‹ Histoire de Napoléon Ier (volume 2)Chapitre 305 sur 310 · SECONDE PRISE DE VIENNE · texte numérisé non relu

SECONDE PRISE DE VIENNE

sani derrière elle dans les principales places, à Ratisonne, à Passau, à Linz, de forts détacheoaeDts destinés à protéger nos communications et à défendre le ube contre un retour possible de Tarchiduc. Le ^80in de surveiller le cours du fleuve avait été confié Davout. Après avoir suivi l'archiduc jusqu'au pied a Bœhmer-Wald, ce maréchal s'était rabattu sur aubing et fermait la marche de l'armée. L'arvée attendue de Bernadette à Ratisbonne allait vaut peu permettre à Napoléon d'appeler à lui le rps de Davout.

L'archiduc Charles avait espéré nous devancer à i^rems et s'y joindre à Hiller pour couvrir Vienne. Il ^e tarda pas à renoncer à cette illusion. Elle lui était ■o'autant moins permise qu'il avait perdu beaucoup de Amps à Budweiss en Bohême dans une complète inaclIKon. Il ordonna donc à son lieutenant de repasser Air la rive gauche du Danube, ce que Hiller, serré de ^ès par notre avant-garde, s'empressa de faire en Plétruisant le pont de Krems. Hiller laissa derrière Ai un détachement chargé d'aller renforcer les minces viennoises qui se préparaient à défendre la calAitale.

^ Le 10 mai 1809, l'armée française parut devant (tienne. La vieille ville avait encore l'enceinte bas- {donnée qui avait jadis résisté aux efforts des Turcs, Allais elle contenait à peine un tiers de la population tfke la capitale, et ses vastes faubourgs étaient sans "Moyens de défense. L'archiduc Haximilien, chargé du >mmaDdement de la place, avait sous ses ordres une ÛDzaine de mille hommes de troupes régulières, ■indépendamment de la milice. U sacrifia les faubourgs,

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-vv ,-- - ::\irai: pas soi-même. Les épithètes d ;r-

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^ v osujca du 13 mai 1809.

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des bulletins et proclamations à l'adresse de l'empereur d'Autriche. En les entendant répéter chaque jour, la multitude ignorante des soldats avait fini par se persuader qu'en effet Napoléon avait dû, dans quelque circonstance inconnue, accabler ce prince de ses bienfaits avant de l'accabler de ses coups; mais pour espérer accréditer cette invraisemblable légende chez les peuples qui avaient partagé la mauvaise fortune et les avanies infligées à l'empereur François, il fallait beaucoup compter sur la puissance du charlatanisme. U fallait porter cette confiance jusqu'à la folie pour venir aux Hongrois, la main ouverte, en leur offrant « l'indépendance et la liberté ^ » quand cette main était encore toute rouge du sang des Espagnols. Il fallait la pousser au delà de toute limite pour s'exprimer dans* les termes suivants au sujet du noble et généreux Schill, en apprenant qu'il venait de soulever son régiment à Berliù , pour l'entraîner vers la Westphalie : Le nommé Schill, espèce de brigandy qui s'est couvert de crimes dans la dernière campagne de Prusse^.

Jamais monarque asiatique, jamais idole humaine jetant ses oracles aux foules prosternées n'avait tranché avec une infaillibilité plus tranquille les grands problèmes du bien et du mal. Le bien n'était plus qu'une émanation de sa propre personne; c'était tout ce qui servait ses desseins; le mal, c'était tout ce qui les contrariait. Les actions des individus comme celles des peuples n'avaient plus d'autre critérium

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