FAITS DIVERS DEPUIS 1576 JUSQU^BIT
Les faits qui vont suivre sont souvent sans liaison , anasi les porterons-nous successivement sous leur ordre de date.
En 1578 > la ville possédait trois maisons de Tille: ruse an fay, c'était la plus spacieuse; elle existe et porte le n.* S; ibb seconde , 5 Sainte-Catherine ; et la troisième, ans Changes. La vils les aliéna pour acheter la maison Bizard , on Derral, dana la me de Verdun , qu'elle paya 4,423 écusd'or et 1;3 d'écu , pins nn cens de
cinq sous à la seigneurie des Dervallières , dont elle a relevé jusqa*en 1730. La Tîlle en fit changer les bâtiments pour construire rHôtel-de-Ville. La même année , la commune acheta la charge de ooBnétable de la milice bourgeoise. Les maires Tont possédée depuis soof le titre de colonel. C'est ainsi que la vénalité des places, qni if était qu'un abus révoltant, servit à augmenter les droits de la cité. Blalhenreusement, cette liberté acquise à beaux deniers comptants ne noin est pas restée. Les révolutions de 89 et de 93 ont tout nivelé , et les gouvernements qui se sont succédé depuis , y compris celui do Jaillet 1830 , se sont montrés plus disposés h restreindre qu'à étendre les droits des citoyens.
Lea travaux du pont de Pirmil n'étaient pas encore achevés , cependant la ville songeait à bâtir en pierres toute la ligne depuis la me actuelle de la Poissonnerie jusqu'à l'autre cOté de la Loire. Pierre Heudes , l'ingénieur chargé de la direction de ces travaux , ne reeevait que cinq cents livres par an.
En 1580, le clergé fut exempté du service du guet, excepté dans le cas de péril imminent. L'on s'occapait alors activement de la reconstruction des ponts. Le maire posa la première pierre du pont de la Madeleine. Ailleurs , on battait des pilotis ou estafifes avec des moutona de bronze du poids de sept cents livres ; on employait cette matière de préférence , attendu qu'elle ne coûtait que deux sous la livre.
Ce fat aussi dans cette môme année que l'on trouva dans les douves de Saint-Pierre , l'une des inscriptions qui se voient aujourd'hui à rHOtel-de-Yille , et dont nous avons donné la copie.
Il était d'usage d'ofTrir un déjeûner à la Maison-de-Yîlle à tous les nouveaux Maires , lors de leur installation. Celui qui fut offert à M. de Brenezai coûta 46 sous et demi. Les déjeuners gras servis par le bnvetier les jours de réunion du bureau de ville , ne coûtaient pas alors 20 sons, et le digne abbé Travers n'oublie pas de faire remarquer que de son temps l'on ne déjeûnait pas à si petits frais à la Maison commune. Voici, au surplus, le détail du déjeûner de M. de
Brenezai , il est curieux à connaître.
Prix actoel.
Deux cents d'huîtres 6 sous » den.'*. . 30 sous.
Quatre plats de beurre frais .... 7 » 6 » 40 »
Deux douzaines de fouaces. .... 12 » » » 24 »
A reporter 25 » 6 » 94 »
264 XVI.> 8IÈCLB.
Report 35 sons 6 dea." 94
Trois douzaines d'œufs mollets. . . 9 » » 36
Deux douzaines de harengs blancs . 12 » « 96
46 sons 6 den.". 166 tnk
Le vin n'était point porté en compte. Un semblable défetaerëlril, certes , très-frugal , cependant il coûterait encore anjournai yh de 8 fr. 30 c.
Ce détail nous prouve qu'en 1580, Targent valait eaTirm^nlieHi plus qu*à notre époque.
L'ouverture du Livre doré date aussi de 1580. L*on a|ipelail un registre assez curieux, destiné à satisfaire la Tanité des et des écbevins, dont on y inscrivait les noms en mettant mes eu regard. La décision municipale qui fit créer ee arrêta , en outre , que Ton ferait graver les armes de tooa les depuis Tiustitution de la Mairie, pour les joindre an Livre a brAlé ce curieui monument élevé à leur amonr-proprs bourgeois ennoblis , et c'est Tune des pertes qœ l'on doit le regretter.
Un déjeûner de i581, donné au sieur Gomplade de Lii coûta beaucoup plus que celui de Tannée précédente ; la TiHa rfm fut pas quitte à moins de 17 écus d*or 1/3 et 12 sons 8 dsniaif ce qui faisait environ 52 livres 12 sous 8 deniers , on à pen |rti 210 fr. 50 c. de notre monnaie. A dater de cette année , le hmasdi police se composa du juge prévôt, du maire et des écherias.
L'on supprima Tusage de faire descendre au jonr de la Penisc<li • des voûtes de la cathédrale, un pigeon blanc, de jelor de jaU dans le chœur, des étoupes enflammées, et de tirer dans TéfjSm des coups de fusil , bien que le pigeon rappelât la descente dn Srial- Esprit , et que les étoupes enflammées fussent destinées à ignrer hi langues de feu.
Pour la première fois , cette année , rUnirersité consmtil à se que des hommes mariés occupassent les fonctions de rectear.
On construisait alors des galères et d'autres navires sor le Fai^ au-Vin; mais cet emplacement se trouvant trop resserré , lesdsatiers furent reportés sur Tautre rive , dans TIle-Glorietle, ainn nommée , d'un vieux cbAteau ducal que François II avait donné à Tm de ses officiers, à la charge de lui fournir, tous les ans, nn
XYI.* SIÈCLE. 265
le dasse. La place da Port-au-Vin fut alors grandement accrne da Mé de la rivière , son quai fut refait , et Ton y établit une cale.
Ifooa devons faire remarquer qu'à cette époque , rUniversité avait rfaM^ection des livres de théologie , tandis que les évoques n'appolaiost leur approbation que sur les almanachs , ce qui prouve le grand aédit dont la science jouissait au sein du clergé. Cependant les pBOfcatenr» étaient pauvres, et leurs cours se faisaient sans luxe.
En 1579, les fenêtres du collège Saint-Clément n'avaient que des armansde toile, comme le montre une plainte déposée au bureau itt 11 mairie par le procureur du roi , qui poursuivait le principal et les légents , parce qu'ils exigeaient des élèves une indemnité pour la ckandelle , les bancs et la toile des fenêtres. Le principal repré- MBla que pareille chose avait lieu à Paris , et TalTaire n'eut pas de Nrito.
n j a loin de là , sans doute , aux commodités dont nous entourons injonrdliui les jeunes élèves , et nous devons nous en féliciter ; mais iioaa regrettons, pour la science, ce respect dont elle était entourée; Dette auréole qu'elle possédait autrefois , et que nous n'accordons i^j<NBffd*hui qu'à la richesse.
L^osage du calendrier grégorien , l'autorisation de construire la cale da Bouffay, le rétablissement du Collège Saint - Jean , datent le 1582.
Uannée suivante , la ville étant désolée par la peste , la commuaaaté des bourgeois prescrivit à tous les gens sans aveu de sortir de Nantes dans les vingt-quatre heures , sous peine du fouet. Elle chassa aussi les pauvres de la campagne , dont la misère et la malpn^eté contribuaient à entretenir la contagion. Le règlement da bureau de police prescrivait aux habitants de tenir les rues pit^res vis-à-vis leurs maisons , punissant d'une amende d'un ôca, payable immédiatement au profit du Sanitat, tous ceux qui laisseraient, devant leur domicile, des eaux croupies ou des immondices. Les propriétaires furent avertis de faire réparer leurs latrines , s'ils en avaient ; d'en faire construire , s'ils n'en avaient pas ; défaire nettoyer et dessécher les caves et autres lieux malpropres; de purifier leurs maisons avec de l'encens , ce qni neutralisait l'odeur des germes putrides sans les détruire ; d'allumer trois fois la semaine , dans les carrefours , des feux publics pour lesquels chacun foornirait son fagot de bois sec. Les gouverneurs des pauvres eurent
'J66 XVI.« 8IÈGLB.
mission de faire désinfecter les maisons des pestiférés par des accoutrés de bougran , croisé de deux croix blanehe$ , fusse foutre derrière , et portant chacun une verge bianehe. Cette devait avoir lien de nntt, il était défendu à ceox qui < ciiarf^és de converser avec les autres ; un médecin et on turent nommés pour visiter et secourir les malades. Les attaqués de la maladie épidémique , furent déposés av SaHilat« d Ton décida que tous les malades qui voudraient se biie tnilvl domicile , seraient enfermés sous clef. Dès qae la maladie se i^ clarait quelque part, on devait en prévenir le dixainierda qui faisait son rapport au commissaire ; il était défendu ai lescents de se présenter en public , sous peine de cent écos d*i ou du fouet. Les médecins et chirurgiens, les domestiques du devaient porter gaules blanches et petites sonneiiee au èosti d*fC et de loing semondrer toutes personnes de se retirer soys psiuadii tion corporelle.
Ce règlement mit fin à la contagion; les magistrats et les giens se conduisirent comme le devoir leur en imposait Vi mais les médecins manquèrent à leurs fonctions , et le ue trouva pas un seul docteur pour faire le serrioe au ceux auxquels il s'adressa demandèrent des prix exorbitants. Les registres du temps montrent que Ton avait l^iiabitude, diocèse, de donner à Tenfant que Ton baptisait deux c'était un garçon ; deux marraines, si c'était une fille.
rVous n'avons à signaler , pour la fin de cette année , paiai hi
améliorations matérielles , que la construction d^une cale
Maillard et la réparation de la Halle-an-Blé. Le granit emplojé
ces deux circonstances avait été pris dans la carrière de IDsM.
Un compte de cette année établit le fer oavré à 3 sons h EfR-
Une autre note du temps nous prouve qu'à cette ^loque les
merçants du bord de la Loire et ceux qui faisaient nsagie du
comme moyeu de transport, se réunissaient à Orléans de tempil
autre , pour discuter sur leurs intérêts coromans. Cette û
qui n'avait besoin que d'Ôtre régularisée pour produire les
résultats, s'est malheureusement anéantie, sans qne Ton 7 ail|ni
^arde : quelque jour peut-être des indastriels intelligents
dront à la rétablir.
En 1586 , le prix des grains fut très-élevé. Les foins et les
iqaèrent en même temps que les blés ; et , pour comble de misèn, les f^raindes eaax emportèrent plusieurs arches du pont de Pirmil.
Le collège Saint-Clément, qui se trouvait dans un état prospère, ajouta, cette année, un régent de rhétorique et un régent de ^liloaophie à ceux qu'il possédait déjà.
L*on voyait alors à liantes un homme sans bras , véritable phénontaev qui écrivait, lavait un verre, ôtait son chapeau, jouait aux quilles , aux cartes , aux dés> chargeait et tirait un pistolet, le
iovt avec ses pieds.
Le bureau de ville avait prêté 20 milliers de bronze au chapitre , il OB demanda la restitution en 1587. Le chapitre répondit que le Juroue avait servi à faire une cloche , qu'il était bénit , et ne pouvait plus être rendu. Le présidial trouva cette raison suffisante , et débouta le bureau de ville, qui persistait à réclamer ce qui lui était dû.
L*année suivante , 1588, la ville fit Tacquisition de la bibliothèque 4e l*ardiidiacre de Nantes^ nommé Le Gallo, laquelle avait été légsée à rhospice par ce vénérable prêtre.
L*année 1589 nous rappelle le peu de protection accordée , au XYI.« siècle , à Tindustrie. Jean Ferra , qui avait obtenu Tannée précédente Tautorisation d'établir à Nantes une verrerie , fut expulsé da la ville , sous prétexte qu'il faisait renchérir les combustibles. Plot tard , il obtint par grâce de continuer ; mais on lui imposa la ainf^Uère obligation de ne point acheter de bois. Le verre valait alors 4 sous 6 deniers le pied carré.
En 1592 , le cimetière de la cathédrale occupait la place Saint- Pierre, et n'était entouré que d'une haie.
La construction du couvent des Minimes et le premier établissement des Capucins à liantes, datent de 1593. Cependant , lesrévél'eads pères s'y trouvaient depuis plusieurs années ; car ils firent , en 1591 , une procession qui eut lieu à dix heures du soir, et dans laquelle tous les assistants se trouvaient en chemise (tu aUni) , nupieds et la torche à la main. — Nos chroniques ne nous disent point que les femmes et les filles se soient dispensées d'assister à cette scandaleuse cérémonie.
Vers le même temps , le bureau de ville eut à délibérer sur le refus du chirurgien du Sanitat de continuer son service au prix de 60 livres par an. Il fut décidé , en présence de plusieurs médecins
«Mi. Le piéton à table d'hOte payait 30 soas par jour dans les meilleun hôtels: 13 sons pour la dînée, 17 pour la soupée et la couchée.
Gei faits sont intéressants et s'appuient les uns les autres ; d'une party les ouvriers étaient payés un peu pins cher qu'aujourd'hui; de rantrey le séjour dans les hôtelleries était aussi proportionnellement plot coûteux, surtout lorsque l'on tenait à être bien servi.
Hoos Toyons encore, dans cette police, que les bouchers et boulangien devaient être approvisionnés pour trois mois. Ces derniers deralent toujours avoir en grenier au moins 30 setiers de farine firoment et seigle. Moins sages que nos pères, nous avons conservé le privilège de la boulangerie qui se trouve monopolisée par quelques iodostriels , et nous avons laissé tomber en désuétude Tapprovision- ■ement , qui était la chose la plus importante. — Les bouchers étaient tenus de ne vendre que de bonne viande sous peine du fouette pour la première fois , et pour la seconde d'être pendus , étranglez. Des peines très*sévères menaçaient aussi , à cette époque, tous les boulangers qui se seraient permis soit de vendre à faux poids, soit de livrer de maurais pi^jn. C'est ainsi que le moyen-âge, qui avait le tort immense de diTÎser la population par castes et par catégories, savait du moins assurer au peuple le peu de bien-être matériel auquel il pouvait prétendre. Nous aurons aussi occasion de remarquer que , dans les grandes solennités, le peuple pouvait, comme les autres classes, prendre sa part de soleil et de vanité eu jouant son rôle dans les cérémonies publiques, ce qui était un allégement à sa misère; riiomme ayant besoin pour vivre de quelque autre chose encore que du pain qui peut alimenter son corps.
Tous les objets susceptibles d'être taxés furent soumis au maximum dans l'ordonnance de 1594; ainsi, les souliers de maroquin de Flandre on d'Espagne à deux semelles, de 9> 10, 11 et 12 points, ne deTaient pas se vendre plus de 32 sous ; les souliers à trois semelles elles souliers liégés étaient taxés à 40 sous; la paire de mules et la paire d'escarpins se vendaient 48 sous ; les souliers de veau à deux semelles n'allaient qu'à 24 sous; les bottes de vache grasse de deux pieds et demi de hauteur, et 5 trois semelles, étaient tarifées à deux écos. L'ordonnance enjoignait aux cordonniers de faire chaussure de coîr loyal , marchand , bien accoustré et couroyé.
Comparant ces prix aux prix actuels, nous remarquerons que la chaussure élégante était proportionnellement bien plus chère que
•270 XVI.* SIÈGLB.
Tautre , qui valait à pea près le môme prii qa^anjoard*kBiy es compte toatefois de la décroissance de la yaleor de Targest.
Peu après la publication de ce règlement, la Mairie ae le compléter. Elle renouvela , dans cette cirGonstaDce,r4 do 1581 qui défendait aux artisans de boire dea riDaétraafHatfli man^'cr du gibier; prohibition humiliante et Toxatoiie, fri wféiÊ propre qu'à exciter des haines violentes entre lea dliabitaiits de la ville de IVantes.
En 1595 , le fou prit au clocher de la cathédrale , q«*il partie.
Le puits de la rue de la Poulaillerie fut adjugé et ronstruction devait coûter 45 écus.
Celui do la place Saint-Pierre fut nettoyé. Son eaa était ai l>ucque le nettoyage n'eut lieu que la nuit, dana la fecter les rues par lesquelles Tean devait s'écouler ; lea ces rues étaient prévenus de tenir des cuves d'eaa deraat tes et d'en verser dans le ruisseau pour favoriaer 1* eaux du puits.
Cette anuée fut extrêmement malheureuse soiia toua les des inondations et des froids rigoureux ajoutèrent encore sères causées par la guerre civile.
Les maçons et manœuvres taxés Tannée précédente « une requête qui fut écoutée. Le bureau de ville angnaenln nées de 2 sous depuis la mi-avril jusqu'à la mi-octobre. La Ire ne donnait alors à son maître de psallette que 30 lirrea de environ 120 francs par an ; mais sans doute le caaœl dorait compensation. Le moulin de sa juridiction , sitaé prta de Clément, était loué 12 li>Tes , et l'entretien de la conr* vaste église lui coûtait par abonnement 10 livres par a
Une vieille coutume des siècles précédents s'était les serments ; un arrêt du parlement du 28 juillet 1595 paeacrit ft un citoyen de prêter serment sur la Sainte Euchariatie , e^aaia * cet effet sur le grand autel de la cathédrale.
Les maisons étaient presque toutes en boîa et aéparéea
terrasses, aussi les incendies étaient-ils fréquenta et
ville acheta, pour les mieux combattre, des seaux de cnir »
chetset G harpons en fer, qu'elle fit marquer à ses annea.
L'année suivante , les pluies furent très-*abondantea et de
goe durée. Les moissons en souffrirent ; la misère et les maladies qu'elle engendra vinrent augmenter les souffrances du peuple. r L*élirgissement du quai de la Poterne et rachèvement du Port- Malllurd datent de cette époque.
< Bai597, la cherté des blés fut très-grande, le froment yalut jus- ^*è 22 livres le setier , ce qui ferait aujourd'hui de 88 à 110 livres Heii de 30 francs , qui est notre prix moyen. Six à sept mille paurecevaient des aumônes en dehors de la ville , qui n*avait guère ftai de 40 à 50 mille habitants, et beaucoup d'autres, à Tintérieur , étaient occupés à des travaux de terrassement. Bientôt le Sanitat s^ewt plus de lits vides , et les médecins reçurent ordre de se réunir pour aviser aux moyens de diminuer la contagion. — Chasser sur le diamp les vagabonds , changer et brûler la vieille paille des lits ^rhôpital, tenir les rues propres^ faire des feux dans la ville, défendre d'exposer en vente du pain chaud et des fruits verts , prohiker la drculation des porcs > voilà les mesures qu'ils proposèrent: la TiUe les adopta sur le champ ; mais que pouvaient d'aussi misérables palliatifs contre un mal dont on n'attaquait pas la source et tpà tenait évidemment, comme les maux qui affligent encore de nos jours les classes inférieures, à la mauvaise organisation sociale?
An mois de mai , le chapitre , qui avait surtout à cœur le triOmpbe de la Sainte-Union , décida de faire des processions semblables à oelles de Paris , où Ton voyait à 10 heures du soir les femmes , les jeanes filles , leurs servantes et des jeunes f,ens courir en chemise d'église en église à la lueur de torches , à la suite de prêtres et de moines pareillement en chemise. Cette indécente cérémonie eut liea , dit Tabbé Travers , les 10 , 11 et 12 octobre. Tous ceux qui en faisaient partie avaient les pieds nus , un crucifix dans une main , une torche allumée dans l'autre ; ils marchaient ainsi chantant les sept psaumes de la pénitence , et formant une procession bien en dehors de nos mœurs, de nos croyances et de nos habitudes du XIX.* siècle.
Le 31 décembre 1598 , Nantes et une partie du comté furent ravagés par un ouragan qui aplanit les marais salants de Gnerande , de Bourgneuf , et renversa grand nombre d'édifices et de clochers. Le prêt usuraire était alors usuel , et le clergé lui-même ne faisait aucun scrupule de prêter à gros intérêts: il est juste, en effet, de louer ses capitaux d'après les risques qu'ils peuvent courir.
1172 XVI.« SIÈGLB.
Quelques-unes des troupes du duc de Mercœar se trooTa»! dans les environs de Nantes qn^elies rançonnaient à imaéSum. b ville , voulant se rendre favorable le baron Salignac, qai leaci» mandait , lui envoya à Gonëron trois douxainea de bonteilleada la vin d*Orléans , six jambons et dent donxaineade langneade avec prière de Taire observer plus de discipline à aea aoldata.
Travers rapporte qu'à cette époque la rille arait une p^fkarii le pont d'Erdre et les moulins des Halles. Le même antaor Hl que Ton projeta , la même année, d*établir k la chanaaée é^li un pont et une écluse, dont on s'occape enfin maintenant.
Ce fut , dans cette même année , que Philippe-dn-Bec et aoa auquel il voulait concéder son évêché, traitèrent arec Hour(;ncur, évoque de Saint- Malo. Philîppe-dn-Bec , était dif:;ne d'un meilleur temps; rempli d'éradition , lin( tin^ué , bon , bienfaisant , prêt h rendre serrlce , il oubliait lenient les injures , comme il Ta prouvé plusieurs fois dans te à Téf^ard du chapitre, qui lai avait manqué al ini diverses circonstances. On ne lui donnera Jamais , ajoate Tt l'Histoire des Evoques de IVantes , tous les éloges qa*il avoir exposé son repos , ses biens, sa vie même, plutôt qae éb\ quer à ses serments. Cependant, à la page suivante , TraTen Vi rudement pour son traité simoniaque avec Gharles-de-BooryaaÉL
L'occupation du siège épiscopal de Nantes, par CI f;ueuf et les contestations entre la ville et Henri lY , aoBt faits les plus importants de la dernière année da XYI.*
Le chapitre , qui se trouvait en puissance , fit payer la au nouvel évé([ue , il lui fallut donner :
Pour sa réception , 100 livres de monnaie de Bretagne, livres tournois.
Pour la mitre et le bâton , 40 écus d'or.
A la fabrique, !20 livres de monnaie.
Aux chantres , 8 livres de monnaie.
Aux enfants de chœur, 10 livres.
Au secrétaire des distributions du chœnr et dn pain da 1 livre.
Au secrétaire du chapitre , 2 écus d'or.
Aux bedeaux , 2 écus d'or.
Aux musiciens , 2 écus d'or.
An sacriste , 2 écus d'or.
Aax chanoines alors dans la yîlle, 8 pots de yin, moitié d'Orléins , moitié d*Anjoa.
• Le chapitre , dit Fabbé Travers , appelait ces exactions , les meaoes redevances de la réception do révéqae^ elles s'élevaient alors , le Tin non compris , à 101 écus d'or.
A son arrivée , Gharles-de-Bourgneaf visita le chapitre , dont tons les membres reçurent soit des avis, soit des réprimandes ; il défendit anx chanoines logés de louer leurs maisons aux laïques , sans en srtoir prévenu le chapitre.
Lors de son passage à Nantes , le roi avait décidé qu'il lui serait pfésenté une liste triple des candidats aux places de maire et d'écherins. Pendant que Ton s'occupait de la former , il écrivit aux lialntants pour leur ordonner d'y inscrire Gabriel Hux de la Bonchetierre , trésorier des Etats de Bretagne , qui avait été emprisonné treize mois par ordre de la duchesse de Mercœur, -comme attaché à la cause royale. Henri IV fut obéi, mais son recommandé n'eut pas une seule voix. La ville lui envoya une dépolation pour lui faire connaître le résultat des élections , et pour loi faire d'humbles représentations sur l'atteinte portée à ses pririiéges; Henri IV, beaucoup plus préoccupé de ses intérêts que de ceux ûes habitants de Nantes , oublia , chose malheureusement si commune en pareil cas , et les droits des habitants de Nantes et la parole royale qu'il leur avait donnée de les maintenir. Une lettre nonvelle signifia de sa part au bureau de la communauté des bourgeois , d'élire le sieur Hux , et quelques jours après il le nomma maire , sans attendre le résultat des élections. Les Nantais furent indignés, et à bon droit. Cependant Henri IV aimait réellement le peuple , mais il est si facile à un prince qui peut exécuter toutes ses volontés, de faire des fautes et de mériter souvent un blâme sévère!...
Dans le même mois , Henri IV ordonna que les maires et échevins sortants , resteraient en place jusqu'à Tinstallation de leurs successeurs. Il refusa à la ville l'autorisation de cesser les travaux du Harchix , et lui permit de détruire les barrages de la Madeleine , de Yertais et de Pirrail qui , forçant les eaux à s'épancher du côté de Nantes , nuisaient à la solidité des ponts , et rendaient les inondations plus fréquentes et plus considérables.
374 XYl.* SIÈCLE.
Avant de passer oulrcnous devons analjserlc» IroTantrlUdircction do XVI.' siècle, comme doui l'iTtuia fait pour le X^ >. ^mm serons pins brefs , parce qu'il j a moina à dirt- , ell<«mt que Inptat belles œuvres d'art de celte époque appartîennenl aa roniiB ilu sibcle, ce qui les rapproche des œaTreidB \V.<
KORVHEHTS DU XTI.* BlfccLB.
Le Tombeau des Carmes n'est point la aeule a-ntre i du XVI.' siècle que Kantes ait conserrée, la villu po»fcderi l'ancien évâclié, aujourd'hoi laPsalletle, rUlel <lc» SwondB^ Viucent-de-Paule , le Château , dont qnelqae* porlion» bifcat fl truites on restaurées par le duc de Merccenr: les roîuitt delkÉ légiale , l'église des Minimes el quelqiiei autres diJiirii ] importants.
La Psallette se trouve au fond de la coDr Saint son aspect tout pittoresque âlonne el surprend a^r^W yeux ; la porte d'entrée n'est pas sans mérite ; une | funilles do vignes dessine les contours de son ogive , laquelle se trouvaient deux ëcussons aux armes de Tr^BM i Bretagne, dont on voit encore les restes mutilé». Li< st,« le dr otlUi pafi^ appartient évidemment à la fin da XV.' siëcli; on a du XVI'. Dans le même massif de maçonnerie, i attf »tci t élévation , l'on voit d'autres ornements scnlplt-s aussi an cieu<.-e; ii droite, une jiortedans le style de la rKuaissauru, txawvatt» d'une fenêtre, au-dcssusde laquelle on remarqua l'ogiiu nanilMij ait . uu si l'on veut â feuilles de cliicorëo, de la ralbvïdrale de i Pierre et des autres monuments qui appartienueul, suit i la XV.', soit au commenccmout du XVI. < siècle.
A l'intérieur se tronve un escalier de pierres, doBi 1 uiarcbes sont d'un seul bloc de granit. C'est nue hélice fe peoletf lu plus remarquable on son geure parmi loiilcs cvIIdi (|ih! 1 possède. L'on y remarque, on outre, une clicminév trts-cli'patr, uruâc de sculptures , qui doit être aussi ancienne i|ne ta faf»ile:o cheminée est couverte d'bermioes; an milita ilu tnanteutu une niclic , dans le goùl du XV.' siècle. Tml le reste e&l i style de la renaissance.
270 Xyi.« SIÈCLE.
Tautre , qni yalait à pea près le même prix qu^aajonrd^hiiiy on compte toutefois de la décroissance de la valeur de TargeBl.
Peu après la publication de ce règlement, la Mai] le compléter. Elle renouvela , dans cette circoustinoe, T de i5Ki qui défendait aux artisans de boire des Tint étffiBgWi itfc manger du gibier ; prohibition humiliante et vezatoire , qal wtéâk propre qu'à exciter des haines violentes entre les din d'habitants de la ville de liantes.
En 1595 , le feu prit au clocher de la cathédrale , qa*îl partie.
Le puits de la rue de la Poulaillerie fat adjugé et f construction devait coûter 45 écus.
Celui de la place Saint-Pierre fut nettoyé. Son eaa était ai pue que le nettoyage n'eut lieu que la naît, dana la feclcr les rues par lesquelles Tean devait s'écouler; les hakîlaAbéi ces rues étaient prévenus de tenir des cuves d^eaa deTaal les et d'en verser dans le ruisseau pour favoriser 1* ('aux du puits.
Cette année fut extrêmement malheorense sons tons les des inondations et des froids rigoureux ajoutèrent sères causées par la guerre civile.
Les maçons et manœuvres taxés l'année précédente , une requête qui fut écoutée. Le bureau de ville aagmenta lea j nées de 2 sous depuis la mi-avril jusqu'à la mi-octobre. La tre ne donnait alors à son maître de psallette que 30 livras 4s environ 120 francs par an ; mais sans doute le caaœl devait compensation. Le moulin de sa juridiction , ûtné près 4e StÊÊÊr Clément, était loué 12 livres , et l'entretien de la oonTevtnva daa vaste église lui coûtait par abonnement 10 livres par an.
Une vieille coutume des siècles précédents s'était conaenés |lBr les serments; un arrêt du parlement du 28 juillet 1595 fteacrità un citoyen de prêter serment sur la Sainte Eacharistie « eiipssia à rct eiïet sur le grand autel de la cathédrale.
Les maisons étaient presque toutes en bois et séparées terrasses , aussi les incendies étaient-ils fréquenta et ville acheta, pour les mieux combattre , des seaux de cnir, 13 chetset 6 harpons en fer, qu'elle fit marquera ses armes. L'année suivante , les pluies furent très-abondantes et de
gœ durée. Les moissons en souffrirent; la misère et les maladies qo*elle engendra vinrent augmenter les souffrances du peuple.
L'élargissement du quai de la Poterne et rachèvement du Port- Maillard datent de cette époque.
En 1597, la cherté des blés fut très-grande, le froment yalut jus- <[a*k 22 livres le setier , ce qui ferait aujourd'hui de 88 à 110 livres an lien de 30 francs , qui est notre prix moyen. Six à sept mille pan- Très recevaient des aumônes en dehors de la ville , qui n*avait guère flot de 40 à 50 mille habitants, et beaucoup d'autres, à Imtérieur, étaient occupés à des travaux de terrassement. Bientôt le Sanitat B*ent plus de lits vides , et les médecins reçurent ordre de se réunir ponr aviser aux moyens de diminuer la contagion. — Chasser sur le champ les vagabonds , changer et brûler la vieille paille des lits deFhôpital , tenir les rues propres^ faire des feux dans la ville, dé- Cmdre d*exposer en vente du pain chaud et des fruits verts , prohiber la circulation des porcs > voilà les mesures qu'ils proposèrent: la Tille les adopta sur le champ ; mais que pouvaient d'aussi misérables palliatifs contre un mal dont on n'attaquait pas la source et ^pn tenait évidemment, comme les maux qui affligent encore de nos jours les classes inférieures, à la mauvaise organisation sociale?
An mois de mai , le chapitre , qui avait surtout à cœur le triomphe de la Sainte-Union , décida de faire des processions semblables à celles de Paris , où Ton voyait à 10 heures du soir les femmes , les jeanes filles , leurs servantes et des jeunes f,ens courir en chemise d'église en église à la lueur de torches , à la suite de prêtres et de moines pareillement en chemise. Celte indécente cérémonie eut lien» dit l'abbé Travers, les 10 , 11 et 12 octobre. Tous ceux qui en faisaient partie avaient les pieds nus, un crucifix dans une main, une torche allumée dans l'autre ; ils marchaient ainsi chantant les sept psaumes de la pénitence ^ et formant une procession bien en dehors de nos mœurs, de nos croyances et de nos habitudes du XIX.' siècle.
Le 31 décembre 1598 , Nantes et une partie du comté furent ravagés par un ouragan qui aplanit les marais salants de Guerandc , de Bourgneuf , et renversa grand nombre d'édifices et de clochers. Le prêt usurairo était alors usuel , et le clergé lui-même ne faisait aucun scrupule de prêter à gros intérêts: il est juste, en effet, de louer ses capitaux d'après les risques qu'ils peuvent courir.
t!72 XVI.« SIÈGLB.
Quclqaes-uncs des troupes da duc de Meroœar se trooraîoit dans les environs de IVantes qu'elles rançonnaient à ville , voulant se rendre favorable le baron Salîgnac, qni Ini mandait , lui envoya à Gouëron trois donsaines de bonteillea da vin d'Orléans, six jambons et deux douKaines de langnea de nver prière de faire observer plus de discipline à ses soldats.
Travers rapporte qu'à cette époque la TÎlle arait ane p^lclwi le pont d'Erdre et les moulins des Halles. Le même anteor dit ([ue Ton projeta , la même année , d'établir k la chaussée de ¥( un pont et une écluse, dont on s'occupe enfin maintenant.
Ce fut, dans cette même année, que Philippe-dn-Bec et auquel il voulait concéder son évéché, traitèrent arec Bour^^ncuf , évoque de Saint- Malo. Philippe-dn-Bec , dit était dif:;ne d'un meilleur temps; rempli d'émdition , iingnlBla tingué , bon , bienfaisant , prêt à rendre serrice , il oobliait lement les injures , comme il Ta prouvé plusieurs fois dans te à l'é^'ard du chapitre, qui lui avait manqué si indigneBsnt diverses circonstances. On ne lui donnera jamais , ajoute Ta niistoircdes Evoques de IVanles , tous les éloges qu'il avoir exposé son repos , ses biens , sa vie même, plntAt que de quer ù ses serments. Cependant, à la page suivante » Traven Fi rudement pour son traité simoniaque avec Gharles-de-BonrsMÉL
L^occupation du siège épiscopal de IS'antes, par Charles4e-ln ^ueuf et les contestations entre la ville et Henri lY , août les faits les plus importants de la dernière année du XYI.<
Le chapitre, ([ui se trouvait en puissance, fit payer la au nouvel évêque , il lui fallut donner :
Pour sa réception , 100 livres de monnaie de Bretagne, livres tournois.
Pour la mitre et le bâton , 40 écus d'or.
A la fabrique, 20 livres de monnaie.
Aux chantres , 8 livres de monnaie.
Aux enfants de chœur, 10 livres.
Au secrétaire des distributions du chœur et dn pain du 1 livre.
Au secrétaire du chapitre , 2 écus d'or.
Aux bedeaux , 2 écus d'or.
Aux musiciens , 2 écus d'or.
An sacriste , 2 écus d'or.
Aux chaDoines alors dans la ville, 8 pots de yin, moitié d'Orléans , moitié d'Anjou.
• Le chapitre , dit Tabbé Travers , appelait ces exactions , les menues redevances de la réception do Févéque^ elles s'élevaient alors , le vin non compris , à 101 écus d'or.
A son arrivée , Gharles-de-Bourgneuf visita le chapitre , dont tons les membres reçurent soit des avis, soit des réprimandes ; il défendit anx chanoines logés de louer leurs maisons aux laïques , sans en ctoir prévenu le chapitre.
Lors de son passage à Nantes , le roi avait décidé qu'il lui serait présenté une liste triple des candidats aux places de maire et d'édMTins. Pendant que l'on s'occupait de la former , il écrivit aux lialritants pour leur ordonner d'y inscrire Gabriel Hux de la Boochetierre , trésorier des Etats de Bretagne , qui avait été emprisonné treize mois par ordre de la duchesse de Mercœur , •dmime attaché à la cause royale. Henri tV fut obéi, mais son recommandé n'eut pas une seule voix. La ville lui envoya une dépolation pour lui faire connaître le résultat des élections , et pour loi faire d'humbles représentations sur l'atteinte portée à ses pririléges; Henri IV, beaucoup plus préoccupé de ses intérêts que de ceux ûes habitants de Nantes , oublia , chose malheureusement si commune en pareil cas , et les droits des habitants de Nantes et la parole royale qu'il leur avait donnée de les maintenir. Une lettre noavelle signifia de sa part au bureau de la communauté des bourgeois , d'élire le sieur Hux , et quelques jours après il le nomma maire , sans attendre le résultat des élections. Les Nantais furent indignés, et à bon droit. Cependant Henri IV aimait réellement le penple , mais il est si facile à un prince qui peut exécuter toutes ses volontés , de faire des fautes et de mériter souvent un blâme sévère I...
Dans le môme mois , Henri IV ordonna que les maires et éche- TÎns sortants , resteraient en place jusqu'à l'installation de leurs successeurs. Il refusa à la ville l'autorisation de cesser les travaux du Marchix , et lui permit de détruire les barrages de la Madeleine , de Yertais et de Pirmil qui , forçant les eaux à s'épancher du côté de Nantes , nuisaient à la solidité des ponts , et rendaient les inondations plus fréquentes et plus considérables.
nf
Xn.» BIÈGLK.
Avanidc passer outre, nous ilcroni inaljsvrlm Iraramath^t rttcliun ilu XVI.' siËcle, comme nouBl'iTOiu fait ptiur le W: .^ia scrous plus brers , parce qu'il j a isoIds 1 din? , cl parn: <{ae tn |l belles a-uvrcs d'art de cette époque appartienne ni au c du siftcle, ce qui les rapproche des ccuTreadn \V.<
KOniiHEHTS Dtl XVI.' llkcLB.
Le Tombeau des Carmes n'est point la aMilu c du XVI. ■^ siècle que IN'anlos ait conserrée, li rille | l'ancieu évâclié , aaJuurd'tiniUPsalleUe, ThAlel iImS Viuconl-de-I'aule , la Chitoau , dont quelque* purtiua» fi Imites ou reslauréos par le duc de Mercœar; Itis niiD« i légiale , l'église des Minimes et qudqoei antres déMfr j importants.
La Psallctle se trouve au fond de la cour Suint son aspect tout pittoresque élonae et supientl a^ti yeux ; la porte d'entrée n'est pas sans méirile ; untr | feuilles de vigues dessine les conlonrs de aou «i^ivii. aulaquclle so trouvaient deux écussons aux arDi«s i Brelague, dunl ou voit encore les restci mutilé.. Lo ny appartient évidemment à la fin du XV.' si6ck> o du XVI'. Dans le même massif de maçonnerie, a onv j élévation , l'on voit d'autres ornements icql|iiés auMt i cieucc; à droite, une porte dans le style de la ntnai^sauce, f d'une fenéln; , au-dessusde laquelle on remarque ro(;i*o (1 ou si l'ou veut à feuilles de cliicoréu, de la cathédrale i Pierre et des autres monuments qui appartieuacot , suit A | \V.', suit au commencement da XVL'iiÈcle.
A l'intérieur se trouve un escalier de pît-rri-H, dont I iitaix'bes sont d'un seul LIoc de granit. C'est udi- liélice A p b plus remarquablu en son genre jianni touiL-> f-eltc» t possède. L'on y remarque, en oatre, une clu'iuin^ i uTuéa de sculptures , qui doit être aussi ancienue >iu(i la f clieminéo est couverte d'hermines; an milieu du tnanteMta uuc uiclie , dans le goOt du XV.< siècle. Tout le iv»tu ni j stj'le de la renaissance.
[Ifous avons cm deroir donner deux dessins de cette construction , l'un représente la façade avec sa petite tonrellc , sa maison )oîs superposée à la construction do pierre, et la rerdnre qni masqnc ; SCS fenêtres et s'élève ensnito presque jnsqo'an premipr B -, l'aulri! dessin représente Tescalier du même édifice. M. Hawke d.le lieu ob il s'élargit pour fournir à l'entrée des chambres ; ■arque deux niches, dont l'une est beaucoup plus grande que Sj Bt un ornement en feuilles de chou, placé dans l'angle des u lies uicties sont surmontées d'un dais de trës-bon st^le.
HAtSOIl DS3 SCBDBS DE SAlITT-l
I ocrapé aujourd'hui par les Sœurs de Saint-Tincent-de-
j^sat plusrécent qne la Psallette ; il rappelle cependant nn édifice
ï fin du Xf .' siËclc , qne l'on voit en Angleterre ; c'est la vieille
^lle (k> Tiiglise dn Christ h Oxford. La cour de cet bûtel étant
•éfroile , l'artiste n'a pn se placer pour le dessiner dans le lien
^m convenable. Sa porte principale est surmontée d'une ogive
niai et II crochets flamboyants imitant les feuilles de chou et de
sortie ; ses fenâtres, qui sont toutes d'un dessin différent , font
llier par leur gr9ce leur défaut de symétrie. Des sculptures bizarres
['grotesques les décorent ; nous avons cru qu'elles méritaient nne
jncbv il part, et M. Hawke les ayant reproduites avec une grande
Ulilé, tout commentaire fi leur égard nous semble superflu. Les
inmes préoccupés des symboles , pourraient seuls en chercher dans
% dessins, i]ai sont plus étranges que corrects. Flous eussions désiré
i Iruisitme gravure servit à montrer le pignon de 'cet hAtel,
^t-k-dire la partie qui donne sur la rue, et nous regrettons de
:s être trouvés bornés par le nombre dans le choix de nos dessins.
e GhAtcau , dans tonte sa partie, qui date dn XTI.< siècle , porte
^Texlérieur la double croiit de Lorraine, et rappelle le duc de
I Blercitur. iNocis avons placé au-dessous de la vue de la chapelle
on autre dessin qui représente un bastion construit tout entier
|iendint les [guerres do la ligue ; c'est la partie la pins pittoresque
|di|U plus îuléressantede cette époque.
276 XVI.« SlACLB.
COLLÉGIALE
IN'os Annales rapportent qu^en 1506 , à Tépoque oft h leur Golumb se trouvait à IVantes , Ton travaillait à la CoH^ Taile du cliœnr qui était du côté de Tépitre ; Tanin aib ly bâtie sous le duc François II, pour accomplir la ToloDté lall qui en avait eu le dessein. IVos Annales disent ansii qoeload de cette église étaient du même temps, excepté celki la Thomas et Saint - Philippe , qui dataient de 1514 et ISIf sommes donc portés à croire que celle dont noos itom | dessin au-dessus de Téglise des Gordeliers, appartiaatkl h laquelle Golumb se trouvait à IN'antes. — Celte chapellef style de la renaissance , est d'une ornementation liè»-iM» élégante. Les arabesques qui la décorent întérienrement , i de fixer Tattention ; cependant le portail d^entrée, qnoiqe et ron^'é par le temps , nous a paru plus remarquable. Roi cru convenable d*ajouler à la vue générale de cette chapel autre planche contenant six dessins, dont trois pris à TinU trois ù Tcxtérieur; celui qui forme un carré long et dam k voit deux Zéphyrs , le petit médaillon et le chapiteau snn uue colonne cannelée en spirale sur laquelle on voit des < sont choisis à Tintérieur comme ce qu'il y a de mieux. L autres appartiennent à la partie extérieure de la chapelle. piteau sur lequel on voit au milieu un bonhomme coiffé d*nn I et des deux côtés, deux femmes nues, caressant des oisea trouve au-dessus de l'échoppe d'an cordonnier , et ne pe bien vu qu'à l'aide d'une lorgnette ou d'une longue-Tne. I besques de Textérieur de la porte , sont dignes de GoIubI elles rappellent la manière ; elles peuvent être comparées k y a de mieux eu ce genre dans le tombeau des Cannes. ' plus gracieux , par exemple , que les deux têtes de colom s'allongent pour becqueter dans une corbeille!