Joseph à Napoléon, 14 août
368 HISTOIRE DB RAPOLÉOll V.
Portugal, alors aussi menacée que celle d'Espagne.
Verdier dut lever le siège de Saragosse après un noo-
yel assaut qui fut aussi meurtrier et aussi infructoeoi
que tous ceux qui Tavaient précédé. Joseph porta sod
quartier général à Miranda, où le maréchal Jonrdai
qu'il demandait depuis longtemps à Napoléon fiot
bientôt le rejoindre, et notre armée réunie sur l'ibn
étendit ses cantonnements de Bilbao à Tudelados
une forte position défensive qui loi permettait fit-
tendre des renforts et la présence annoncée de 1 Es-
pereor.
Le mois d'août ne s'acheva pas sans qu'un nooiel
échec presque aussi désastreux que celui de fiqlefl
eût lemi la gloire des armes françaises. Depuis ph»
d'un mois on n'avait aucune nouvelle de ïmûéeit
Portugal. Ce silence ne tenait pas seulement à Hiwi**-
rection espagnole qui avait interrompu toutes te
communications entre la France et Lisbonne, otf
aussi à la révolte des populations portugaises.' JflDt*
n'occupait plus que quatre ou cinq places fortes du»
. le Portugal, lorsque le I- août parut en vue de Fei-
houchuredu Mondego la flotte qui portait Vsamktir
^ 5 était déji Illustré dans les Indes par k ^
fia sagesse de sa conduite militaire, sir ArthiH^
liliy, s. connu plus fard sous le nom de WelLu*
^pour soutenir le soulèvement espa^^
ÏVellesley s'était d'abord présenté devaS U O
iéfaite de Rio-Seco, avaient comme ceux de Saisie voulu refuser tout renfort étranger- ils n'ait acceçU ii^ Y kT^%VN«tt% ^^ ^^ ^„ j,,^.
gent et des munitioos.Wellesley avaiten conséquence choisi pour théâtre de ses opérations ce littoral étroit ^ et escarpé du Portugal dont il allait bientôt faire un I camp retranché inexpugnable contre lequel devait ^ échouer toute la puissance de Napoléon. ^ Débarqué avec dix mille hommes, et quelques 1^ jours après, renforcé de quatre mille, Wellesley se ^{ hâta de prendre l'offensive avant l'arrivée de sir Hew .^ Dalrymple, qui devait avoir le contmandement de l'ar- ^ mée lorsqu'elle aurait complété son effectif. Junot comprit les dangers qu'il courait à se laisser assaillir par les Anglais dans une ville de trois cent mille . Ames toute prête à se révolter. Il forma le plan très- ■ sage de se porter au-devant de l'armée ennemie et de I la jeter à la mer avant l'arrivée de ses renforts. Mais pour exécuter un tel dessein, ce n'eût pas été trop de ' toutes ses forces réunies. Elles s'élevaient encore à Tingt-neuf mille hommes; Junot ne sut pas les conf. centrer à temps. Il s'obstina à garder la plupart des positions qu'il occupait encore; il rappela Keller* ^ mann de Sétubal, mais il laissa des garnisons à El- ^ "vas, Santarem, Alméida, Péniche et Palmela, indépendamment de celle qui maintenait Lisbonne* Il exposa en outre à un péril des plus graves un détachement de cinq mille hommes qu'il avait chargé d'observer les Anglais , sous les ordres du général , J)eIaborde. Attaqué par Wellesley, près de Roliça, dans une position trop avancée eu égard à ses forces, Delaborde soutint le choc d'une armée trois fois plus nombreuse que la sienne et défendit le terrain pied à pied avec la plus brillante intrépidité ; mais il ne lui fallut pas moins se dérober par une prompte retm\A^
iàT»r;s^ tv.-. • wr:- ?re$ de dnq cents hommes, elli rijnîUifTh > ^*: ri; z*hT un échec, ce qui produit toou^;.^ u: ÎÎ&-. 3i:i»^ti scr le soldat fi5 août/. ^ M.xuiu il; .^ .-oùve;, Weliesiey s arança jusqDÎ ^- -.. .^* . v: re/û.a: z,lt ôeui nouvelles brigida .■^ :\ .-u.-^av ài:a riir:* £ armée à environ cii-hni s- ^ !- ^ttv.s jjiiX e-^: enrn parrer:] i rallier «s ---.:.;. i.'.in ,m''î^ àb^ r-rzT»» s'eJeiafri:; à î:l •« -.,> .^ z^ .» niiitt ii:aLiD55=. E s'r-ia.: aTaD.-e.de
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, ,.-.-îT=- . irzjrô de Junot -=i ^iimise
-^ : r: '^ii^ohze, dans Je* tii- -;.rj de
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^^ ... .:,--:-. Iiâlryitple, alors sur j* rcH:*
.,*i\ -Tr. . i.a.: forcé à attendre à V.:i,i;j-: lirri-
V* 1 -. Lo.vtau corps de dix mille tc;Li^£^\-^^àe-
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3lit:v-: M.r, tf îK. Pcncv. Har). * .,^
yait amener le général Moore. Heureusement pour lui,
. le môme motif poussa Junot à l'attaquer sur-le-champ.
^ Le 21 août, de grand matin, Junot commença son
. mouvement, et vers sept heures du matin, il atta-
. quait les positions de Wellesley. Le général Delà-
borde, soutenu par les généraux Loison et Thomière,
«^élança impétueusement à l'assaut des hauteurs de
Yimeiro, sur la droite de l'armée anglaise, qui pa-
nissait relativement dégarnie. Les Anglais n'avaient
presque pas de cavalerie, mais leur infanterie était
^ solide et résistante. Le feu bien dirigé de leurs nom-
breuses batteries arrêta court les assaillants et bien-
^ Ut les rejeta en désordre sur les pentes qu'ils avaient
^ gravies. Notre attaque contre leur gauche étant secon-
** daire, et par ce motif même faiblement soutenue,
^ avait été moins heureuse encore, et les deux gêné-
^ nux de brigade qui la dirigeaient avaient été mis hors
^ decombat . Junot lança alors sa réserve composée de sol-
W dats d'élite et commandée par Kellermann, en la faisant
■ soutenir par son artillerie que conduit le colonel Foy.
^ Les grenadiers de Rellermann franchissent les pentes
■* en courant, et bientôt ils couronnent les hauteurs de
^ Yimeiro; mais là ils sont reçus par des décharges
^ meurtrières qui les font reculer, notre artillerie est
* démontée avant d'avoir pu prendre position et son colonel tombe grièvement blessé ; enfin, notre cava-
^ lerie rendue inutile par les montuosités du terrain,
* se borne à protéger la retraite de nos bataillons à ¥ mesure qu'ils sont repoussés. Notre attaque a échoué
sur tous les points et l'armée anglaise est restée intacte dans ses positions.
Il était alors midi et nous avions perdu dix-huit
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oests H/i—w»»* ^ trente pièces de euMMi. Les Aurais m'2v»e=.t qo/s œnt timte-<|iutre loés el troii eeits tRAlr-dsq b essés ". Jnnol œnunsuida b relniU. qot Ismée os^n sus être inqnîélèe. WeUedef i: ocas focrsmrre, mab il n^étaît dêîà plus géfx âied^ «1 Bomid, qui a¥ait pns le commaéBmet-i tqr» Ik ii^Lvïkt^ ne loi pemul ims cfadieiv «ft nsuuTf^ La anafBe de camlene eôt rcnda d'aS* JBIET % TmxrsOLQe ilScile. Le ler.deaam, Jnnoly^Ri m rjnaisi 4»i çaxnv «sa Ton recoBant rimpesBbiiilé £vics!io«^ pins jieçlemps le PortapK enioii fl atato xnaiais jf seafral Kelleroiaïui pour trûterdi ?*:vsiintai:aa. L'irr.T^e éo BosTesa rmiort ansiais remiuit .^cie hfCennizADoc très-urgente. A la saii à'un irmi^ïCc^ ec vie lers débats* cpù duntrent piès de àix jours, les pléaîpotefltlaires sisnèrent esiÈ, ie 30 iouL« la coQveasi.a ie Cintra. L'escmire msKr i|ui était i)io«|uee ions le port de LùboDoe et (fé arait constamnKnt rerjsê de s'associer aox eAortsie Junct, Tocila: icss' aToîr sa conreacioa à part. Sinia- ¥iiie. son amini. obt:ct que l'escadre resterait en dépôt dans aa port and ils JDSrqu'i La coDclasioo de b paix entre les guTemements respect £s.
La conTention de Cintra acortUit à rarmée de Jqbo' des conditions loct à fait inespérées. Depuis le déteqnemect de Mo^re, il était en effet devenu pcssibk de la iêire prisonnière, sîloi de la détruire. Raitoe, démoralisée, cernée par les insorrections espagook et {!ort3gaise, en même temps que par trente milk
. ?i;3 n ii VTi'^TStûc ao etnèràk For.-irJ. 21 tout itf^
hommes de troupes excellentes, il lui était difficile d'échapper à l'alternative de se faire tuer sur un dernier champ de bataille ou d'être prisonnière de guerre. C'était au fond l'avis d'Arthur Wellesley, qui voyait avec regret l'armée * perdre le fruit de ses deux vict jires ; mais la Gère attitude de Junot et le prestige encore si puissant des armes de Napoléon, imposèrent au général Dalrymple et à son lieutenant Burrard. Us accordèrent à Junot une espèce de capitulation, aux termes de laquelle l'armée française devait évacuer entièrement le territoire portugais, mais avec armes et bagages et sans être prisonnière de guerre. Le gouvernement anglais se chargeait de la transporter par mer à Lorient et à Rochefort. La convention de Cintra excita un violent mécontentement en Angleterre, comme en Portugal et en Espagne ; elle fut néanmoins exécutée avec une parfaite loyauté dans le cours du mois de septembre. Le cabinet britannique se contenta de mander les trois généraux anglais que l'opinion publique accusait devant une commission qui les acquitta ^
Au moment où les troupes de Junot s'embarquaient pour la France, confuses de leur prompte défaite et incertaines de la réception qui leur serait faite, à l'autre extrémité de l'Europe une armée s'embarquait
1 . II résumait ainsi son opinion dans une lettre à lord Castlcreagh : « Dix jours après la bataille du 21 nous ne sommes pu plus avancés, nous sommes même moins avancés que nuui aurions pu et dû Tétre le soir même de la bataille. ■ {Dispatches.)
2. Ils alléguèrent pour se Justifier la difficulté très-réelle de forcar l'armée de Juaot sans cavalerie, et Tavantage d'une évacuation immédiate du Portugal. {Rqtort of the Board of inquiry. — Ann, Rrg. 180J».)