Mtttitgt de NipoléoD au Sénat, 31 novembre IF
lâNA. — LE DÉCRET DE BERLIN. 513
temps sans doute les nations^eoropéennes avaient été amenées, par une oppression toujours plus menaçante, à faire des vœux en faveur de la cause britannique, mais ce mouvement d'opinion s'était déclaré surtout chez les classes politiques et gouvernantes généralement plus sensibles que les autres aux questions d'indépendance. Par suite du décret de BorUn, les classes les plus humbles allaient être les plus fimppées. Les masses populaires, que nous avions ménagées jusquei, devenaient les plus intéressées à notre défaite et an riomphe de TAngle terre. Le blocus continental, c'était la gène, les privations, la misère entrant dans chaque maison, au sein des plus pauvres familles pour nous y faire des ennemis. Aucune mesure n'a plus contribué à soulever les populations contre nous et à accélérer la chute du régime impérial.
Le message de Napoléon au Sénat se terminait par une demande fort inattendue pour ceux*là même qui prenaient le moins au sérieux ses déclamations en faveur de la paix. Après de si brillants succès remportés, afsurait~il, presque sans perte d'hommes; après ces bulletins triomphants dans lesquels il constatait que sur une armée de cent vingt mille hommes, il avait Dût cent soixante-dix mille prisonniers; après toutes les levées d'hommes qu*il venait de faire en France et en Allemagne, on avait peut-être le droit d'espérer un peu de calme et de repos, on se flattait de l'avoir bien gagné; mais loin de songer à rien de semblable, il exigeait que le Sénat mit à sa disposition quatrevingt mille conscrits qui, selon les règles ordinaires, ne devaient partir qu'un an après, en septembre 1807. c Et dans quel plus beau moment, disait-il en signi-
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ôLaoeqaÈetiîkZiux^. •«< ife ta«s ces bruits Trais ou fàXBL £ s» ^^aiRiàît ozu cnpressKMi très- nette, c'est que oeâe &atisaBa^orî« ue pouTait durer, qu'un semblable damînatian n^avmît ni stabilité ni raison 4*ctre, qu'elle éiiit contraire 1 la nature des choses à la marche de Te^irit huaaaia , qu'on ne dcTait y Toir qu'une apparition d'un instant , un phénomène accidentel éL passager, enfin qu*U était temps de retenir à une politique plus sage si Fou Toulait sauver une fiùble partie de ce qu'on ar&it acquis.
ris DU TROISIÈME TOLCMS.