‹ Histoire de Napoléon Ier (volume 2)Chapitre 93 sur 310 · LE PAPB PIS TU A PARIS. S · texte numérisé non relu

LE PAPB PIS TU A PARIS. S

détourner d'ane résolution si grave, on le vit m dernier moment sur le point de reculer parce que la lettre de Napoléon avait omis une formule convenue, it loi avait été portée par le général Caffarelli au lieu de lui être remise par deux évéques * I n quitta Rome le I novembre. Napoléon vint au-devant de lui jusqu'à Fontainebleau, iùais, dans la crainte de montrer farop de déférence pour son hôte , il voulut que leur première rencontre semblât due au seul hasard. Ce fut en habit de chasse, entouré de ses mameluks et d'une meute de cinquante chiens, dans un carrefour perdu de la forêt de Fontainebleau, qu'il se présenta au saint père*.

Les deux souverains s'embrassèrent, et lorsqu'ils remontèrent ensemble en voiture, Napoléon prit la droite, ce qui décida de l'étiquette pour tout letempsdu séjour du pape à Paris. Ce n'était là que le commencement des petits déboires qui, selon le témoignage de Consalvi, remplirent son &me d'amertume. • Je tairai, dit-il à ce sujet, les humiliations dont Pie VU fut abreuvé. La mémoire et la (jlume se refusent à de telles narrations. » Napoléon se montra ici ce qu'il était en toute chose; toujours et partout il lui fallait la part du lion; il ne pouvait souffrir aucun partage; il étiit prêt à vohr une concurrence même dans les honneurs rendus i un genre de mérite qui n'avait rien de commun avec le sien ; il eût été jaloux de la popularité d'un saint comme de l'influence d'une fcmme; il ne connut jamais les délicatesses de la cour-

Page 1