‹ Histoire de Napoléon Ier (volume 2)Chapitre 261 sur 310 · I. Napoléon à Murat, 8 juin · texte numérisé non relu

I. Napoléon à Murat, 8 juin

difficulté à LantaenO) pendant que Lefebvre-Desnoettes, dans sa marche contre Saragosse, repoussait successivement les bandes aragonaises à Tudela (8 juin) et à Malien (13 juin). Dans toutes cesaflaires, là résistance des injsurgés fut presque insignifiante ; nous n*eûmes à combattre que des rassemblements de bourgeois et de paysans mal disciplinés, mal armés, à qui la rapidité et l'ensemble de nos mouvements faisaient perdre la tête. Ce qui donnera, plus que tout autre détail, une idée de leur inexpérience et de leur infériorité naturelle, c'est la proportion des pertes subies de chaque cdté. A Logrono, ils eurent cent tués ti nous un seul ; à Cabezon, ils en eurent plus de cinq cents et nous de quinze à vingt; à Tudela, trois cents et nous dix; à Malien enfin, ils avaient perdu près de mille hommes et nous à peine une vingtaine. Encore la plupart de ces malheureux succombèrent-ils dans la fuite sous le sabre de nos cavaliers^ plutôt que dans l'action, qui ne durait que quelques instants. On voit, d'après ces proportions, que ce furent là de i| vraies boucheries, et non des combats dans l'acception ordinaire du mot. Et pour ceux qui massacraient ces fugitifs incapables de se défendre, pour ceux qui étaient venus porter la dé* vastation dans un pays où ne les appelait ni un intérêt, ni une passion, ni une idée, ni Tombre même d'un grief, cela s'appelait de la gloire ; pour ceux, au contraire, qui mouraient sur le seuil de leurs foyers envahis, en invoquant tout ce que l'homme a de cher et de sacré, cela s'appelait du brigandage.

Les deux expéditions de l'Est et du Midi, celle de Dupont surtout, qui devait être si désastreuse, idl^

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