‹ Histoire de NancyChapitre 84 sur 642 · CoDiple* de i5]i-i5i9, cilïs par Lepioe, N · texte numérisé non relu

CoDiple* de i5]i-i5i9, cilïs par Lepioe, N

Jean de JériuaUm tilaii en Lorraine. Annuaire

r qaelqat) élabliiiemtnU de rordre de Sainl- Meurlhe, 1853, p. i\, n. a.

go HISTOIRE DE NANCY.

viron 200 chevaliers français, tués à la Croix-du-Moutier, entre Ludres et Saint-Nicolas, en se battant contre Albert de Brandebourg, un aventurier qui était venu sous Metz avec Charles-Quint et qui pillait la Lorraine. Parmi eux se trouvait le jeune Charles d'Aumale; il appartenait à la maison de Guise et était fils du duc d'Aumale qui commandait le détachement. Une épitaphe placée à l'extérieur de l'église rappela longtemps son souvenir.

Entre ces morts (icnlis-homes Françoys Dort et repose auprès de ceste pierre Charles d'Aumale. O passant^ qui que soyi, Regarde et pense aux hazards de la guerre ; Au combat vint pour bruit et los acquerre^ Où fort bien feit ; mais tué fust à l'heure. Tant eust de coups 10 I son corps gist en terre, El son esprit au Cye\ prinst sa demeure*.

Toutes les fois que Ton a creusé le sol autour de la chapelle, l'on a trouvé des ossements qui proviennent de ce second cimetière*. Et les vieux Nancéiens se souviennent sans doute encore d'avoir vu près de la tour de grands sarcophages en pierre.

Le nom de Vieil-Aître, en se corrompant, est devenu Vielafjy Virelay, et ce nom, sous cette forme, fut réservé à un canton de terre dans le voisinage de la Commanderie. C'est précisément dans ce canton que Charles le Téméraire, ayant succombé à la bataille de Nancy, devait trouver la mort. Pierre de Blarru, dans sa Nancéide, jouera sur ce mot; il y verra comme un présage funeste : la mort de l'homme : viri letum. « Ce lieu, ditril, le vulgaire l'appelle d'un nom antique Virelay, mais ce nom a-t-il été donné par le destin ou provient-il d'un pur hasard ? Personne ne peut le dire, personne ne le sait. »

antiquo Virilelum nomine dicit

VulguSy ai anfato seu casa emerserit ipsutn Nomen, habet nemo comperlum nemoque notum^.

Le duc Mathieu I*' et sa femme Berthe autorisèrent tous leurs sujets à céder des aumônes à l'ordre de l'Hôpital*. Eux-mêmes donnèrent à la maison de Nancy « un moulin, et beaucoup de prés, et un très grand nombre de terres, et un jardin qu'ils avaient sous les murs de Nancy et en outre les puiiazs 5 ». Tous ces mots appellent un commentaire.

Les prés, les terres, le jardin entouraient la tour et lu chapelle de la Commanderie; ils s'étendaient tout autour de l'étang et sur les deux côtés de la

1. L'épitaphc a disparu sous la RévohiLion. Nous la citons d*aprcs Lionnois, I, 374*

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