Napoléon à Fouché^ *28 août 18C
IfÉGOCIATIONS* 223
nir, ce qui eût été plus politique que de la uier, il semblait vouloir y pousser également la Prusse. Cette puissance était portée vers nous par des liens plus forts que la sympathie^ par ses intérêts. Bien que trèsblessée de Toccupation du Hanovre et de L'enlèvemeot du duc d'Enghien sur le territoire de Bade, elle venait de nous donner une nouvelle marque non équivoque de ses bonnes dispositions en refusant d'accueillir la protestation que le comte de Provence lui avait adressée lors de la proclamation de l'Empire ; elle était à la veille de l'expulser de Tarsovie pour complaire £ la police ombrageuse de Napoléon. Elle avait, à la vérité, signé un traité secret avec la Russie, mais ce traité avait un caractère tout défensif . Sans en fiure connaître l'existence au gouvernement français, elle lui en avait à plusieurs reprises recommandé les points essentiels. Que l'armée du Hanovre ne dépassât pas trente mille hommes, qu'aucune nouvelle violation de territoire n'eût lieu en Allemagne, et la Prusse se déclarait non-seulement satisfaite, mais favorable. Et pour mieux avertir le cabinet français de l'importance qu*il attachait à ces deux objets, le roi de Prusse avait remplacé son ministre d'HaugwItz, le partisan décidé de notre politique, par M. de Hardenberg, qui était non pas hostile, mais indépendant. 11 était difficile d'espérer de la part d'une puissance jeune et ambitieuse une politique qu'on pûtsatisfaire i meilleur marché. Cependant Napoléon arriva en peu de ten^)&à la mécontenter sur tous ces points^ en dépit de ses promesses réitérées. Dès le mois de juillet il augmentait son armée du Hanovre par des envois de conscrits, en alléguant pour prétexte l'attitude prise
"^ --ic. '^ i'*'*fi3^5*rs • • Dans un moment,
Tu^'»iîti*"»t, «^ù de grandes puissances * ^^,, As ^TffiTenances jusqu'à porter le "^^*^ .,,^->a^ ff£ ^^^ voulu renverser le gouvera^ : -4^ icrple que je prenne des précau- ^ --.iiwr «n mesure^;» raisonnement qui ,^^^ .•^* ^^^^ ^^^ esprit absolu. Comme nous \ ^ai«ctfs par la Russie, il nous fallait aussi vc j ?russe . Telle a été la logique constam- \^. tr v4r notre politique étrangère sous le pre- ^^5 . iai?4iv, ot l'on s'est étonné qu'elle ait flni par ^i^/ i/cte l'Europe contre nous. A ce grief qu'on ^ «littr.-iiit en y touchant sans cesse, Napoléon en ^^*i:t bientôt un autre que la Prusse elle même .i.iii^ pas prévu, mais qui ne lui fut que plus sen- ^;* e. Dans le cours de son voyage sur les bords du vhP, pendant le mois de septembre, l'Empereur des Pinçais vit beaucoup les souverains des ÉtaU secondaires de l'Allemagne; il les encouragea à s'unir, à •brmer par leurs seules forces un centre capable de résister à l'attraction des deux grands États qui convoitaient leurs dépouilles ; il jeta en un mot le premier fondement de cette confédération du Rhin dont le souvenir est rcïté si odieux aux patriotes allemands. Il eut pour principal instrument dans cette œuvre l'électeur archichancelier de Dalberg qu'il avait favorisé dans le partage des indemnités, et qui représentait en toute occasion aux confédérés l'intérêt qu'ils avaient à ménager un voisin si redoutable*. Une pa-