Joseph à Napoléon, 24 juillet
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de fortune oa d'éducation. Les moines seuls, prévoyant la destruction des abus , et les agents de VinquisUion qui entrevoient la fin de leur existence, agitent le pays. »
Les lettres de Joseph et la correspondance même de TEmpereur sont la réfutation la plus éclatante de ce mensonge éhonté. Le clergé était après les courti- I sans et les hauts fonctionnaires la classe qui se mon- I trait la plus disposée à se rallier. Il fut entraîné dans I le mouvement national et s'y comporta courageuse- I ment, mais il ne le créa pas..A différentes reprises Joseph et Napoléon lui-même se louent des sentiments de conciliation que montre le clergé : « L'officier de BessièreSy écrit Napoléon le 25 juillet, quelg ques jours après sa lettre à Alexandre, a dit qxu les pritres et même ks moines désirent fort la tranquillité. > Le témoignage de Joseph est encore plus décisif. Le I ^6 juillet il écrit à son frère : « J*ai réuni chez moi tous les chefs du clergé régulier et séculier, je leur ai parlé pendant une heure. Il me paraît qu'ils sont par-
^ Us dans de bonnes dispositions. >r Le lendemain 27, analysant les sentiments de la population en général, il revient sur le même sujet : c Les grands et les riches, dit-il, les femmes surtout sont détestables. » Voilà pour ces « personnes de rang, d'éducation, de fortune » que Napoléon représentait comme très-satis faisantes .Quant an clergé, voici ce que Joseph en dit : « Le clergé que -/aï vu hier, s'est bien conduit aujourd'hui. On me rapporte que beaucoup de pritres ont inspiré de bons sentiments au peuple ^ »