JomiDÎ, Malhictt Dumas, DdoilâWbki
BAFCtion A YIBIIIII. 351
rèdaite de Sotaxoff, il disposa en AYentail^autoord» Yienoe, ceux qu'il atatt sous la main, de façon à ce qu'ilS'passent s^appayer les un» les autres et le garantir Im-méme de toute surprise. Davout s'étendit de Presbourg à Neustadt, surreillant la Hongrie; Mapmont s'établit solidement sur la crête des illpea de Styrie» de Léoben au Semring, prêt à tendre la main à rarmée de Hasséna, qu'on s'attendait à ?oir paraître d'un jour à l'autre. Bëmadotte et les BaTarois, laissant le soin de ta poursuite à Lannes, Murât et Soult, se postèrent à Iglaa pour surveiller les déboudiés de la Bohème, où avait paru un corps de rarchiduc Ferdi* nand. Cette armée, si disséminée en apparence, pouvait être réunie en très-peu de jours et composer une masse irrésistible; elle était en garde sur tous les points.
Napoléon avait fait prescrire à ses soldats de traiter avec la plus grande douceur les habitants du pap conquis et parliculièrement les Viennois ; il voulait que le peuple autrichien sentit la différence entre des ennemis comme les Français et des amis comme les Russes. Ces derniers, mal accueillis par la population qui était forcée de les nourrir, s'en étaient vengés selon Tusage par des procédés assez brutaux. Napoléon exploitait de son mieux ces mutuels ressenti* mentSy dans lesquels il voyait le présage d'une rupture entre les coalisés; il exagérait les sévices d'une part et de l'autre les plaintes. 11 revenait, dans tous ses bulletins, sur la barbarie des Russes, sur les dévastations, les horribles excès qu'ils commettaient dans les provinces autrichiennes, sur le concert de malédictions qui s'élevait contre eux partout où ils avaient passé. Il s'adressa en même temps i l'opinion
p-j «ISTOIBI M HiPOLiON I^.
I il s'dbrç*! comme îl y avait tant de fois
iicAer les sujets contre le gouTemement,
"""T'T^j^ |0 pa5sioo8 populaires, prêtant bien
^îniÈBme^ tnx bouigeois de Vienne des opinions de
^t' ii drt sentimrnts révolutionnaires : • Le mé-
j^teiitetteot des peuples est extrême. On dit à Vienne
jgBS tootes les provinces que ron est mal gouverné^
pour le kuI intérêt de 1* Angleterre, on a été en-
i^lg^ dans une guerre injuste ti désastreuse Les
H^^i^i^ se plaignent d'un gouvernement Vlibéral qui ne fiiit rien pour leur industrie et se montre inquiet 4r ksresprit national... On est persuadé que l'empei^jsr Xapolëon est l'ami de toutes les nations et de im)t<5 les grandes idées... N'est-il pas temps enfin qoe les prinœs écoutent la voix de leurs peuples et s*ari^^hent à la fatale influence de l'oligarchie aniriai^e'? »
Ces artifices n'étaient que la répétition de ceux ^ il avait employés, avec des succès divers, co: tre Venise, Gènes, TÉgypte, la Suisse, la Hollande et l'Espagne, et l'on est forcé de convenir qu'il ne prit guère la peine d'en varier l'usage ; mais ce rôle de libérateur des peuples commençait déjà à être assez peu goûté de ceux-là même qu'il s'agissait de délivrer, et les provocations révolutionnaires de Napoléon ne produisirent à Vienne qu'une impression d'étonnément. Il en fut de même de ses excitations à la haine contre les personnages auxquels il attribuait la guerre actuelle. Il les injuria dans ses bulletins^ selon son habitude invétérée de vouer à l'exécration des