‹ Histoire de Napoléon Ier (volume 2)Chapitre 95 sur 310 · LE PAPE PIE VII A PARIS. Î · texte numérisé non relu

LE PAPE PIE VII A PARIS. Î

prétentions, les autres choqués dans kur goût. Le pape était exaspéré d'avoir attendu TEmpercur pendant plus d'une heure ; l'Empereur était indisposé contre le pape d'avoir été forcé de se soumettre la veille à un mariage religieux avec Joséphine qu'il avait Tarrière-pensée de répudier. On remarqua qtffl ne fit que bâiller pendant toute la cérémonie. Ceux qui ne bâillaient pas avaient, si l'on en croît l'archevêque de Halines, un autre genre de préoccupation, c'était la crainte de ne pouvoir conserver leur sérieux jusqu'au bout. Si un seul rire, a écrit ce prélat, avait donné le signal , c'en était fait de la gravité de l'auguste assemblée, Charlemagne et ses paladins disparaissaient au milieu d'un immense accès d'htlarfté. L'ironie secrète qui se mêlait à la solennité pour la tourner en dérision dut surtout frapper tous les esprits lorsqu'on entendit ce monarque du moyen âge élever la voix pour prêter serment de maintenir tigor lilé des droits, la liberté politique et civUe, VirréwcabilUi de la vente des biens nationaux! Ici l'anachronisme touchait au grotesque. Au reste les coups de surprise qui étaient familiers au génie de Napoléon ne manquèrent pas & la cérémonie du sacre. On sait comment, lorsque le pape s'apprêta à déposer la couronne sur le front impérial. Napoléon la lui retira brusquement des mains pour se couronner lui-même contrairement à toutes les promesses qu'il avait faites, et comme pour bien constater qu'il ne devait son pouvoir qu'à lui seul. Cette inquiète fantaisie de parvenu toujours préoccupé d'établir ses titres ne pouvait que blesser profondément le pape qui était venu de Rome à Paris pour ce couronnement dont on semblait ne plus le

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r digne- II prot sta contre le changement întro- *"^t dan^ ï^ pwiçniaiine; il fit savoir que si le Moni- !^^ rapport! t fe Éiit t^^l q^'ii s'êlait passé, il se ver- *^" t JaflS '* nécessité ds? rappeler qu'on lui avait man- ^^!i ftf parote- De li le silence longtemps inexpliqué *•" le journal oïciel garda sur cette imposante so- '" td ' «ît *^ ^^ incidents qui la signalèrent. T nape prol^os** ^^^ séjour à Paris pendant plumois- II «ut tout le loisir de voir combien il ^•'1 lit 3biisi «û comptant sur la reconnaissance de '^ t.rnbb protéjîé. Le service qu'il avait rendu, et il «'eMg^'^i^ beaucoup la portée, avait tellement •V <sîs espérances qu'il alla jusqu'à se flatter d'ob- " ■ ju gouvernement français l'abandon complet * - Ibertés gallicanes, la restitution au clergé des Jpji? rét.it civil et l'adoption du catholicisme non .•jtf.vaime relig'on privilégiée, mais comme reli- '" 'fli'Etat. Mais l'accueil que reçurent ces demandes, \ «1^*5 dans une série de mémoires qui furent ré- N^par le cardinal Ântonclli, dissipa promptement V# i'Itîsi'ns du saint-père; il rabattit beaucoup de L$ prétentions et les réduisit successivement, à peu ^ rfio« près, à l'objet des promesses un peu vagues W|>n lui avait faites pour le décider au voyage de 1^15, Mais, si même alors on n'avait pas jugé à pro- «lit» de prendre avec lui des engagements formels, on « eUit encore bien moins disposé maintenant qu'on Bavait plus besoin de lui. Portails répondit point par Mjnt au mémoire du cardinal dans ce style plein de j^nceur et d'oncti n dont il avait appris le s?cret en

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