Signé le 24. mai
16^ HISTOIRE DE HAPOLÉON 1".
alors isolée par soite da partage des indemnités germaniques» resta dans l'attitude craintive que lui commandait la prudence et continua à nous témoigner de froids égards. M. de Cobentzel eut même la faiblesse de dire à notre ambassadeur Champagny, mais seulement dans une conversation privée, < que son maître comprenait les nécessités de la politique, > ce qu'on fit valoir à Paris comme une adhésion du cabinet autrichien. Les petites cours germaniques terrifiées parurent ignorer Tévénement. La Russie seule protesta énergiquement. Cette puissance eut en celte occasion l'honneur d'être l'interprète de l'opinion du monde entier. Aussitôt que la nouvelle parvint k Saint- Pétersbourg, Alexandre fit prendre le deuil à toute sa cour. Quelques jours après, une note sévère et hautaine à l'adresse du cabinet français vint préciser le sens de cette mani restation'. Après avoir exprimé les sentiments f de douleur et d'étonnement > que l'événement d'Ettenheim avait causés à l'Empereur, la note relevait l'infraction au droit des gens, commise par la violation d*un territoire neutre, et annonçait que le gouvernement russe se réservait d'agir auprès de la Diète. La petite cour de Suède imita courageusement la conduite de la Russie. La réponse du Premier Consul ne se fît pas attendre ; elle est restée mémorable par le mal qu'elle nous a fait. S'il ne s'était agi que de répliquer par un sanglant affront à de trop justes plaintes, cette réponse aurait pleinement atteint son but. Hais s'il s'agissait d'éviter une rupture imminente par une habile temporisation, de pallier en les