IS — M
149 —Mi
HéCXOLOGIB DB 90 A 1830.
Si l'on passe en rerue les hommes marquants <le nnirr rille tfi sont morts de 90 à 1830 , on voit arec satisraction qu'ils ont Immho^ fait auprès de leurs devanciers. Nous rappeUerons , un qaeltpet ■•(■. pour cliacun d'eux , leurs titres i notre lonrenïr.
Pellerin , avocat , membre do l'assemblée constilaaalc , i érrtt )■ le droit public de la province de Bretagne.
François Cacaull, ambassadeur ï Rome, amalcar ditliiicié ■ peinture , a réuni la collection des lableaas de noire Kta»6n et llktf nue traduction des poésies allemandes de Ramier.
Ceineray el Crucy , architectes, vivront long-temps daas la fl^ moire des habitants de Nantes; le Théitre, b Boarse. le Cmr llenri IV , le quai Brancas , la Poissonnerie , le quai FIcMdlea, b place Louis XVI , la route de Bennes , le palais do la I enfiD nos plus beaux édiRces sont leor oarrage : il y arall f
plas de facilKé , plas d^abondance chez Cracy ; pins de grandiose et de simplicité chez son prédécesseur.
Le Deiit de Kerivalant , maître à la chambre des comptes, s'occapait de poésie : il a laissé ane tradaction inédite de Martial.
Pierre Levêque^ membre de llnstitat , était an mathématicien dislingné.
Bougon , peintre d'histoire , a joaé un rôle fort honorable dans notre révolation.
Mellinetj le père da général qai a dirigé en 1831 le siège de Maëstrich , prit une part active aax événements de 89. Lié avec Voltaire , d'Alembert , Florian et les beaax esprits de cette époqne , sa correspondance avec ces hommes célèbres offrirait sans donte qnelqae intérêt , si elle était publiée. On lai doit plasiears écrits d'économie politique, et il n'a pas été étranger aux ouvrages publiés par Graslin. En 91 , il fut nommé député à la Convention par le département de la Loire-Inférieure.
Laènnec , médecin habile et très-érudit , a écrit plusieurs mémoires scientifiques , et rédigé Tun des premiers budgets de Nantes.
Jlhenas , cet homme actif jusqu'aux derniers instants de sa vie, a beaucoup contribué à faire l'éducation de ses compatriotes : fort instruit en chimie et en archéologie, il a laissé un grand nombre de mémoires, dont plusieurs inédits.
Huet , l'auteur de la statistique de Tan X , fut proposé sous la république par son compatriote Solin , pour être ministre de l'intérieur. On le trouva trop jeune , comme si la jeunesse n'était pas une garantie de courage et d'activité. Il a prouvé depuis, par sa statistique du département de la Loire-Inférieure , par un ouvrage sur l'administration , par plusieurs autres écrits et par toute sa vie , que ce poste éminent n'était pas au-dessus de lui. Ses principes politiques ont toujours été l'expression de ses croyances, et sa vie publique la mise en pratique de cette pensée que tous les hommes d'inteU ligence doivent avoir pour but l'amélioration physique , morale et intellectuelle de leurs semblables. Très-instruit en économie politique , très-érudit et doué d'une grande facilité comme écrivain , il était Tun de ces hommes d'avenir qui marchent en avant de leurs compatriotes. iNous devons regretter qu'il n'ait pas publié , comme il en a eu l'intention, grand nombre de pièces autographes qu'il s'était procurées pendant qu'il remplissait les fonctions de secrétaire*
général au ministère do Tintérieur. Plusieurs de dos honaes niflaents eussent été mieux appréciés sous la Restauration et n'eatieat pas caché 15 années leur bassesse sous le masque hypocrite dn dévouement au pays. On doit re^Tetter aussi qu'il n^ait pas publié liisluire des courtisanes de Rome , ouvrage écrit en latin , et sei cherches sur l'économie politique des anciens , sur les moyens qalk mettaient en usa^çe pour faire vivre leurs armées et transporter fev matériel de campagne. Aommé député en 1815, il fonda, ^ la mtrée des Bourbons , le Journal du Commerce, Dans Tun des praucn procès intentés à la presse libérale, seul il se présenta doTant les juges pour répondre de ce qu'il avait écrit, tandis que ses coufrèrcf du ConsUlutionnel et des autres journaux descendaient \ la fictioi. ou pour mieux dire à la lâcheté d'hommes de paille payés pov subir la prison. Aussi ce ne fut pas saus quelque émotion qoePoi vit ce publiciste plein de cœur et de fermeté assis an milieu écs autres gérants responsables. De tous les IVantais qui ont figuré etpuis la Révolution , liuet est sans contredit le plus pur homme politique , le plus capable comme homme d^affaires , penseur et comme écrivain.
Antoine Peccot y Tami intime de Huet, était Ton de ces hoai dont le caractère original et les saillies continuelles font le ch des sociétés. Administrateur du département en 1792, menfaceéi club de la halle, oii il se prononça énergiqucment en 93 en faveur de h Gironde , bien qu'il partageât cependant les principes démocratifan de In Montagne, il fut du nombre de ceux que Tabsurde Comité léralutiounairc de INantes fît traîner de prisons en prisons jusqu*^ Pam. >ous avons de lui un volume de poésies que son fils a publiées, eC plisieurs autres ouvrages inédits ou peu connus (1).
1) Peccot élait matérialiste : il croyait, du reste , à la perfectîMKlé haluaine , et fut toujuurs rêpuhlicaiu , inc^iue sous l'empire 9 noos en liuaif la preuve daos les vers suivauls extraits de soo lÎTre :
Ilélas ! j'ai plié mou esprit
A des priucipes trop sévères ;
HFon cmur , d'illusions trop chères.
Depuis trop lon{;- temps se nourrit.
Du moins je soumettrai mon âme.
Celte pure et céleste flamme ,
Fouchêj duc d'Otrantc, ancieD oratoricn a? ant 89, et conyentioDnel en 93 , se fit thermidorien après la chute de Robespierre ; c'était an homme d'un mérite très-éminent, mais entièrement dépourvn de moralité; serviteur do tous les régimes, il a été successivement terroriste, réactionnaire, bonapartiste et royaliste, et l'on doit le regarder comme l'un de ceux qui ont le plus contribué avec le prince de Tallevrand à la démoralisation de notre époque. — ]\os pères ont consacré un monument à la mémoire des grands hommes , nos nevenx compléteront un jour leur pensée en inscrivant quelque part les noms
Que m'iospira la liberté ,
Je te la voue , ô Térité!
Pour l'Etat toujours plein de zèle
Je fus UQ peu républicain.
Une petite pièce intitulée /e Brin de Paille est pins concloante encore ; U voici :
Le Brin de Paille.
Voyez-vous ce dindon ?
La stnpîde volaille ;
Qui n'admirerait pas son immobilité
Sous le poids de ce brin de paille.
Ainsi, par tout nn peuple, imbécille canaille, Un gouvernement est porté.
Imbu de l'esprit voltairicn , Peccot attaqua rudement le catholicisme; il ne ménagea point non plus cenx de ses compatriotes qui faisaient la traite des noirs.
Qnand la loi dn pins fort est tout En France on peut voler la voitnre pnbliqne ,
Et traiter des noirs en Afrique \ La justice condamne et Tintérét absout.
Ainsi se terminait une pièce de vers fort remarquable pour le fond , pabUée par lui contre cet odieux trafic.
Mfi
possibilité où se troayait l'armatenr de les pounoine deTaat tribanaux.
Le résainé ci-joint des opérations de la société anoDjme d*. rance de notre ville est un document de plus , qui permettra de comprendre la marche du commerce sous la Restauration.
00 00 oc 00 00