‹ Histoire de Napoléon BuonaparteChapitre 2 sur 38 · LIVRE XXL · texte numérisé non relu

LIVRE XXL

Les anglais font la conquête de diverses colonies françaises» — Ofiérations marîtinies— «Discours prononcé piir Buo^ naparte à IVuverture du corps lé^slaii£--*>9iTQrce do Buonaparle et de Joséphine.*-RévolutLo;i de SuMe ejt paix conclue entre cette puissance et la France,— Sénatus^ consulte portant réunion des états du saint-siége 4 Tempire français. — Buonaparte épouse Varcfaiducbesse Ma^ie— Ixiaise.-— Cession de diverses parties de la Hollande â la France.— Voyage de Bnonaparte^ dans les départemens iepteotrioaaux.-*-Réunion de la Hollande , des villes an^ séatiques , de diverses contrées d' Aile magne ^ ainsi q«ie du Valais , à Tempire français-— Négociation de Morbif • •^Naissance du fiU de Buonaparte.i-T-Félicitations génér raies. — Charles IV vient à Paris.— Affaire du baron de Kolly.— Procès criminel fait à la reine d^Etrurie.— Voyage de Boonaparteà 6hcrix>Qrg.— La France perd le reste A IV. 1

ses colomès.— Dii:aUTS de Eur^naparle au Êorps lëgistaiif» — Buonaparte vîsîte iâ Hollande. — Négoeiation avec là Russie. — Opérations militaires en Espagne.

Dans le tems ou Buonaparte étendait les possessions de ses alliées 'et constituait pour lui-même: une principauté , la France perdait ou allait pei^ dré' prusîèurs de ses* coîonies.

Un capitaine de vaisseau anglais , nommé James-Lucas Yeo , se trouvant à la Guîane» concerta avec don Manuel Marquez, colonel portugais, une expédition contre l'île de Cayenne. Étant entrés dans l,a rivière dcrcenom , avec cinq, cent cinquante hommes de troupes de débarquement, quatre-yingts matçlots et quelques soldats de marine , Y.eo et Marquez^ forcèrent le gouverneur, Vittàe Hugues i qui n'avait que quatre cents bottimes de troupes réglées, à leur remettre Ta colonie , pat- une capitulation , qui fût signée \m 12 janvier ^809.

, Les apglaip firent, quelques jours après, une con,qupte pl^ys importante^ Le généralJBeckwl h et lord Cochrane partirent de la Barbadèet parurent avec deux divisions, fortes ensemble de onze mille hommes , devant la Martinique, le 20 janvier de la même année 1899. Xe capitaine général , M. Viliaret Joyeuse ,. qui n'avait à leur op|io- .«2T, <iP^ d^ux. mille quatre cents ; hommes « 4^pt

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ttnis iniaitelols et quelques bàtaillbi^s dl^ f^'^râi» nationale , capitula le aS février , après avoîf vu forcer les positions principales de Tîle. 11 fut stipulé qoe la garnison serait transportée à la baie de Quiberon , où elle serait échangée homme pour homme.

Le major MaxxVell , commandant de llle dé Corée , attaqna y an mois de juin , te fort fran-* çais du Sénégal et s^en empara.

Les français sMtaient toujours maintenus à Santo-Domingo. Le général Carmichaiîl , parti de la Jamaïque pour les en expulser , aborda , le 28 juin, à Polignés à dix lieues de cette ville, et de concert avec un corps d^eispagnols, venu de- Porto-Ricco , il attaqua le général Barquieir qui ^ le 6 juillet , fut forcé de rendre la place^

Le capitaine Roiriey entreprit ^ le 20 ^eptemv bre, de s'emparer de Pile de Bourbon. Il échoua dans cette tentative ^ ou du moin» il ne parvint qu'à détruire les magasiils où. les anliateurs fran-^ çais trouvaient auparavant tout ce dont ils avaient besoin pour se refaire.

Enfin , une escadre , détachée de la flotte de Tamiral Collingwood , avec seize cents hommes* tirés de la Sicile, qu'occupaient les. anglais , par^ vint , dans les premiers jours d'octobre , à s^e|n-> parer des îles de Céphalonie , de Zante , d'Itha^ que et de Cerigo.

Ce ne fut pas seulement en des régions lointaines que la Ff^nc^ essuya des pertes. Les mers qui baigoejnt ses côtes servirçnt^aussi çle théâtre à dçs actions qui ruinèrent dje plus en plus sa marine.

La tempête ayant contraint de se retirer à Torbay , la flotte anglaise qui bloquait Brest , le contre*an)ipal Villaumez sortit de ce port, le 21 février , avec huit vaisseaux de ligne et trois {réglâtes. Le soir de ce même jour , ii pa»:*ut Rêvant Loçient , pour s^y réunir & une autre escadre française. La m^rée ne Payant pas permis, il continua sa route jusqu'A la rade de llle d^Aix , où il arriva le 2.^. L^amiral Gambier, instruit de la sortie de Villaumez » quitta Torbay dans le dessein d^inccpdier la flotte française , entreprise dont ftit diargé lord Çochrane et qui eut lieu le II avril. La Botte anglaise était fprle de onze vaisseaux de ligne , six frégates , onze corvettes et trente*deux brûlots. La flotte française comptait aussi onze vaisseaul de ligne , dont quatre furent brûlés , et les autres allèrent échouer sur la côte.

Une flotte de seize vaisseaux de ligne , de huit frégates et d^autres bfttimens était à Tancre dans le port de Toulon. Trois vaisseaux de ligne et plusieurs frégates en furent détachés, sous le c6m« mandement du contre-amiral Baudin, afin d^escprter.un convoi considérable , destiné pourBarv

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ceione , que lea espagnols aBsIégcaienl. T/amiral CoUkig^ood Y cjui conmiandail! dan$ lé Méditerranée , donna Tordre an contre-amiral Martin d'aller , avec huft de ses meilleurs voîKers , à la ponrs^te de Baadiii ^ qui n^eut d^autre moyen d^échapper anx anglais qae de se feire échoaer à remboachuredu Rhône, le ^4 octobre , et de brèler ses yaisseanx. Les bâtimens dé transport se sauvèrent dans la baie de Roses, on ils croyaient être en sûreté sous le canon dé la place ; mais \es anglab parvinrent à les détruire ou à s^cn emparer.

Les opérations militaires no furent pas non plus sans importance en Espagne et en Portugal , dans le cours de 1809.

Le maréchal Soidt entra, an mois de mars, dans ce dernier royaume et défit, le 29, à Oporto, les troupes portugaises. Il se disposait à marcher contre Lisbonne ; mais sir Arthur Wellesley ayant amené des renforts considérables à Tarmée dont il prit le commandement , Soult se vit réduit à faire une retraite précipitée. Le zo mai, il repassa le Minho(i).

(0 On prétend que le nUtréchat ^trit , après la bataille ë^Oporto , s'occupa thi projet dé metlfc stir sa tête la coq- TOQoe de Portugal. On cite mime une procliamalion où it

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