I. Correspondance f loc. cit
). R^léOD à Sébastian!, i*' décembre 1806.
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:.: :rr5^r.':-= -ie cette li-ue lormiiscle «{ui réuni»* sa.: ï^iJi l»i mtme draj.-eju tant de p-?uples divers, a ?.-5S e paraissait peu enetitde souter.irla lutte.b ^Tzss^i, mise liors de combat, ne pouvait lui fournir ;::'une vinirtaine de mille hommes qui avaient échappé 1 gran-rpfine à la poursuite de Murât; TAngl'îterre lui avait lait des promesses qu'elle se pressait peu de tenir, occupée qu'elle était à s'emparer des colonies espagnoles et hollandaises; entin, b ^■"^de, trop faible pour la Outenir eHicacement, se
bornait à garder Straisund avec une quinzaine de mille hommes. Déduction faite du corps de Michelson engagé intempestivement en Moldavie et des troupes qui ne pouvaient atteindre la frontière que plus tard, k Russie n'avait à nous opposer sur la Vistule qu'une armée d'environ cent vingt mille hommes. Les vingt Bille Prussiens de Lestocq observaient ce fleuve, échelonnés de Danzig à Thorn; Bennigsen avait CBDcentré aux environs de Varsovie un corps de toiamte mille hommes; enûn, un troisième corps, montant à quarante mille hommes et commandé par luhoewden, arrivait à marches forcées pour opérer a jonction avec Bennigsen ^ Le commandement en ;dief de toutes ces forces réunies devait être confié à lamenski, vieillard octogénaire, qui n'avait plus ni fèaergie ni l'activité d'esprit et de corps qu'exigeait IM pareille tâche.
l' Dégà l'armée française s'était avancée en Pologne, ytt» dès le 4 novembre, Davout avait occupé Posen. On :^eiit estimer à quatre-vingt-dix mille hommes les corps avancés qui menaçaient la Vistule sous les orftes de Davout, Lannes, Augereau, Murât; ils étaient wêMs de près par une autre armée, à peu près égale m nombre, commandée par Soult, Ney, Bernadotte, iMères; ils laissaient derrière eux, dans le Meck- Inbonrg, le corps de Mortier, occupant le littoral de 'ftmbourg à Stettin : en Silésie, le corps de Jérdme
1. Chiffres approximatifs résultant des évaluations comparées de Hotho, HoBpfaer, Danilewski, Robert Wilson. Je dois à un écriTain ■îlitajre distingué, H. Guillaume Rumpf , de précieuses indications Arles limTauz et documents allemands relati Is aux campagnes do liDS-1807, et non traduits en français.
84 HISTOIRE DE NAPOLÂO!! I*'.
était chargé, sous la direction de Yandamme, d'assiéger les places qui tenaient encore dans cette province. A notre approche, Bennigsen jugea quHl ne pourrait, avec ses seules forces , défendre une ligne aussi étendue que la Vistule contre une armée si considérable, car il sufBsait que le passage du fleuye ffit forcé sur un seul point pour que ses troupes éparses lussent placées dans un péril imminent. Il nous abandonna donc non-seulement Varsovie, mais le camp retranché de Praga, et se replia dans la direction de Pultusk, au-devant du corps d'armée que lui amenait Buzhoewden. Ce mouvement rétrograde nous rendait maîtres du cours de la Yistule. Ney enleva Tbom am Prussiens de Lestocq; il s'établit sur ce point aveck corps de Bemadotte et la cavalerie de Bessières qui formèrent notre gauche. Soult et Augereau,composaiil notre centre, franchirent le fleuve de Plock à Zakroe- 2)m; enfin, notre droite, composée des corps de Lannes, de Murât et de Davout, s'étendit le long dn Bug et de la Narew, depuis Sierock jusqu'au point où ces rivières réunies se jettent dans la Yistule.
Telle était la situation respective des deux arméei ▼ers le 20 décembre. Nos cantonnements s'écheloDnaient, de Thorn à Varsovie, sur un espace d'eimroB quarante lieues. Les Prussiens de Lestocq étaient itf* tés sur la Dreventz, en face de Thorn; les troiip0> russes, renforcées par Buzhoewden et placées sous ki ordres de Kamenski, avaient suspendu leur mouvement de retraite pour se retrancher dans l'angle qœ forment^ un peu au-dessus de Varsovie, la Wkra, b Narrew et le Bug en venant confondre leurs eau dani la Vistule. Cette région, naturellement marécageuse
par suite du voisinage de ces grands cours d'eau,
^^ en outre détrempée par les pluies et rendue prei
aticable par la douceur exceptionnelle de la
iWOUk» Napoléon disait < qu'il avait découvert en I
un cinquième élément qui était la boue, » Il
tons les inconvénients d'une reprise d'hosti
de telles conditions; il désirait, il pou
ses quartiers d*hiver à Varsovie ; c'était |
iVriver plus facilement qu'il avait insisté su
ion d'un armistice; et bien que son offre
lussée, il ne tenait qu'à lui de se maintenir i
liions. Mais le voisinage si rapproché d
russe» même peu dangereuse pour lui,
ce retranchement naturel qui pénétrait cor
jusqu'au milieu de ses cantonnementSc
bientôt une espèce d'insulte perman
pouvait tolérer, et il résolut de ne la;
son armée qu'après avoir chassé ou dis
lusses. Il alla même jusqu'à se flatter de
dès le début de la campagne : « Il est
écrivait-il à Clarke, le 18 décembre, que d'
'jours il y ait une affaire qui Unisse la campag
parvenir à ce but» il fait construire un
rliarew, au-dessous du point où cette rivièi
itàla Wkra. Arrivé de nuit à Varsovie, le 2C
afin de se dérober aux ovations des Poloj
en personne surveiller ces apprêts. Lorsq
tenninés, tous ses corps d'armées recoi
Itanément l'ordre de se porter en avant co
postes disséminés de Tarmée prusso-russe. ]
kat qu'il va franchir la Narew pour attaquer ]
^taâ de iront avec sa garde, ses réserves, les c
de Da?out et de Lannes, ses lieutenants Augereau et Soult se portant au delà de la Wkra, manœuvreront sur le flanc des Russes pour les tourner, et Ney, appuyé par Bernadotte, rejettera les Prussiens vers le Nord, en même temps qu'il menacera la ligne de retraite de leurs alliés. Dans la nuit du 22 au 23 décembre, l'Empereur quitta Varsovie; à neuf heures du matin, il franchit la Narew, et le soir de la même journée il fit jeter un pont de bateaux sur la Wkra, entre Okunin et Pomichowo, sous le feu de l'ennemi. Trompés par de fausses démonstrations, les Russes ne réussirent pas à empêcher le passage; ils furest immédiatement assaillis dans leur position de Czirnowo. La nuit était venue et ne suspendit pas le combat : on se battit au clair de lune. Les Russes furent délogés après une vigoureuse résistance qui leur coûta deux mille hommes; ils se retirèrent sor Nasielks où ils furent battus de nouveau le lendemain. Une seule de leurs divisions avait pris part à ces deux affaires, et déjà la situation de leur armée se trouvait compromise. Augereau avait passé li Wkra à Kolozomb à la suite d'un brillant combat» il marchait vers Nowemiasto sur le flanc des Russes, Soult s'avançait parallèlement à la hauteur de Socboczyn , Bernadette et Ney , partis de Thorn, se dirigeaient vers Biezun etSoldau.
En présence de cette brusque irruption quil n'avait pas su prévoir, le vieux Kamenski, dont la tète était affaiblie par l'âge, donna tous les signes d'une complète démence*. Ses lieutenants Bennigsen et
1. Le prince Eugène de Wurtemberg en cite plusieurs traits ci-
Boxhœwden durent pourvoir par eux-mêmes au salut le l'armée. Us avaient d'un commun accord dirigé le gros de leurs troupes sur Pultusk où ils espéraient rallier celles de leurs divisions qui étaient resiées entre le Bug et la Narew. Pendant ce temps leur ardent adversaire , croyant que leur retraite princi* Mde allait s'opérer par Goiymin, courait avec sa carelerie à Ciecbanow pour les prendre en flanc penlut leur marche. Il dirigea sur Goiymin les corps de Difout, d'Augereau et de Murât; il ne porta sur Pultnk que le corps de Lannes. Quant à celui de Soult, il lui réservait Thonneur de frapper ce qu'il considérait comme le coup décisif de la campagne; il lui ordonna en conséquence de marcher de Ciechanow sur ■akoWy ville située sur les derrières de l'armée russe 0t où Soult se trouverait à même de détruire les dékris fugitifs de l'ennemi et de cueillir les fruits de la victoire.
Ce beau plan ne reposait au fond que sur des conjectures qui ne se réalisèrent pas. Cette méprise de Ktpoléon ne provenait ni d'une défaillance de son ftaiie, ni d'un tort imputable à ses lieutenants, mais Ib la violence qu'il avait faite à la nature des choses Éi commençant des opérations aussi étendues dans âne pareille saison et sur un pareil terrain. Non-seulement les marécages embourbaient son artillerie et IBS équipages au point d'entraver sa marche, mais sa
raetéristiqnes dans ses Mémoires, Son témoignage est confirmé par eehd de Rob. Wilson qui fit ces campagnes comme Tolontaife dans rursiée nuse, et qui en a écrit une relation pleine de renseigne- ■Mots curieux et le plus souvent exacts : Briefs remarkt etc. or a ûetch ofthe campaigns in Polixnd, 1806-1807.