LE PAPE PIE VIT A PARIS
i*occupant des affaires ecclésiastiques ; il prodigua à la cour de Rome beaucoup de belles phrases et d'eau bénite de cour, mais ce fut tout ce qu'elle obtint. Le seul succès remporté à Paris par le pape fut le réta blissement du calendrier grégorien qui se fit quelques mois plus tard, et la rétractation des évéques constitutionnels qu'il dut uniquement au charme et à l'aménité de ses manières.
Repoussé sur le terrain des prétentions religieuses, Ke VII ne craignit pas de s'aventurer sur celui des revendications territoriales où il avait encore bien noins de chances de réussir. Il adressa personnellement à Napoléon un mémoire* dans lequel, après ivoir eiposé toutes les pertes qu'avait subies le saintnége, l'insufCsance de ses revenus, les spoliations dont il avait été victime de la part du Directoire V gouvernement qui grâce au mérite et à la valeur de Napoléon n'avait plus d'existence » il le conjurait ■ d'imiter l'acte spontané et célèbre par lequel Charlemagne rendit à saint Pierre tout le domaine que lui ivaitdéjà donné Pépin son père, et qu'avaient envahi les Lombards , c'est-à-dire l'exarchat , la Pentapole, ifec l'addition d'autres domaines et particulièrement lu duché de Spolëte et de Bénévent. > Cette fois ce fut Talleyrand qui fut chargé d'éconduire au nom de Napcdéon le pieux solliciteur. 11 le fit avec des ménagements infinis et avec les plus dévotes assurances. • C'était Dieu lui-même qui avait élevé l'Empereur sur le trône et prescrit les limites de son pouvoir. L'Empereur devait respecter les limites que Dieu avait tra-