‹ Histoire de Napoléon Ier (volume 2)Chapitre 267 sur 310 · T 2iTl£5 îî TE CINTRA. — LES · texte numérisé non relu

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w-^xmts ::ue Xî^oircn rût lui envoyer se trouvaient «r Ir Rirri rt sur TLlbe, à Texceptior. de quelque? rj*.:ï r .jimeLts de;"i rentrés en France et qu'il fut ::r^ dr disséminer un peu partout, tindis que les forces de l'insurrection grandissaient chaque jour. A lest, le marécinl Moncey, sommé par Na:o!é:D*Je marchrr à tout prix sur Valence, était arrivé sous les murs de cette plare dans les derniers jours de juio après a*oir j\ré plusieurs combats des plus acharnés. A la suite d'un assaut dans lequel il avait perdo tro s :ect< hon.mts, il avait dû reconnaître Timpossibil.'wf de s emparer de Valence, et il était revenu sur Cuer.ca à travers mille dangers. A l'ouest, l'insurreo tion osV'K'âV.i ^sau çardé ses positions, mais elles

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étaient devenues beaucoup plus fortes par suite d'un événement des plus graves : le Portugal tout entier s'était soulevé contre Junot, qui, loin de pouvoir envoyer à Bessiéres et à Dupont les délacliemeots prescrits par Napoléon, se maintenait à grand'peiae sur les points qu'il occupait encore. Au mi li, notre escadre de Cadix, après avoir vainement attendu l'apparition annoncée de Dupont, avait dû se rendre aux insurgés.

Ce général lui-môme, se voyant menacé de perdre ses communications dans la Sierra-Morena, et se sentant compromis à Gordoue par l'armée de Castailos, qui le tenait en échec sur sa droite vers Séville, et par l'armée de Grenade , qui marchait sur sa gauche vers Jaën, avait rétrogradé jusqu'à Andujar. Là il se trouvait couvert par le Guadalquivir et adossé au débouché des délilés de la Sierra-Morena. D'après l'ordre de NapoK'on, Savary lui envoya, pour le renforcer, la division Vedel qui était restée jusque-là sur un point intermédiaire, à Tolède; mais ce secours, Qtile pour le maintien de ses communications, était ^B^de mettre Dupont en étal de reprendre l'offensive. ^Ki,'armée espagnole d'Andalousie était, de toutes ^^M armées de l'insurrection, non-seulement la plus ^Bjlmbreuse, U mieux disciplinée et la plus redouta- ^^t en raison de la quantité de troupes régulières ^^^'elle renfermait, mais elle était aussi celle dont les passions étaient les plus ardentes. Nos soldats, dans leur retraite de Gordoue sur Andujar, avaient reconnu avec horreur, i l'aspect des cadavres mutilés de leurs camarades, qu'ils avaient afîaire à un ennemi qui n'attendait aucun quartier et qui .n'en accordait non

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plus aucun. En Italie, en Allemagne, Us ne s'étaient famais mal troavés da saccage des villes; cela leur paraissait produire une impression salutaire sur l'habitant, et comme leurs instincts de débauche et et pillage y trouvaient leur compte, ils profitaient do premier prétexte venu pour s'y livrer. A Lubeck il avait suffi de quelques bandes de fugitifs traYersant la ville sans Taveu des habitants pour donner le signal d*une immense dévastation. Souvent il ne fallut qu'un coup de feu parti d'une maison. Les AUemandi n'en avaient pas moins fait bon accueil à nos soMiti qui, d'ailleurs, savaient souvent se faire pardonner par la légèreté insouciante qu'ils portaient dans k désordre comme en toute chose. Machiavel a remarqué que les Français étaient le peuple dont les exactions étaient le plus supportables , parce que, dit-0, ils n'en savent pas garder le fruit et le dépensent d'ordinaire avec ceux qu'ils ont dépouillés*. Les aventnriers de l'empire pillaient avec entrain et gaieté, comme l'attestent les chansons du temps, en célébrant Yéniis, Bacchus et Bellone, c'est-à-dire le viol et l'ivrognerie en même temps que la guerre. Ils semblaient con* vaincus qu'ils y mettaient tant de grâce qu'il était impossible de leur en vouloir. Mais l'Espagnol, plus susceptible que le Germain , prit très-mal ces aimables plaisanteries. A la suite du sac de Cordoue, il se mit à tuer régulièrement tous les soldats isolés qui Im tombaient sous la main. Quelquefois il les égorgea avec des raffinements de cruauté inouïs qui avaient pour but d'impressionner d'une façon désagréable

]. Rttrotti di Francia.

rimagination des envahisseurs et qui produisirent, en effet, une sensation des plus pénibles. De retour à Andujar, le corps de Dupont avait perdu une grande partie de cette assurance qui est si nécessaire à ce qu'on nomme le moral du soldat.

Les renforts insuffisants dont Napoléon pouvait disposer avaient été dirigés partie sur Saragosse, où le général Verdier venait de prendre la conduite do siège (1" juillet), partie sur la Catalogne, où Duhesme harcelé par les bandes insurgées avait été forcé de rappeler Ghabran de Tarragone. 11 destinait le reste à Bessières qui, placé à Burgos avec des forces considérables, était chargé de tenir en respect les insurgés de la Galice, des Asturies, de Léon et de la Yieille-Gastille, que commandait toujours le vieux la Guesta auquel on avait adjoint le général Blake. Le corps d'armée de Bessières était, dans la pensée de Napoléon, celui qui devait frapper le coup décisif de la campagne. C'est à Bessières qu'il réservait l'honneur de remporter une sorte de victoire d'Iéna espagnole ; toutes les autres opérations, cpUes même de Dupont et de Moncey, étaient secondaires. C'était dans les plaines de la Castille- Vieille que se trouvait, selon l'Empereur, le nœud de notre situation militaire ; ce nœud une fois tranché, toutes les autres défenses de l'Espagne tomberaient d'elles-mêmes. L'illusion de Napoléon à cet égard est complète, et elle se montre avec une lumière qui ne laisse rien à désirer, soit dans ses lettres à Joseph, soit dans les notes si circonstanciées qu'il dicte pour Savary. C'est à Bessières qu'on doit envoyer tous les renforts disponibles, car c'est lui qui couvre Madrid « et c'est là qu't4\.

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tout*.» Et si Dupont éprouYait un échec, « cela serait de peu de couséqueDce ; mais le coup qui serait porté au maréchal Bessiéres, serait un coup porté au cœur éê Farmée et qui donnerait le tétanos^. » Savary, à qui sa présence sur les lieux permet d'avoir des idées plm saines que son maître, car il faut rendre justice même à Savary, a pris sur lui d'envoyer à Dupont, qui le demandait avec instances, un nouveau renfort composé de la division Gobert; Napoléon l'en bl&me ve^ tement : « Dupont a plus de forces quHl ne lui faut. ■ C'est encore à Bessières que devait être adressé Go* bert : < Je suis fâché, écrit Napoléon, que Savary n'ait pas senti la faute qu'il faisait en hésitant à renforcer Bessières.... C*est à ce maréchal que j'avan destiné la division Gobert'. » Et il ajoute ^dans la note que j'ai déjà citée cette observation qui traduit encore plus clairement sa pensée : « La vraie manière et renforcer Dupont^ c'est d'envoyer des troupes à Bessières.* Que Napoléon fût ici radicalement dans le faux, c'est ce que l'événement allait avant peu lui prouver par une leçon .terrible; mais il n'est pas superflu de montrer comment et pourquoi il se trompait. Ce grand capitaine commettait ici une erreur analogue à celle dont il s'était si souvent moqué aux débuts de sa carrière, lorsqu'un de ses adversaires lui avait reproché c de ne pas le battre selon les règles. » Loi aussi il appliquait aux Espagnols la routine politique et militaire qui lui avait si bien réussi vis-à-vis dei

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