a marche et l'enchaînement de la politique artiGci
'. de Kapoléon, le but qu'elle poursuivait et qu'elh
'^lait atteindre par une dernière fourberie. Et coi
flnfantado se récriait, sur ce qu'il calomniait un
: c Vous ne connaissez pas les héros, s'écria' ^, lisez Plutarque et vous verrez qu'ils n'ont pour la Siy .p*** élevé leur grandeur que sur des monceau ^ cadavres!» Les éloquentes supplications d'Urqi ' consignées, dès cette époque, dans une lettre q ~ .ne peut lire sans admiration*, furent appuyées -^'^loseph d*Hervaz et par le duc de Mahon, qui pro ^^ "on plan d'évasion sur Bilbao par Hondragon. L tfforts échouèrent devant l'aveugle confiance d'Ei ^qniz, de Cevallos, des ducs de San Carlos et de '* ^fantado qui s'étaient complètement emparés de Te: da roi. La lettre de Napoléon, par l'ambiguïté de "* ^*^*-^taiiis passages, était faite pour leur donner à réflé
1. Lettre à don Gregorio de la CucsU, en date du 13 avril rente : Mémoires pour crrrir, etc.
3nœ ~ii« rmnmfixltûres Fassurants dool Satut Twùcammcra. sis TnsBuaMS d'une prompte nronmi» suce. les -iCisi&Càrsis rfpilfes qn*Q donna des boBi setttimeot3 de scaaifiie eflacèrent tontes ces Cktenseft împressôiiKSv eS fl fiit lésoln que le rn ponrsm- ▼nit son Toyage. An mom&A où fl allait oKinter es Yoitnre, le penpie s'amecta d oonpa les traits. Ferdinand dut se montrer en personne pwr calmer Téfenrescence de la fook; il prolesta qn'il partaSdi son plein cré, qn*il était assuré de ramîtié dercmperenr Xapolêon, qnll serait de retonr arant peo.
Le lendemain 20 avril, il traversaît avec sa snUe h petite riTîère qui sert de frontière anx denx pafi^ étonné do silence et de la solitode de ces lieox, jaA témoins des eotreTues fastueuses des conrs dT^pagM et de France, et où il s'attendait à roir les enT03pés de Napoléon accourir pour le recevoir. D alla ainsi joiqu'à Bayonne sans faire d'autre rencontre que edk de trois grands d'Espagne qu'il avait chargés d*alier complimenter l'Empereur. En échange de ce témoignage de courtoisie, ils lui apportaient une dédaration des plus sinistres qu'ils avaient recueillie de b bouche même de Napoléon. L'Empereur leur avait déclaré sans détour que les Bourbons ne pouvaiot pins désormais régner sur l'Espagne. Cette commmdcation conmiença enfin à lui ouvrir les yeux et to remplit d'angoisses, mais il n'était plus temps de retourner en arrière. Il était maintenant dans les mains de son ennemi et n'avait plus rien à espérer que de son bon plaisir.
Arrivé aux portes de Bayonne, l'esprit assiégé des dIus sombres pvesseii^inftTits^ Ferdinand fut reçn par
Dnroc etBerthier, qui l'escortèrent jusqu'à une maison d'aspect misérable, désignée pour lui servir de résidence. Il y était depuis environ une heure, lorsqu'il y reçut la visite de Napoléon. L'Empereur, établi au château de Marac, à peu de distance de la ville, était venu à cheval pour souhaiter la bienvenue à son hûte. Il l'embrassa avec une extrême cordialité, s'entretint quelques instants avec lui de choses indifférentes et prit congé, après l'avoir fait prier à dîner pour le jour même. Vers le soir, les voitures de la cour conduisirent Ferdinand avec sa suite au château * de Harac, où l'Empereur le reçut avec les démonstrations les plus amicales. Cet accueil affectueux dis- ^lipa promptement les tristes impressions de la Journée. On remarqua, il est vrai, que Napoléon ne don- ^ nait à Ferdinand que le titre de prince des Asturies ; ' mais comme la reconnaissance devait être précédée : de certains accords politiques entre les deux souverains, personne ne s'en alarma. Cette sécurité ne fut . pas de longue durée. Presque aussitôt le dîner ter- VIDiné, Napoléon congédia ses hôtes en retenant seulel^^lDent le chanoine Ëscoiquiz, auquel il avait résolu de ^communiquer sur-le-champ ses volontés. Savary, chargé de remplir une mission analogue auprès de ^f erdinand, eut ordre de suivre le prince à Bayonne. • Napoléon avait pénétré d'un coup d'œil le caractère naïvement vaniteux du chanoine, son goût pour l'intrigue, ses prétentions au rôle d'homme d'État, au maniement des grandes affaires. Il résolut de l'éblouir et de le gagner, certain d'exercer par son entremise sur l'esprit de Ferdinand une influence aussi décisive que celle qu'il se promettait d'obteiAt vax
•iS% HISTOIRE DE NAPOLEON i", ^B
l'esprit du vieux roi par l'entremise du prince de ff Paix. Resté seul avec Escoiquiz, il prit ce ton familier et caressât toujours si séduisant, si inattendu dans la boucbe d'un homme puissant et redouté. 11 le traita en esprit supérieur, en homme d'Etat déjugé des préjugés vulgaires. 11 lui communiqua tout d'abord son intention de détrôner les Bourbons en dédommageacl Ferdinand avec le royaume d'Étrurie. Quant à l'Espagne elle formerait une puissance indépendante; il n'en voulait pas même garder un village. A cette révélation accablante Escoiquiz resta confondu de surprix. Napoléon invoquant alors le souvenir des scènes d'Aranjuez, lui peignit l'impossibiHlé ou il était de reconnaître une abdication dictée par la violence, il allégua le défaut de formes, la protestation positin qui invalidaient cette renonciation ; et comme le bon chanoine s'évertuait i lui démontrer qu'elle avait été libre et volontaire : w Laissons cela, chanoine, s'écria tout à coup Napoléon en mettant de côté les préantions oratoires pour aller droit au fait, et dites-moi <i je puis perdre de vue que les intérêts de mon empiit et de ma maison exigent que les Bourbons ne régnent plus en Espagne tOuand bien même vous auriez raison dans tout ce que vous avez dit, je vous répondrais.: Mauvaise politique I u et il se mit alors à lui expliquer toutes les raisons qui faisaient que l'Espagne était aat possession absolument indispensable à son système' Napoléon ne pouvait plus désormais en aucun casse Ûer à un prince de la maison de Bourbon, même eO admettant que ce prince épouserait une princesse de la famille Uonaparte, car ce n'était pas là une garantie sérieuse. Ce ii'feliii\,9a.¥>^VM,\ i^u'on pouvait préseol^^
de tels cb&teauz en Espagne. Il n'y avait qu'une seule chose sensée et raisonnable, c'était le détrônement des Bourbons. Il y était résolu depuis Tilsit, il avait Tapprobation de l'empereur de Russie ; l'Europe entière et bientôt l'Espagne elle-même applaudiraient, car il allait apporter aux Espagnols une constitution libérale et une complète régénération. La populace se soulèverait peut-être sur quelques points, mais il ' aurait pour lui la religion et les moines^ et les mécontents seraient bien vite réprimés : «Croyez-moi, ajoutat-il, j'en ai fait l'expérience : les pays oùily a beaucoup de moines sonl faciles à soumettre. »
Et pendant qu'il déroulait avec une extrême volubilité ce tableau complaisant sous les yeux d'un auditeur évidemment flatté, à travers sa tristesse, d*être choisi pour confident de ces plans grandioses, ce personnage,, étrange, sensible lui-même à Teffet qu'il produisait sur son interlocuteur, jouissait de le voir fasciné; il l'enveloppait tout entier de ses câlineries ; il riait, gesticulait, s'agitait, tantôt pinçant Foreille du bon chanoine, tantôt reprenant les attitudes d'un maître du monde.
Tandis que Napoléon prenait la peine de jouer cette curieuse comédie en présence du pauvre Escoiquiz, Savary s'acquittait avec beaucoup moins de frais de sa mission auprès de Ferdinand. Il annonça froidement an prince que l'Empereur avait résolu de substituer sa propre dynastie à celle des Bourbons , et qu'il fallait, en conséquence, renoncer à la couronne d'Espagne. On a tout dit sur Savary quand on constate qu'il se présenta le front haut, pour transmettre ce message au malheureux jeune homme, qu'à force de mftXi^^^*
3n SXSTOr&K DS VAPOLiOV I*.
il avait tfzrê p» à pis vers rdiaie. D est des s ixilt it Bérîte est de savoir bien porltf li oc le Hulbecr : œ qafam peutdire de Safny, cTest qo€ p^sonne n^a jamais porté me trahiaon aiae phB d'aisance, de sanp-finnd rt nitee de fiartS que» ptéôenx senritrar; on Toft qifB est li dans nn èié- ■enl*. Le lendemain cl les jeors suivants, Napoléoa lepril rentrciien aiec Eseoiqnii. Il Ini offrit de noevean pour Ferfinand» en {change de la renonciatiai deanaiidée. ce même royanne d'Ilmrie dont il afiS d<îà par deox fois trafiqoé en dopant, avec une invariable effroctene, toQs cenx qui avaient été assez simples pooT accepter une compensation de la main d\in spofiatenr. Cette fois. les conseillers de Ferdinand résistèrent avec une honorable opiniâtreté ; mais, ceqm peint Tesçère de cécité dans laquelle leurs illusions les avaient fait tomber. c*est qn*en persistant dans ee refusais slmagînèrent amener rEmperearàcompositico, fiermement convaincus qu'il ne cherchait qu'à les effrayer, et demandait beaucoup pour obtenir nn peu.
Xapoléon, impatienté des longueurs de ce qu'A appelait lui-même sa tragédie de Bayonne^ avait déjà coiapris que la présence du roi Charles, de la reine, et sor tout du prince de la Paix, leur inspirateur à tous deux» lui était absolument nécessaire pour venir a bout de b résistince de Ferdinand. Conformément à ses ordns
1. Satarj a affirmé résolument dans ses Mémoires qu'il n'arait (ai: ceue démarche aoprcs de Ferdinand que beaucoup plos tard, et sar <cn assurance pluseors écrivaîcs Pont dédaré calomnié. Hab b date de sa démarche est établie d'iine f^çom eertome par deax let* très de V. de Ceraîlcs, toutes dfjx écrites le 37 arr.! léD). cl dort Tune i é*.é p\:b'.\ée dans le Moniiemr (S feTr.er IS.'Cq. Tautre dans las Mèmnoint d*Jaani;a«L£^(^^«vâ\.
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réitérés, Murât était enfin parvenu à tirer Godoy des mains de la junte de gouvernement qui ne voulait le relâcher à aucun prix dans la crainte de compromettre le peu de popularité qui lui restait. Il le fit aussitôt diriger sur Bayonne, où il arriva le 26 avril. La reine et le roi s'empressèrent de prendre le même chemin , mais après avoir fait publier, sur la demande expresse de Napoléon \ la protestation dans laquelle Charles IV rétractait son abdication comme imposée par la contrainte.
Les vieux souverains arrivaient à Bayonne irrités au plus haut point contre leur fils, auquel ils attribuaient tous leurs malheurs, lis étaient dégoûtés d'une royauté qui ne pouvait plus être qu'un fardeau peureux après tous les témoignages de haine et de mépris qu'ils venaient de recevoir de leurs sujets, heureux de se trouver enfin réunis en sûreté à un ami qu'ils n'espéraient plus revoir. Quant à celui-ci, qui devait la vie à l'intervention de Napoléon, et qui, en outre, craignait tout de lui, il était disposé à tout faire pour le contenter. Rien n'était plus favorable que de tels sentiments à la réalisation des projets de Napoléon, car il était facile de se servir du père pour obtenir la renonciation du fils, et plus facile encore de se faire céder par Charles IV une couronne qui ne pouvait plus avoir aucun prix à ses yeux. On commença donc par s'assurer de l'assentiment du prince de la Paix, dont on n'eut pas de peine à gagner la connivence dans l'état de découragement où il était tombé. Napoléon lui fit part de son intention de punir Ferdinand en le forçant de faire