CHAPITRE VU
Continuathn de la guerre avec f Angleterre. ^^ Cehcùtdat.-^Pttix avec îa Russie j laBaçière et la Porte. — Faix ^Amiens. — Cortiulat àifie.
n ne restait plus de la coalition que FAngle* terré, «pie le Portugal, sa colonie, et la Portç, dont la çueire à'Égypte arait fait son satellite. Au-delà loe l'Eibé, tout était neutre. Une neutralil^ amée lii^ Clément les G>urs du nord , celles de France, d'^açne et d'Italie, contre le despotisihe siaritime de la Grande-Bretagne. En draà dé Ftlbe, tout subissait le joug du -praité de Luné- •wBe. — Une tenUtive feîte par les Français sur
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rile d'Elbe 9 qui leur avait été céde'e par le traité couclu avec Naples. L'ile fui Tigouréusément défendue par les Auglaifi.
Tous les ports de l'Europe étaient interdits aux vaisseaux de l'Angleterre^ par suite de la Confédération du Nord, conclue à 1 instigation de la France dans le mois de 4éceinbre dp looo, entre la Ko»- ^e^ la Prusse, la Suide et leDane&iarck. Les nëeociations entamées à Berlin , pour rompre celte figue y furent sans résultat : la guerre d'un eidbargo universel et réciproque fi|t proclamée. L'empeser ]^aul était l'âme de cette ^rqscripti<m contré l' Aa- (^eterr^. Dans toute l'Europe on faisait d'immenses préparatifs. Malhcureiisement la concorda n'était pas entière entre les coirfédcrés. Aussi les Anglais
{profitèrent de ces dispositions pour venir incendier a flotte danoise d«ins le port même de Gopenbague. llsy p^rviniem «pAs un combat o^wikre, ^ous les ordres des luoiraux Parker et Nelson } I4 victoire fut pour eiqi^ ^ car ils étaient de beaucoup supérieurs en iforce; mais la gloire fut pour lesD^ nois. Un annistiee de cent jours mit fin-à cette lutte inégale (i).
] Zes engaçemens 4u czar Paul F' avec Bonaparte n'étaient point circonscnita dans l'enceinte oe la Balticpie. Les deux alités avaient projeté l'invasion de l'Inde par une armée combinée française et russe de 70,000 bommes, qui devait en quatre mois arriyer aux borda de l'Indos. La ville d'Astrabad ^ sur la mer Caspienne ^ en l^erse y «taitle.rende^
(t) Voyer VHistoire des étals du Nord, qui sera bicntj&t pu- ^\ïét dans la BjvliotbIqiie populaire.
vous général., En concevant cette audaciense entreprise, Bonaparte regardait l'Egypte, sauvait la gë-« ne'reuse armée qvH'û y avait laissée, conservait à la France cette inappréciable colonie , attachait à la métropole les intérêts unis de l'Africpie et de l'Asie, détrônait la dominatrice des mers , abattait le eroissant, et changeait la face du monde. — Mais le plus exécrable attentat servit alors la fortune britannique. Dans la nuit du 24niars, Paul V^ trouva des assassins au sein même de son palais; malgré une défense héroïque, ce prince périt de la manière la plus barbare par les mains les plus nobles de son empire. Après ce crime, qui préserva l'Angleterre de sa rume, on lut dans le Moniteur de France : PaulP^ est mort dans la nuit du a3 au 24 mars : t escadre anglaise a passe' le Sund le 3o : l'histoire nous apprendra les rapports qui peuvent exister entre ces deux éçe'nemens. La proclamation impériale de Pétersbotirg publia que l'empereur était mort d'ime attaque a apoplexie. La mort de Paul r*" brisa la coalition du Nord. Son fils Alexandre se hâta de s'unir aux Anglais , avec lesquels il conclut un traité le 17 juin 1801. Le Danemarck, la Prusse et la Suède durent accéder à ce traité que leur imposa la force, et tout le littoral du Nord fîit rendu auxAnglais.
Le Portugal, seul allié de la Grande-Bretagne , au commencement de cette année, restait ouvert par terre à l'invasion de la France et de l'Espagne. Bonaj^arte résolut d'employer l'Espagne à ses oesseins contre la cour de Lisbonne. Mais dans cette guerre , Manuel Godoy, favori du roi Charles lY,
joaa un rôle ridicule, et conclut arec les Portugais le traité de Badajoz sans consulter la France. Les Français continuèrent la guerre, la paix de Ba« dajoz fut considérée comme nulle, et le 29 septembre , le Portugal en signa un autre à Madrid ayec la France et T Espagne. Le premier consul exigea la fermeture des ports du Portugal aux Anglais et une augmentation de territoiie pour la Guiane française.
Le continent ne voulait plus prendre part à la lutte entre TAngleterre et la France : quoiqu'en Angleterre même le ministère de Pitt eût été remplacé par un ministère plus favorable à la France, et qu'on y parût plus disposé à la paix , les hostilités maritimes,àdé&utd'hostilitéscontinentales,sepoursuivaient avec vigueur sur les deux rivages de la Manche. Bonaparte voulut frapper un coup décisif* Tous les points vulnérables des côtes de 1 Océan se couvrirent de batteries et de redoutes, depuis l'em* bouchure de la Garonne jusqu'à celle de l'Escaut. Une armée immense défendait toutes ces positions. Il fut résolu qu'on tenterait une descente en Angleterre. Bonaparte confia cette expédition au vice- 'amiral Latoucne-Tréville. La persévérance et l'intrépidité triomphèrent à la un de tous les obstacles de l'étroit blocus par lequel les Anglais ceignaient la France. Les flottilles construites sur des rivières Privèrent successivement sous la protection des batteries des côtes, à Boulogne, lieu mé pour le rendéz>vous. Plusieurs actions entre les chaloupes françaises et les croisières anglaises donnèrent de l'importance à cette nouvelle lutte, et
titfttt VeuftéaU dm ponvoir toajonscnwaiilde Bçaapagte, ^a»inuttODJoiinaYec]ilBsdefiiffce h la fmmarehie, mais il Toiilaît UmBet soo de^otiime ta élerant an» la Fiance an £ûtc des vospéritÀ hidiistndles et des ooonaissaDoes sacnd* iiques. Il était déjà maître du pemicr peuple dn monde par sa gloire militaire : il Toulnt qoe oe peuple derint aussi le premier par sa gloire civile. Le 4 mars, un arrêté coosolaire chargea l'Institut national de tracer un tableau gàiéral des progrès et de IVtat des sciences y des lettres et des arts depuis 178^ jusqu'en : 801. Ce tableau devait en outre indiquer les découvertes d'une application utile il Tadministration publique , qtécilier les secours et les encouragemens nécessaires aux sciences, aux lettres et aux arts , et déngner les perfectionnemens dont seraient susceptibles les métnodes enn ployées dans les difterentes branches de renseignement. L'instruction publique , confié à Fourcrov , reçut aussi une nouvelle or^^anisation : on donna des écoles primaires et secondaires aux communes ; on établit des lycées et des écoles spéciales aux frais de l'état. La loi qui autorisait toutes ces créations pamtle i^mai.Le i5 juin, une somme de 60,000 francs fut affectée aux progrès que les savans français ou autres pourraient êire faire au galvanisme et à l'électricité. Le 4 octobre , la société galvanique se forma à Paris : le 16 des lycées étaient déjà ouverts dans plusieurs grandes cités, à Mayence, à Bruxelles , à Lyon : le 1 8 un sénatus-consulte accorda les droits de citoyen français , après une année de domicile, à tout étranger , qui, oansTes*
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d'Afrique rétablie , la route du Stmpleo ouverte , uoe brillante exposition des produits de Tiiidustrio française, quatre nouyeaux departemeus form^ des territoires en deçà du Rhin , cèdes par le traité de LuneVille , des bourses de commerce fondées dans les villes qui en manquaient , la construction de trois ponts sur la Seine, décrétée par les consuls, le forum Bonaparte inauguré à Milan, la Société de la charité maternelle organisée sous la protection de madame Bonaparte mère , recommandaient le gouvernement à la reconnaissance publique. Aussi ce sentiment avait été excité au plus haut degré y et la glorieuse année 1801 mérita le nom de Vannée de paix.
Le i®^ janvier s'était annoncé par le protocole des conférences de LunévilIe; le 9 février suivant les plénipotentiaires de l'empereur et du premier consul signèrent un traité définitif. Le !28 mars vit renaître l'harmonie entré la r^ublique françaiseet la cour de Naplcs. Le 1 5 juillet eut lieu la conclusion dy GOficordat avec le chef de l'église. Le 24aoàt, le 29 septcnd)re, une double paix rattacha à la France la Bavière et le Portugal. Plus remarquable encore dans les fastes de l'histoire, le i*' octobre vint promettre , par la signature des préliminaires de paix avec l'Angleterre, ce grand événement politi*^ que, que la république n'avait jamais pu produire^ malgré ses triomphes, et qui lédtimait à lui seulla fortune du premier consul. Put lui-même ayant reconnu l'inlpossibilité d'éviter la paix avec la France, avait, quitté le ministère pour s'éjfargnâf le chagrin de la faire. Mais quand on communiqua ces
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coknies rendnesà laFnmœparle traité d'Amiois. — ^Eofin, vue qnestûm est soumise an peimle.
Napoléon Bonaparte sera4 U Consul àvie/Èi le 2 ao&t on senatos-eonsulte proclama le vœu du peuple. Le message du se'nat fut présente au premier consul par Barthélémy son président : 3, y était établi cpie trois millions cinq cent cinquante sept mille huit cent quatre-vingt-cinq citoyens avaient yoté librement , dont 3,363,259 pour raffinnative. C'est sans contredit une des élections les plus remarquables de Fhistoire. Ce vote créa hi monarchie éîectwe. Bientôt celle-ci devait être templacée par une nouvellemonarchie héréditaire, éteinte avec son auteur.
Deux jours après on publia le changement de la constitution. Les trois consuls son( à vie ; divers degrés d'élection sont institués ; le principe annuel du droit électoral se trouve détruit par la division du corps législatif en cinq séries renou» velées successivement; les électeurs ont aussi des fonctions à vie» Avec des sénatus-consuUes oreaniques , le sénat a le droit de bouleverser Tes institutions , et de dissoudre même le corps législatif et le ^'ibupdt. Le premier est réduit 4 258 membres j le second ^ où il y a déjà eu des éliminations individuelles j ne comptera plus que cent membres. Jjè despotisme commence à lever 1^ masque.
( 1801 — 1864* ) I^e premier consul envoie k St-Domincue , sous les ordres du général Lederci son beau-frère , pour réprimer l'indépendance des nègres , /{OfOOQ vieux soldats de U répab}ique.
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iLe ciel brûlant des tropiques les moissoima, Haïti sut défendre la liberté dont elle se montre digne aujourd'hui , et par laquelle elle prospère. Le seul trophée de cette ruineuse expeuition où Leclerc
ëi'rit y fût le chef noir Toiissaint^Louverture , que onaparte fit mourir misérablement dans un château fort.