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OU

TESTAMENT DE NAPOLÉON

9° Idem , à Archambaud, cinquante mille francs.

10° Idem , àCoursot, vingt-cinq mille francs.

\ 1° Idem , à Chandelier , vingt-cinq mille francs.

42° A Tabbé Vignali , cent mille francs Je désire qu’il . . bâtisse sa maison près de Ponte-Nuevo di Rostino.

13° Idem 9 au comte Las-Cases , cent mille francs.

14° Idem , au comte Lavallette , cent mille francs.

. 45° Idem, an chirurgien en chef Larrey , cent mille francs. C’est l’homme le plus vertueux que j’aie connu.

46° Idem , au général Brayer , cent mille francs.

47° Idem, au général Lefèvre-Desnouettes, cent mille francs. ' ,*

48° Idem 0 au général Drouot , cent mille francs.

19° Idem , au général Cambronne , cent mille francs. . • . 20° Idem , aux enfants du général Mouton-Duvernet , .

cent mille francs.

24° Idem , aux enfants du brave Labédoyère , cent mille francs.

22° Idem , aux enfants du général Girard, tué à Ligny, cent mille francs.

23° Idem , aux enfants du général Chartrand, cent mille * francs.

24° Idem, aux enfants du vertueux général Travot, cent mille francs.

23° Idem, au général Lallemant l’aîné, cent mille francs.

26° Idem , au comte Réal , cent mille francs.

27° Idem, à Costa de Bastelica en Corse, cent mille francs.

28° Idem, au général Clausel , cent mille francs.

TESTAMENT DE NAPOLÉON. 501

29° Idem , au baron Menneval , cent mille francs.

30° Idem , à Àrnault , auteur de Marius , cent mille francs.

31° Idem, au colonel Marbot, cent mille francs. Je l’engage à continuer à écrire pour la défense de la gloire des armées françaises , et à en confondre les calomniateurs et les apostats.

32° Idem, au baron Bignon, cent mille francs. Je l’engage à écrire l’histoire de la diplomatie française de 1792 à 1815.

33° Idem, à Poggi di Talavo , cent mille francs.

34° Idem , au chirurgien Emmery , cent mille francs.

35° Ces sommes seront prises sur les six millions que j’ai placés en partant de Paris en 1815 , sur les intérêts à raison de cinq pourcent depuis juillet 1815. Les comptes en seront arrêtés avec le banquier par les comtes Montholon , Bertrand et Marchand.

36° Tout ce que ce placement prpduira au delà de la somme de cinq millions six cent mille francs, dont il a été disposé ci-dessus, sera distribué en gratifications aux blessés de Waterloo , et aux officiers et soldats du bataillon de Pile d’Elbe , sur un état arrêté par Montholon , Bertrand , Drouot, Cambronne et le chirurgien Larrey.

37° Ces legs, en cas de mort, seront payés aux veuves et enfants , et au défaut de ceux-ci , rentreront à la masse.

1° Mon domaine privé, étant ma propriété, dont aucune loi française ne m’a privé , que je sache , le compte en sera demandé au baron de La Bouillerie, qui en est le tré-

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sorier; il doit se monter à plus de deux cents millions de francs; savoir : 1° Le portefeuille contenant les économies que j’ai , pendant quatorze ails , faites sur ma liste civile, lesquelles se sont élevées à plus de douze millions par an , si j’ai bonne mémoire ; 2° le produit de ce portefeuille ; 3° les meubles de mes palais , tels qu’ils étaient en 1814 ; les palais de Rome , Florence , Turin compris. Tous ces meubles ont été achetés des deniers des revenus de la liste civile ; 4° la liquidation de mes maisonsdu royaume d’Italie,

tels qu’argent , argenterie , bijoux , meubles , écuries ; les

comptes en seront donnés par le prince Eugène et l’intendant de la couronne , Campagnoni.

Deuxième feuille. *

2° Je lègue mon domaine privé , moitié aux officiers et soldats qui restent de l’armée française , qui ont combattu depuis 1792 àl815 pour la gloire et l’indépendance de la nation ; la répartition en sera faite au prorata des appointements d’activité ; moitié aux villes et campagne d’Alsace, de Lorraine , de Franche-Comté , de Bourgogne , de l’Ile de France , de Champagne , Forez, Dauphiné, qui auraient souffert par l’une ou l’autre invasion . Il sera de cette somme prélevé un million pour la ville de Brienne , et un million pour celle de Méri.

J’institue les comtes Montholon , Bertrand et Marchand mes exécuteurs testamentaires.

Ce présent testament , tout écrit de ma propre main, est signé et scellé de mes armes.

( Sceau . )

Napoléon.

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