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pour a faire mettre le château dans un état respectable et pouvoir contenir la ville > ; » enfin, le 19 juin» alors que tous les éléments de cette difficile situation lui sont connus, il va, par un trait d'aberration qui parait à peine croyable, jusqu'à ordonner que tout en désarmant les rebelles on forme dans chaque ville des compagnies de gardes nationales qui prêteront main-forte aux alcades» assumeront la responsabilité et maintiendront la tranquillité du pays, c Voilà, lyoute-t-iiy ce qu'on aurait dû faire à Tolède, k Aranjuez» à Ségovie et parumt ailleurs^. » C'est à son confident Savary, tout fraîchement arrivé à Madrid pour suppléer Murât tombé gravement malade à la suite de ses mécomptes^ que Napoléon expose cette lumineuse conception.
Par bonheur, il avait enfin sous la main, à Bayonne, ee précieux spécifique qui, dans sa pensée, devait infailliblement mettre un terme aux déchirements de
TEspagne. Ces troubles et ces désordres ne devaient après tout surprendre personne; ils avaient été dans tous les temps l'accompagnement obligé de ces crises qo^on nomme des interrègnes. La présence et le couronnement du roi Joseph allaient tout faire rentrer dans l'ordre, rallier non-seulement les pacifiques, mais ces classes si nombreuses qui ont besoin pardessus tout d'un état de choses régulier. Joseph était connu en Europe comme un souverain d'humeur douce et paisible; nul doute que les Espagnols, mis en demeure de choisir entre un tel prince et les maux