CHAPITRE VI
Napoléon , général en chef de I’arméo de l'intérieur.
Après la chute de Robespierre et des jaco- ■ bins, la Convention fut successivement dirigée par des factions faibles , dont aucune ne put acquérir la moindre suprématie. De là , cette vacillation quotidienne dans les principes. Une espèce de réaction s’organisait dans la république, tout semblait paralysé : les domaines ne se vendaient plus, le discrédit des assignats était au comble , le recrutement même ne s'opérait plus, les magasins étaient vides , et les subsistances manquaient souvent. Le parti de l’étranger acquérait tous les jours une audace nouvelle : Pichegru s’était vendu, et avait livré le succès des opérations de l’armée. L’armée seule n’avait pas cessé d’être fidèle aux principes de la révolution et d’obtenir de grands succès; mais tout le monde était fatigué de la Convention.
Sa mission avait été l’établissement d’une constitution : elle adopta, le ai juin 1795 ,