, 340. Original
4. Cartalaire d'Orval, p. 58. Villancy, hameau, commune de Longuyon, Moselle.
5. Bibl. Hationale, Cartulaire de Beaupré, latin, no i ioa4> f^ 26. Froville, canton de Bayon ; Odouin y fonda un prieuré. Francheville, canton de Domèvre. Ide fut enterrée à Beaupré.
6. Bibl. Hationale, Cartulaire de Beaupré, f^ 2. Imprimé Dom Calmet, t. Il, Preuves, c. 3G9-37U. D'après la généalogie de la maison de Lenoncourt, Drogon aurait souscrit une charte de Simon II pour Clairlieu le i4 mai 11 76.
7. [J. Vignikr], La véritable origine, p. laa, et, d'après lui, Dom Calmkt, II, Preuves, col. 368. <Jue l'acte ne soit pas faux, malgré son origine suspecte, cela résulte d'une bulle de Lucius III, du 23 décembre 1182, confirmant les biens de Beaupré, entre autres : « In banno de Capella, dcna Drogonis de Nanci etjîliorum ejus. » Bibl. Hationale, Cartulaire de Beaupré, f^ i.
8. Les auteurs de la généalogie de Lenoncourt veulent voir dans cette Reine la femme d'Ulrich de Tyllol dont il est question dans une charte de Simon II [wur Beaupré (i 178). 1 Hec omnia concesserunt et coniuleruni ctwi ipso Ulrico Theodericus /rater ejus et Regina conjunx ejus et Philippus Jilius ejus et Elysabeth Jilia ejus una cum marito suo Gilleberto amodo et in reliquum. Original. A. D., H, 337. Mais l'identité entre cette Reine et Reine de Nancy n'est pas prouvée.
g. A. D., H, ii5i. Original : « Ego Symon, Dci gralia Lotoringie dux et marchio, laudo et conlirmo
Jû HISTOIRE DE
àt ■KMDr. VoOà c^ qut DOtt» plwvous affinorr. Faul-il £ûrr un pas de plus fi. ran^cher le premier Drra à Odetrir de Nancr? On Fa tenté et Thypotlièse es< vnîcemblable. mais ik*d ceftaine.
Awês on âècle d\»b«rorhê, ii«>a> rrtiXHn-<iQ>. vers imo. un Thiemr de Xancv. qui fut kailli de I^jmioe. D (Mida Fêkjiîse des Cc^deliefiB de Toiil« où k<o>jtemp< Ton 3K*ntza son u>ail«eao '. Le taHIi Tlûerpr on Thîriat est ensuite ôtè dans une série de chartes. En 1 2<r> et 1 291 . il achète an important héril^jie aox Snères Fi>iini}ui«jiK«ns et Kaiia^'. En a^ril 129}. il recoonatt tenir de Fabbaye de <^]lairiieo une partie des eaux de la Memthe '. Ea mai 1396, il fait an aicrord avec le oi>mmandear de Saint-Jein du Mcîl-Altiv an sujet d*un pré à Lax^m*. V^rs la fin du sàêHe. U achète du set^near CHrr quelques bieits sis à <Z>mieiI '. Il para!t a^oir été defte:-aîDé de 54>n titre de bailli, s*étre rrvr^té cc^atre le dix- Thiélaut D avec s-on 6k «ieTard; mats Ferri IV, fils de T1ûêt«aut. leur d<:»nia en imllet i^Xf des lettj>p^ de réflûssioa^. Ea août i3i3, TTûerr* et son fils Gérard achetèrent des l^iens à Ferri de RosièTes sis au %ill»-]K de LexKtooMin '. Gérard, à U m:>rt du pè;>e *. s'appliqua à coo^^létcr ces p:is<>rrs<90i3S dans ce l«an par une acquisîtxM: £aîte en avril iSij*; il se fit dans b sviie d«>nnf-r le ii*.ie de sei<rneur de Lencvocoun, et pcmr la première fois il
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LES SEIGNEURS DE LENONCOURT. «y 1
apparaît dans l'histoire avec cette dénomination le 6 septembre i33i '. Le jeudi 20 février i343, il reconnaît solennellement tenir de son cher et aimé seigneur le duc Raoul « sa maison forte de Lenoncourt, la ville et le ban' ». Ainsi, à une époque très tardive, au xiv* siècle seulement, une famille de Nancy est entrée en possession du village de Lenoncourt et a pris le titre de ce village.
Pourtant, d'assez bonne heure, s'est formée une légende qui a obscurci toute rhistoire des origines de notre ville. L'on a interprété ce titre : de Nanceio porté au xn* siècle par Dreu, au xni* par Thierry, comme s'il signifiait : seigneur propriétaire de Nancy ; et l'on a soutenu qu'au début le co*- (rum de Nancy appartenait exclusivement à leur famille. L'on a inventé ensuite un faux document, affirmant que le ii décembre ii55 Dreu de Nancy aurait cédé la ville de Nancy au duc Mathieu I*% et aurait reçu en échange le château et la châtellenie de Rosières-aux-Salines, de Lenoncourt, du ban Moyen et d'Haussonville ; Dreu aurait stipulé, en outre, que ses descendants garderaient à perpétuité le titre de Nancy. Un tel document ne soutient pas l'examen. L'auteur d'une ancienne généalogie des Lenoncourt prétend que copie de cet acte existe au Trésor des chartes de Lorraine; il en donne même une cote précise '. Pourtant, personne jamais ne l'a retrouvée. La charte est en contradiction avec ce que nous savons de l'histoire de Nancy antérieurement à II 55, avec cette affirmation de Thierry l*"" que Nancy est l'un de ses alleux, que le castrum de Nancy lui appartient. Elle ne s'accorde pas davantage avec d'autres documents qui nous montrent Lenoncourt encore au xm* siècle en possession des ducs de Lorraine*. Il faut entièrement rayer de l'histoire la légende d'un don fait de Nancy au duc de Lorraine par la
I. Gérard paraît dans de nombreuses chartes avec le simple titre de chevalier; ce sont des échanges de terres ou de constitutions de renies à son profit. (Chartes de la famille de Reinach, n<^ i5o, 155, i68, 176, 179, 186, 19a, 206.) Il est mentionné pour la première fois comme seigneur de Lenoncourt au n^ ai3.
a. • Je Gérars de Nancy, chevaliers, sires de Lenoncourt, fais savoir à tous que je cognois et confesse de ma plainne voluntei que je teng de mon très chier et amei signour Raoul, duc de Lohereine et marchis et de ses hoirs dus de Lohereine après lui, mai maison fort de Lenoncourt, la ville et le ban, ligement, devant tous homes aidauble et receptauble à tous ses besoins en bone foy, sens mavais engin et eusi les deveront tenir mes hoirs âpre me qui lai dicte maison, ban et ville tanront de mon dit signour et de ses hoirs dus de Loherenne après luy. » (Gérard de Nancy scelle l'acte de son sceau, son fils Thierry, du sien et l'official de la cour de Toul, du sien. Les trois sceaux sont bien conservés.) « Ce fuit fait l'an de graice notre Signour mil trois cens quarante et doux, le juedi devant la fes e sainct Mathie l'apostre, on mois de février. » A. D., B, 8a i, no 34*
3. Cette ancienne généalogie a été faite en i6i3, comme les manuscrits nous l'indiquent et à l'occasia d'un procès que soutenait cette famille. Le manuscrit original est perdu. Mais M. Lepage en connaissait une très belle copie appartenant au baron Saladin et il en donne de nombreux extraits : Recherches sur t origine et les premiers temps de Nancy (M. S. A. L., i856, pp. i5o et suiv.). Une autre copie, faite en 1780 par Mory d'Elvange, se trouve à la bibliothèque de Nancy, manuscrit n<> loio (ao8). L'auteur avait dépouillé les archives de quelques anciens monastères, ceux de Clairlieu et de Beaupré entre autres ; mais il manque totalement de critique. Il se figure que la collégiale Saint-Georges existait dès le xi« siècle! — Pourtant celte assertion de la généalogie a fait fortune. Elle a été répétée par le chanoine de 1G19, Notice de Lorraine, II, col. 71, et ensuite par Dom Calmet, I, col. iio5 (il donne la date ii55 ou ii53); puis l'assertion a été répétée sans cesse. Un seul auteur semble avoir douté, M. de GmoNcouRT, Nobiliaire de dom Pelletier annoté à la bibliothèque de Nancy, article Lenoncourt,