Dépèche du U avril
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peut se demander enauile s'il £ avait ktUi-îl? Pichegru avait consLamaicQt déclu'é dans aes interrotjalaîres qu'il ne parlerait qus devant le Lribuiiol ; depuû la duperie dont il avait été l'objet de la pjirl de Ilcalf U s'expliquait en lerioes ti^ès-ajuers au sujet du PreiiU£r (Consul i OD savait qu'il avait ûté le dépûsilaire de plus d'UQ seei'el k l'époque du 18 frucLidur, et depuis, CODcemant le général Bonaparte; on connaissait ion caractère énergique et résolu ; aa ti'igiiorail pas enûo i]u'il était poussif à bout, pr^l k dtutiîrer tous les voiles. 11 n'en fallait cerlainemcnt pas davantage pour décider un ennemi lout-puisaant, aux yeux de qui U vie d'un homme ne coinptùt pas plus que c«Ua d'un moucheron. Mais le Tremicr Ooauii, a-t-on dit souvent, n'avail-il pas ua plus grand intéi'ét encore à se déiairedc Moreau, et dans ce cas, pourquoi frapjwr l'ichcgru? La réponse ai facile. Picliegru ^UitteU»nient compromin qu'il n'aviit plus rien à ménager ni h espérer ; il ne pouvait se relever ua peu devast l'opinion qu'à la condition d'attaquer ouvertement la tjiannie du Booapartei Mui'diu clùl au contraire dam une &ituaIioa «îi il ne pouvait p^s même exprirosr ud blâme sur ta puliliqne du ('.unsul sans s-'eifioser lU soupçou d'une Lostilil'j pei-iaBfiulleriin'} avait contre lui ^ue des charges IrùS'lugcres, il leur eût doun^ du poids, en prenant dans le procès le râle duo rival otf même d'un opposant; il devait se renfernwr stricte' mtnt dans la discussion des faits qu'on lui rejirocliail. C'uUJent U des raisons décisives de ne pas craindre de £& pail ce qu'on redoutait de celle de Pidiegru; et d'ailleurs comment faire croire que Moreau, contre qui on n'avait aucune preuve, avait pu s'oljandonner