Joseph à Napoléon, 37 juillet
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jours, Tespérance rendue à ses nombreux ennemis; mais au lieu de s'en prendre à son propre aveuglement, il ne songea qu'à poursuivre, à flétrir, à frapper les victimes de son imprévoyance. Il mit à perdre Dupont tout l'acharnement qu'il avait déployé contre Villeneuve : < Lisez ces pièces, écrivait-il à Clarke le 3 août, et vous verrez si depuis que le monde existe il y a eu rien de si béte, de si inepte , de si lâche. Voilà donc justifiés lesMack,les Holenhohe,etc.... Je désire savoir quels tribunaux doivent juger ces généraux, et quelle peine les lois infligent à un pareil délit. > Ces lâches, écrivait-il un autre jour, porteront leur tête sur Téchafaudl Au reste il y ayait dans cette colère beaucoup d'aflectation , et quelquefois il la jouait assez maladroitement, témoin cette phrase presque burlesque qu'il adressait à Davout : « Dupont a déshonoré nos armes, il a montré autant d'ineptie que de pusillanimité. Quand vous apprendrez cela un jour, les cheveux vous dresseront sur la tile. » (23 août.) Le désastre de Baylen entraînait l'évacuation de Madrid qui se trouvait à découvert du côté du midi. Joseph quitta précipitamment cette capitale dans la Journée du 29 juillet. 11 y avait huit jours qu'il y était entré. La veille deux mille domestiques avaient en même temps déserté le palais comme un lieu pestiféré ^ Les courtisans se conduisirent comme les domestiques. Pas un d'eux n'accompagna Joseph dans sa ftaite. L'armée française se replia sur l'Èbre. Ses chefs ne jugèrent pas assez solide la ligne du Duero que reeommandait Napoléon dans l'intérêt de l'armée de