‹ Histoire de Nantes (volume 2)Chapitre 50 sur 64 · N^ O OD · texte numérisé non relu

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Il est important de faire observer , poar Tintalligeiioe de ca II» bleaa : i.° qae la place de Nantes est en grand renoin de pi«dMBe« et qae , par suite , la Société dont nous pnbliona lea opénHaes a beaucoup assuré pour Rouen, le Havre et Rordeanx ; 3.* (|aelea assurances faites pour les risques de la rivière de Loire aost réeitol celles de mer ; S.» que la Société n'ayant été aatorieée qae •■■ S ans, les années 1822 et 1827 sont chargées d^im report» ce

grossit les chiffres; 4,^ qa'en 1830 les chiffres sont beaucoup trop faibles proportionnellement aux affaires qai se sont faites , ce qaMl faut attribuer à la grande quantité d'assurances portées sur la place de Londres. L'on sait en effet qu'il existe en Angleterre une loi qui dégage les assureurs , en cas de guerre , des assurances pour risques de guerre , contractées envers les étrangers ; mais Ton sait aussi que Ton a trouvé moyen d'éluder cette loi , soit par un contrat d'honneur de la part de l'assureur , qui s'engage à renoncer au bénéfice de la loi , soit par l'entremise d'un tiers , qui se charge de l'affaire et cautionne l'assureur envers le négociant étranger , dans le cas de manque de parole; tant il est vrai que la paix est, aujourd'hui , le premier besoin des peuples , et qu'ils ne peuvent plus renoncer aux transactions dont elle est la source. Enfin , il faut observer encore que les chififres ci-dessus ne représentent que le 10.« des assurances faites chaque année dans notre ville.

Le mouvement du port et l'état des denrées consommées annuellement sont encore deux éléments qui permettent de juger la situation du commerce de 1815 à 1830.

La moyenne des années 1825, 1826, 1827, 1828, 1829 et 1830,

nous donne les chififres suivants pour ce qu'on appelle le long-cours et

le grand cabotage , et pour l'importation et l'exportation par narires

étrangers.

Exportations par navires français,

Nombre Tonnage Tonnage effectif. Nombre des

des bÂtiments. des navires. hommes d^éqnipages.

Par navires étrangers.

Importations par navires nationaux.

Par navires étrangers.

Les années 1828 et 1829 nous donnent pour moyenne

du petit cabotage :

Navires sortis.

Navires entrés.

568 X1X.« 81ÈGU.

Le nombre des bàtîmenU de toute nature , qai entnat ment dans le port et qaî en sortent , s*élèTe k près de 8,000 « Ai nous devons conclure qu'outre les 4,755 nafires ci-dessas, S,ill bateaux , allèges , etc. » contribuent encore k la monTanœ dee dans notre cité.

En rapprochant ce tableau de ceui que noas «tods déjà pour des époques antérieures, nous tronvons qne le cooiMem di notre ville a beaucoup déchu de son ancienne prospérité trns b rapport des relations extérieures , et qn*il n*ett pas pins oonsiétakb qu'en 1700; quant au petit cabotage , nous sommes porlé k crofro jamais il n'a été plus florissant que pendant la seconde Reslsnnli

La consommation comparée des années comprises entre IMi 1830 n'offre pas de grandes variations dans les denrées de nécessité , si l'on en excepte le vin , les fourrages et les ■ de construction , qui nous donnent le résultai snirnnt :

1817. ion.

Vins en cercle. . . . 31^696 hec. 87,001

Vins en bouteilles. . . 142 bec 333

Foin 3,993,130 Ui. 6430,7it UL

Paille 331,070 kil. 617,4M fel.

Avoine 8,386 hec. 68.4SI

Chaux 13,937 hec. 48,191

Plâtre 500,461 kil. 1,168,335 UL

Ardoises, carreaux, tuiles. 3,635,383 kll. 5,447,590 UL

Tuffeaux 124,740 kil. 687,405 UL

INous trouvons aux registres de l'octroi qu'en 1817 , année nH^ysHib pour la consommation des autres denrées » il fnt taé à Fiantes V% bœufs et vaclies , 20,597 veaux , 24,278 moutons , 7,073 poics , IJM porcs de lait , et que notre ville reçut en outre 38,948 kil. de viali dépecée^ 23K,9i6 do poissons salés, 2,709 barils de liaiencs srih, et 126,733 de fromages étrangers.

Parmi les comestibles, nous trouvons encore 477 liect. tkâk 1 ,771 de bière , 908 de vinaigre , 4,394 de chltaignes.

Au chapitre des combustibles figurent 139,994 kil. de snif , llgSil de chandelles , 436 de bougies , 5>440 de cire, 756 hectolilns commune , 30,039 stères de bois de corde j 1,808 de bois i 5,498 charretées de racines, 672,250 coUeretM^ 485,565 facsiB il boulangers , 1,015,465 fagots cureis , 1,167,038 à nn 52,366 hoct. de charbon de lN)is , et 93,793 de bcNrille.

Le tableau suivant , quoique n'ayant pas un rapport aussi direct que ceux qui précèdent avec la marche des affaires , est cependant de nature à mettre en évidence la prospérité commerciale née en France des quinze années de paix de la Restauration.

Nous avons déjà fourni pour Tan XI , les chiffres des diverses professions dans le département, en signalant ce fait> qae c'est par de semblables études , mais plus générales et plus complètes , qa'il sera possible un jour de se rendre un compte exact de la division du travail et de la distribution des produits. On ne verra donc pas sans intérêt ceux-ci qui placent sur deux lignes parallèles lesannées 1815 et 1830.

Années.

PROFESSIONS

Avocats stagiaires,

Id, admis an stage,

Imprimeurs ,

Id. lithographes ,

Libraires ,

Journaux , recueils périodiques ,

Docteurs-Médecins ,

Officiers de santé ,

Chirurgiens-dentistes ,

Sages- femmes,

Pharmaciens ,

Ecoles secondaires ,

Pensionnats de demoiselles ,

Professeurs particuliers de mathématiques ,

Écriture et tenue de livres ,

Professeurs de dessin et peinture^

Sculpteurs ,

Graveurs ,

Marchands de bois ,

Brasserie ,

Brosseries ,

Chapeliers ,

Confiseurs ,

Cordiers,

Draperies ,

Epiciers et droguistes ,

Faïenceries ,

Filatures do coton ,

Fondcrio en fer ,

Luthiers ,

Meubles et glaces ,

UrfbTres , liijouliors ,

Capitaines au long-cours, Railiaeurs, Quincailliers ,

Rouctiers , Vins en gros ,

Boulangers , • — K

Deux conclusions sortent de ces cbiffru: b premitae, qaekip^ fessions de Iuto ont plus augmenlé eo oombre que le* i deuxième, que, sous la Bcstauralion, lesortda peuple eHirvtIâri nairc, iicndaulquecclnide la classe moyennea'imélinrsitrapîdl 'Nous eassioDs pu compléter ce tableaa pirnnestatisliqae d«sa de toute espèce que renfermait notre cité soni laReslaaraUonrii nousavuns pensé qu'il était mieux de ne rien dira )i ce «ajctgaedep»blier les renseignements inexacts que posiÈdela Mairie.

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