‹ Histoire de Napoléon Ier (volume 2)Chapitre 290 sur 310 · NapokoiikTiSVE^«iÀ,V%^b\^:n^Efc^\%QIK · texte numérisé non relu

NapokoiikTiSVE^«iÀ,V%^b\^:n^Efc^\%QIK

MAPOL^OH KR ESPAGNE. k&3

le conseil d'Ëtat, le Corps législatif.... La Convention, l'Assembïèe législative étaient représentaols , telles étaient alors dos constitutions. Aussi le président disputa-t'il le fauteuil au roi.... apjourd'hui ce serait une préUniion ehiinérigue et mttne crimitulle, de vouloir représenter la nation avant ^Empereur. Le Corps législatif improprement appelé de ce nom devrait être appelé comei/ Mt^lait/'pui&qu'iln'a pas la faculté de faire des lois, c'en ayant pas la propasitioD-V/n'eti^ue la réunion des mandtUamt des conseits électoraux. ■

Telle était bien dans tous ses traits essentiels cette constitution qu'il voulait imposer à toute l'Europe comme un type de perfection immuable et absolu; un sénat servîle et tremblant composé de ses créatures, un conseil d'État composé d'instruments actifs et dociles, un Corps législatif réduit au rôle d'une cbambre d'enregistrement, et au-dessus de ces ombres un homme, seul représentant de la nation, k la fois tribun et dictateur, investi du triple pouvoir de constituer, de légiférer et de gouverner. Ce n'était pas peu de chose que d'avoir si promptement réalisé cette théorie dégradante en pleine civilisation chrétienne, au milieu d'un siècle de lumière, mais c'était peutêtre dépasser la mesure que de la proposer si ouvertement à l'admiration des peuples, car on avait pu accepter le césarisme comme une nécessité funeste et passagère, mais personne n'y voyait un système nor^ mal et durable. L'auteur seul de cet anachronisme prenait son rêve au sérieux, lui seul voulait poursoïvre jusqu'au bout cette exhumation de la décadence romaine. Sa pensée ne pouvait sortir de ce cercle étroit, il en ressuscitait les noms, les institutions, Ua

ousurs . 1 fa reôerâoîi ks analogies an point qa'O !K iQiiniJi^&rtîfir siîsk?^ dcffastrede Dapont suisk Gonniapfr i rssi #r SAT^ssak/ 7i2ipiiu ; enfin il TÎnS avec iedcifs iaiB ers &dâs aifrenx dont le soofcnir esc on sncnems* zoor lool esfirit libre. A Tépoqse même tu i ixiaùhâSi XkA àt fléanx sor la malhenmse SspagTP. par nzi trc àe contradiction qui dV wt pu adore xœ ^£aiis it oerrean d'an César es démence, 1 en^y^ à dmbmotiès le projet d'un wnfk (âf /^'scjj loi ie^t jtre iâH an sommet de Mootmartre H « ;r V^-^sunc ^ w ■w^u |»iWcg|i<>nf soteaflfiff ir i;^ z'SLs . L'érection if^ tsmple de la Psux, lo siX2ïr~: :- >I Tenait ie ii^cbler la conscriplion es h 'pomz: i Tinz soi^mcd tt: '.e iKxnmes, loi sejùiii de^ù-T r.r» peur xus les Français une démr-nstraiiâfl sai;5 Tî-jKJrx 5» 5*is izoiccoas ccadlîantes: et en eût, D ja::! er rr-^TSiir. il zini: pas en»re trop prèsosi df la créézllzi- if rs ?ec;> ju ou mène avec des œoS. C* ^e^jl* i»fn:: rc--:dr de trente à quarante cilinssw. rr-T-v* l'tii'rrs :ê de cette somme eût pu nuire i îi j*:>z'zlLr.zi ca morixinirrit . Napoléon arail « Fuk ifLiszKzX rmilne de la lever eidosireffieit sor A iisse ôe< eieciecrs q:i: ne comptât pas tlaïf plus 5* r«iû* l ^^aniLte m file membres actifs. CéUâ «fooc 5eî>:a 2cn ^ralcul eue s^mme de mille à trois miik t~f^ i imposer i diaccn de ces Curia^es d'un dos-

E j irait dqî près de ns^t jours que Napoléoo cCaI: i Mfcind, et il n ivait encore rien ait pour battre Tirzif^ Anglaise, n est certain que si, peu de jours

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après son arrivée dans cette capitale, il avait selon sa méthode habituelle marché tout droit aux Anglais pour achever sa victoire, il aurait mis Tannée de Moore dans le plus grand péril. Ce général n^avait, en effet, reçu que dans les premiers jours de décembre, son artillerie et sa cavalerie que lui amenait son lieutenant Hope, de la vallée du Tage à travers la chaîne de montagnes qui sépare les deux Castilles; mais il n'avait pas encore pu opérer sa jonction avec le général Baird. Moore était un chef prudent autant que brave : il était adoré de son armée et ses juges les plus sévères ne lui ont reproché que son excessive défiance de lui-même. Il avait éprouvé en Espagne tous les mécomptes qui attendent un homme de commandement au milieu d'une insurrection désordonnée. Apprenant coup sur coup à Salamanque les désastres de Tarmée espagnole, profondément découragé par le désordre, l'indiscipline, l'inertie des auxiliaires sur lesquels il avait compté, irrité des alternatives de jactance et d'abattement qu'offrait leur conduite, trop faible enfin lui-même avec ses vingt mille hommes, pour entreprendre rien de sérieux contre un ennemi si supérieur en forces, Moore, en proie aux plus douloureuses perplexités S s'était d'abord décidé à quitter sa position avancée de Salamanque pour battre en retraite sur le Portugal en donnant à David Baird l'ordre de rétrograder sur la Corogne. Bientôt après, sur les instances des généraux espagnols et de Frère, l'envoyé britannique auprès

1 • On en trouye le témoigna^ à chaque page de sa carretpim* dance et de son journal.

de la junle centrale, il consentit, k la grande joie dt ses soldats qui brûlaient de combattre ', à marcber sur Valladolid pour faire une diversion en faveur in insurgés de l'est et du midi. Siais en se décidant i attirer à lui dans le nord les forces de Napoléon, il Iti fallut sacriQer ses communications avec le Portugilit déplacer sa ligne de retraite, qui allait être désornuif sur la Corogne au lieu dVtre sur Lisbonne.

Haussa marclie sur Valladolid, le général Mooniotercepta un message par lequel Napoléon prescrinilà Soultde se porter surLéon et de refouler le corpsdeli RomanadanslaGalice. En conséquence decerenseigah ment il prit un peu à gauche la route de Toro età Benavente pour soutenir ses alliés contre Soult.etft le 20 décemtire à Majorga sa jonction avec nainl,cc qui porta ses forces à vingt-cinq mille homini»'. Heureusement pour nous, SouJt était resté dânslo environs de Carrion, et il put se replier devant les ilglais qui s avancèrei. t jusqu'à Sahagun (32 décerobt*;.

Telle était la situation de l'armée anglaise lorsiM Napoléon se détermina enfin à venir l'attaquer- U nombre de ses troupes dans la Péninsule n'avait W que s'accroître, puisque les corps d'armée de Junittf de Mortier venaient de déboucher l'un sur Buipt, l'autre sur Saragosse oi't il alLiit renforcer )ioaaf. nos soldats avaient même rempoité sur les EspagOib de nouveaux avantages, et cepeud'tnt bien loin (fH

I , Stiry 0/ Ihe prninsular war by Ihe msrquis of Londonderri.

1. Ce chilTre esl établi dcducUon («île des uoupes laisiêciM ftlugal ouàLugo, des malades restés dajis les hôpitaux. 11 eMea^^ i un rto* o/Jî«>j dr l'armée de Moore en datn du l9 insère dan« i Hûloire dt la guerre de la PéninnU

HAPOLiON Stt KSPAGHE. 4&7

DOS embarras fussent termîDés ea Espagne, tout y semblait & recommencer. La soumission de Madrid avait produit dans les provinces un mouvement de colère et d'indignation. Les armées de l'insurrection, bien que repoussées sur tous les points, semblaient se recruter dans la fuite comme les nôtres se recrutaient dans la victoire. Tout ce qui n'avait pas été tué sur le champ de bataille s'enrôlait tôt ou tard de nouveau. Au bout de quelque temps il n'était pas un Espagnol en état de porter les armes qtii n'eût servi successivement dans cinq ou six armées différentes. Il fallait tua* pour soumettre, et Napoléon ne reculait pas devant cette conséquence très-li^que de son entreprise. Hais elle était d'une exécution difScile avec un ennemi si habile à se dérober. Aussi voyaitnïn reparaître en quelques jours une armée dont les bulletins avaient annoncé la totale destruction. L'armée de Blake, anéantie à Espinosa , comptait aujourd'hui dix mille hommes en Gastille et presque autant dans les Asturies sous les ordresTde la Romana ; celle de Palafox, enfermée dans Saragosse, tenait en échec les deux corps de Moncey et de Mortier; celle de Castafios, si vivement poursuivie à Sigilenza, s'était rabattue sur Cuenca dans de fortes positions sous les ordres du duc de rinfantado, et ses rangs grossissaient à vue d'œil; celle d'Estrémadure enGn, sur le point de se dissoudre sous ses propres excès après Somosîerra, et déshonorée par le meurtre de San Juan, son général, . avait été rappelée à l'ordre par Galuzzo qui orcupaît Almaraz sur le Tage.

Cette situation de" nouveau incertaine après des juccès en apparence si décisifs est peut^tre au fond

4L3 HISTOiRK SB KaPOLI

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HAPOLÉOM EN ESPACHE. 459

serres d'artillerie et de cavalerie. La perie des Aoglsùt lui paraissait presque certaioe, et il est incontestable qu'ils eussentéchappé difficilement s'ils s'étaientlaissé placer entre ces quarante mille hommes et le corps de Soult : ■ Je pars & l'instant, écrivait-il à Joséphine le 22 décembre, je vais manœuvrer les Anglais qui paraissent avoir reçu leurs renforts et voufoir faire U$ crâna. Le temps est beau, ma santé. parfaite, sois sans inquiétude. >

Le soir de ce même jour il franchissait à pied les pestes du Guadarrama par une affreuse tempête de neige. Le temps, si beau jusque-là, était devenu mau- Tais, mais sans ralentir la rapidité de nos mouvements. Le 25 décembre Napoléon était & Tordésillas, non loin de Valladolid, toujours convaincu qu'il allait surprendre et enlever l'armée anglaise : « Faites mettre dans les journaux, écrivait-il à Joseph, que 36,000 Anglais sont cernés, que je suis sur leurs derrières, .tandis que Soult est devant eux*. > Quelques jours plus t&rd il fallut déchanter.

Averti par la Homana de la marche de Napoléon, lir John Hoore, en ce moment sur le point de se porter MOT Salda&a pour y attaquer Soult (83 décembre), comprit la nécessité d'une retraite immédiate s'il voulait éviter de se trouver pris entre deux feux. Il sut .prendre son parti avec autant d'habileté que de décision. Son chemin le plus direct pour gagner la Corogne était la route de Hansilla, mais comme elle était encombrée par les équipages de l'armée espagnole, il rétrograda rapidement sur fienavente, y fit

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