Napoléon à Tulleyrand, 2 août I8f
3. Lucchesiiji, SuUe cause e gli efldli dellu confcdtrazione rfnana.
HÉGOCIATIOIfS. 5IS5
reille entreprise était peut-être politique dans le sens étroit du mot ; mais liée à tant d'autres aventures, elle n'était pour nous qu'un danger de plus, car elle devait nécessairement avoir pour premier effet de nous aliéner la Prusse. £lle eut connaissance du projet et y trouva de nouvelles raisons de se tenir sur ses gardes. One troisième circonstance acheva de la pousser à bout. Au commencement d'octobre 1804, Napoléon sous l'influence de cette sorte de vertige qui le portait à braver et à provoquer sans cesse ses amis comme ses ennemis, sans aucun grief nouveau et même sans autre motif apparent que le plaisir d'une vaine fanfaronnade, donna tout à coup l'ordre de faire enlever le représentant de l'Angleterre à Hambourg par une brigade de gendarmerie. Et quelle raison alléguait-il pour justifier cette nouvelle violation de territoire? la circulaire de Lord Hawkesbury déjà vieille de six mois et à laquelle personne ne songeait plus! Ëcoutons-le s'expliquer lui même à ce sujet :
c Immédiatement après l'affaire de Drake , lord Hawkesbury eut rimbécillité de faire une circulaire pour justifier auprès des cabinets de l'Europe la conduite de ce ministre. Pour faire ressortir davantage le ridicule tt l'atrocité des principes qu'il y avançait, mon intention était d'envoyer aux mêmes cabinets la circulaire avec une réponse, fat mieux pensé defms. Je désire faire enlever le ministre anglais à Hambourg ainsi que ses papiers, et immédiatement après je ferai notifier cet enlèvement aux cours de l'Europe en le justifiant d'après la note de lord Hawkesbury ^ •