‹ Histoire de Napoléon: d'après m. de Norvins, m. le comte de Las-Cases, le général Gourgaud, etcChapitre 16 sur 21 · II. HIST. DE NÂP · texte numérisé non relu

II. HIST. DE NÂP

et les àêtaiU ayec une admirable préTisiça. Quatre*» Ti«igtrdix*inflle Français, divisés en ^çpt corps d'ahiiée, se dirigent sur rÂutriche. La Pr^5se i^tait irèstée neutre. Les admirables manœuvres ordonnée^ par Napolifon lui assurent la victoire. A Werlin-? ^n y les Français remportent un premi(^ su£cës : après un combat opiniâtre^ la ville de Gunzbourg wt enleyëfe- Memmingen capitule; Ney est vaipr qùeuràElichingen, comme Murât l'avait été à Werr li)ft^en^. Dupont, Lanne^, Marmont, Soult, se signalent par debrillans. faits d'armes, ^ussi bien que SticHet et le général fi^ertrand. Ulm. capitule, et le général âutHchien Mack accepte les conditions qbe lui dicte Napoléon , qui ^ conduit lui-même le si^e.-^Nptre armée poursuit le gouïts de ses trion^ pbès. fird3tdt toute la Bavière est délivrée ifid Au* tfichiens.-^Le 26 octobre eut lieu à Beriin , jpptre Alexandre et le roi dé Prusse, Frédéric-ûuûUume, im traité mystérieux , dont les fatale conséquences ne se fireilt sentir que plus tard.— Pendant qu'en Italie l'archiduc Gbarles recule devant Masséna , Napoléon entre dans la capitale de l'Autriche, dans Vienne, et bientôt après il remporte ^ sur les veinées russe et autrichienne combipées, cette victoire d'Austeriitz , le plus beau triomphe miUtaire dont les annales du monde aient conservé la mémoire ! L'empereur François II vint trouver Napoléon an bivouac, et obtint de lui une trèv^ oà ramée russe fut comprise , à condition qu'elle évacuerait l'Allemagne. Napoléon retourna à Vienne , récompensa dignement les braves qui avaient si bien soutenu la gloire des aigles in^rialeS; et rendit

Ilioimnage qu'elles méritaient aux .victimes c|# celte admirable et sanglante journée.

Mais si un nouvel empire d'Occident semble rey naître à la voix du héros d*Austerlltz, le scepti^ç des mers reste sans partage à son implacable ennemie. La politique de l'Angleterrey à qui Napoléon doit tant de troplie'es et de grandeur , peut ^p consoler aussi ^ par d'eclatans triomp}ies ^ de la Iiau^ fortuné de rjaomme qu'elle a dévoué a la gloire ^ à la vengeance. Sans la campagne du vice-amin^l Missiessy, qui, parti de Rochefort le ii Janvier, avait denarqùédes munitions à k^Martiniquc^ fait à la Dominique une descente heureux ,. ravitaillé la Guadeloupe 2 ravage quelques |les anglaises, ^ enfin débloqué S^^Dto-Domingp^ la nj^ine française, en i8o5,ne compteraitqué, dès revers/ Après. Iç déplorable échec qu'essuyèrent , le 2p juiltpt , au cap Finistère, Içs (lottes. combinée^, fjfançaise €£ espagnole, contre la flotte anglaisent le s&i adof bre , l'Angleterre avait gagné sa })atâ]Ue d'Austèrelitz au Cfip Trafalgar conti:e les deux alliés. NelsŒ commandait vingt-buit vaisseaux; Villeneuve^ dixtbuitj Gravina, quinze. La flotte £ranco*espaguo|i^ l'emportait de cmq vaisseaux. En moins de siic heures, les alliés ont perdu quatre vaisseaux pris ^ trois brûlés , trois coulés bas , dix autres écaoué^ et naufragés.; neuf seulement restent à Cadix , et

Suatre , qui parviennent à s'écb^pper sous les orr u contre-amiral Bumanoir , soiit capturés , }e 4 novembre, en vue des côtes de Galice | par d<^ forces supérieures* Du côté des Anglais^ sei^ bâtimens sont înis hors d'état de tenir la mer. Cette

terrible bataille coûte k vie aux trois açiiraux» Nelson ' est frappé d'ua coup de feu en défendant Tabordage de son vaisseau, et Gravina atteint mortellement. YilleneuTe , revenu des prisons d'Angleterre , se tuera bientôt à Rennes , pour se souatraire an jugement qui l'attend : on doit à son impéritie et à son indécision les malheurs de notre marine^ à Aboukir, au cap Finistère, à Trafalgar. Deux fois battu cette année par un ennemi inférieur, il voudra échapper , par un obscur suicide , à Tin* ffignatîon de la France. Elle eut à rc^tter un de sIks plus braves officiers, le contre-amiral Magon ; sur la flotte espagnole, le vice-amiral Alava fut grièvement blessé; le contre-amiral Gisneros tomba ati pouvoir de l'ennemi.

L'Angleterre 'et la Fftmce ont eu le droit de 'Ganterie Te Deutn de la victoire pour i8o5 : leur rivalité se justifie par des exploits ^aux ; ÎÀais après le combat du 6 février too6, où dans là baie de ^anto-Domingo sept vaisseaux anglais Battent cinq vaisseaux français , qui sont pris ou s'échouent , la France ne reparaît plus sur les mers, et ne doit plus opposer à l'Angleterre que la domination et le blocus du continent. La France a raison : «Uc a une armée de cinq cent mille hommes , et TAngleterre a une flotte de trois cents bâtimens de gueire.

' Bientôt après la bataille d' Austerlitz frit conclu, ie a6 décembre, le traité de Presbourg. L'Autriche reconnaissait I^apoléon pour roi d'Ita&e, et lui cédait les états de Y enise , la Dahnatie et l'Albanie. fia prindputé d' Augsbonrg , le Tyrol , la Souabe

autrichienne furent partages entre rÉlecteiir de Bavière, les ducs de Wurtemberg et de' Bade. Le titré de roi recompensa la fidélité' des deux premiers. La Prusse reçut le Hanovre en e'diange des principautés de Berg et de Neufchâtel , qui devinrent l'apanage des deux compagnons de Napoléon, Murât et Berthier. — Le 127 décembre, le vainqueur d'Austerlilz publia une proclamation relative à la conquête du royaume de Naples et à ses nouveaux desseins sur ce pays, au trône duquel il appelait. Faîne' de ses frères. Le 3o de'cembre, il e'tait à Municb, où avant de partir pour Paris, il assista au mariage du prince Eugène , fils de Joséphine ^ avec la princesse Auguste-Marie de Bavière.

Napoléon revint en France comble' de gloire, au milieu des acclamations d'une ivresse qui tenait du délire. Le 28 janvier, le sénat de'crèle un monument k.JVapoleon-le' Grand. Le lofe'vrier, ua de'cret ordonne la restauration de l'e'glise de St-Denis, consacre trois autels expiatoires aux cendres royales, et y établit la sépulture des Empereurs,

Le 8 février, le royaume de Naples est envahi , Joseph est général en chef de l'armée conmandée par Masséna qui , le i5 , 1| fait entrer dans la capitale de son royaume. Ainsi l'Italie entière est française. L'empereur le déclare , le 2 mars , dans son discours d'ouverture du Corps législatif : a La maison de Naples a perdu sa couronne sans re* tour; lapresqu^île d^ Italie tout entière fait partie du graftd empire. »

Nous sommes arrivés aux plus belles pages de ITbistoire de Napoléon. Maître absolu d'un puis-

y» aigles vous serviront toujours de point de rallie- » ment : elles seront partout où votre empereur » les jugera nécessaires pour la défense de son » trône et de son peuple. »

Le même jour, Pitt, rappelé' au ministère à Londres^ signait le traité de otocLholm, et payait un subside à la Suède pour qu'elle agît hostilement contre la France. Les Anglais faisaient aussi de nouvelles et vaines tentatives pour incendier le fort Rouge de Calais et le port de la flottille de Boulogne. Le 12 décembre, l'Espagne, dont; en pleine neutralité , la flotte a été attaquée et brûlée par la flotte anglaise , déclare la guerre à T Angleterre^ la cour devienne renforce son armée d'Italie. La guerre est imminente. *

L'année i8o4 se termine par l'ouverture du corps législatif. On applaudit à ces mots du discours de l'empereur : m Je ne veux point accroître le territoire de P empiré'^ mais en maintenir Vintégrité, » Dans Fesposé de la situation de l'empire, le ministre de l'intérieur déclai*a que la France n* accepterait pas d! autres conditions que celles du traité d'Amiens,

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