‹ Histoire de Napoléon Ier (volume 2)Chapitre 301 sur 310 · I . Instnzctlcns du ^i} mirs · texte numérisé non relu

I . Instnzctlcns du ^i} mirs

RUPTURE AVEC L*AUTRICHE. b05

ments donnaient plus de poids à l'avis du général en chef qui devait seul décider puisqu'il était seul responsable.

Dans un tel état de choses, les incidents nécessaires pour changer les démonstrations menaçantes en hostilités déclarées, ne se font jamais attendre ; il!« se produisirent presque au même instant des deux côtés. Un ofOcier français, porteur des dépêches de l'ambassade de Vienne pour la légation de Munich, mais, sans caractère ofBciel, fut arrêté à Braunau et tous ses papiers furent saisis et décachetés. A peu de jours de ]à, dans une marche de Wûrtzbourg sur Ratisbonne, les avant-postes d-t Davout violaient le territoire de l'empire autrichien ^ Napoléon n'eut pas plutôt appris l'arrestation de l'ofBcier français, qu^, par mesure de représailles, il fit saisir sur toutes les routes les courriers du cabinet autrichien. Il n'en fallait pas tant pour consommer une rupture dont tous les actes préparatoires étaient depuis longtemps épuisés. Hetternich demanda ses passe-ports, et le iO avril au matin Tarchiduc Charles franchit Tlnn avec son armée, pendant que le Tyrol, prenant feu avec la rapidité d'une traînée de poudre, s'insurgeait tout entier pourchasser les garnisons bavaroises.

Napoléon s'attendait à être attaqué, mais il ne pensait pas l'être avant le 15 avril, époque à laquelle il se proposait de rejoindre son armée sur le Danube. Mais le 10 avril, à la demande que l'ambassadeur autrichien fit de ses passe-ports, il comprit que l'entrée

1 . Ce fait est constaté par une lettre de Napoléon I Clarke, à la date du 5 avril.

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