Mémoires de Gonaalvi, tome II
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Téter son adnistère à Tauguste cérémonie.... rtaÏÏ entretiens pour les races futures et quel sujet • ^ ■ tiJfl P*'*^ I*'"'?® ' ^®* souTeraîns, des prin- ^ i^jiniw»»****" frappés de ce grand spectacle ^^' A-aoctf rassise sur les anciens fondements ; au jfjiSga * «•** pompe et sous les yeux de l'Éternel Vsrc^Voe ja^iwnc^ût le serment qui assure Tiiitégrité V T^^ .'...Le serment de Napoléon sera à jamais SfTMcr ie* ennemis et l'égide des Français I » Kwt:» v^ait rénumération des bienfaits du nou* «lAt T^^me; rachëvement des codes, l'institution ^> K^.t décennaux; les encouragements prodigués ^ iipiculture et au commerce; le percement des nu>Jtf^ (t canaux ; tout cela mis en regard des « ri- «•N<^^ lointaines et des ressources précaires du gou- ^fMfiuent britannique. » Il n'était pas jusqu'à notre liitriue emprisonnée dans nos port?, qui ne fournit à ^•f Ubieau officiel une comparaison toute à notre 4«<iutage, car c les flottes de nos ennemis s'usaient .*mttt les vents et les tempêtes^ tandis que les nôtres ap- ^rvnaient sans se détruire à lutter contre elles. » CVtait assurément un point de vue nouveau que c^Iui qui envisageait comme uhe cause de supériorité pour notre marine l'inaction forcée qui l'avait jusquelà empêchée de voir la mer. A ce compte quel avantage le long repos de nos escadres devait avoir sur la fatigue des flottes britanniques! Dans ce simple mot se trouve l'explication de toutes les méprises de Napoléon au sujet de notre marine.
VExposé contenait un tableau de la situation de l'Europe, qui était d'une fantaisie non moins hasardée que celui Je la prospérité intérieure, mais qui
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avait en outre le tort plus grave d'être fait au plus haut point pour blesser et alarmer les puissances du continent. Napoléon prenait à leur égard un ton de protecteur et de donneur de conseils, assez semblable à celui qu'il eût pu se^permettre vis-à-vis du gouverneur de quelque province de son empire, distribuant ici l'éloge, là le blftme avec la haute impartialité d'un arbitre des destinées humaines. On devine si ce ton devait plaire à des souverains déjà irrités, mécontents et qui n'attendaient qu'une occasion pour se déclarer contre lui. Il commençait par leur signiGer en termes ambigus deux changements qui n'étaient de nature ni à les rassurer ni à les bien disposer en notre faveur. Le discours d'ouverture avait déclaré solennellement « qu'aucun Ëtat ne serait incorporé dans l'Empire. > V Exposé annonçait non moins solennellement « que la république italienne administrée et gouvernée par les mêmes principes que la France demandait comme elk une organisation définitive. » 11 ajoutait que la Hollande t gémissait sous un gouvernement oligarchique.... 11 ne lui manquait qu'un gouvernement ferme, patriote et éclairé. > Pour quiconque savait comprendre à demi-mot, cela voulait dire que ces deux États indépendants allaient recevoir à leur tour le coup de baguette magique qui avait métamorphosé la république française en monarchie et il eût fallu un degré de stupidité bien extraordinaire pour ne pas voir là une incorporation. On passait ensuite en revue les Étits et les souverains , en caractérisant d'un mot leur attitude et leur conduite, comme on eût fait dans un bulletin militaire : « l'empereur d'Autriche consacrait à la restauration de ses
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lînances et & la prospérité de ses provinces U r»pm que lui comtUïaitM la Joyauté de son caractàre et l'iai^^I de ses sujets.... Le roi de Prusse se monlrail l'ami de la FraDca.... La Turquie iiaii mcUlanu dauis sa pplUique, tlie tuivailpar crainle tm sijsUrine que ion intirél (Utavoue. > La Itussie enfin recevait, soua forme de conseil, un avertissement des plus clairs: • L'esprit de Catherine la Grande veillera sur le» conseil» d'AlewBdre. U se souviendra que l'amitié de la France est pour lui un contre-poiits nécessaire dans la balance de l'Europe i que placé loin d'elle il ne peut ni ratleindre ni troubler son repos,... ■ Ces derniers mois allaieal, on le voit, jusqu'au défl. Ëlraoge et Douvelle l'açoo d'apaiser les ressen LimenU et de se faire des amisl
Il y avait énormément à rabaltre dans ce double tableau de notre situation intérieure et extérieure. En ce qui concernait l'Empire Irau^ais, on ne poovait nier que le rétablissement de l'ordre et de la régularité dans radiQînietratioD de nos finances, les améliorations introduites dans la perception de l'impôt et la gestion des revenus publics, les subsides levés tur l'étranger, la sécurité produite par les victoirdt du consulat, enfin la confiance qu'inspirait un pouvoir fort à une nation affamée de repos, n'eusseDt ameof d'heureux résultats au point de vue de la prospérilé matérielle et de la ricbe&se nationale. Notre commerce et notre indu£trie avaient commencé à se relever; du manufactures s'étaient fondées, et à cAté d'elles du écoles d'arts et métiers ayant pour but de les alioMlter ; nos routes du Simplon, du mont Cents, du mofit tienëvre, nos canaux de Sain l-Quen lin, d'Àrlss, d'Aîgues-Mortes, ceux de la Itelgique, toutes nos voies de
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oomnHuîcation iotérieure par terre <m par eau s'ajuélioraieot oo s'achevaient ; mais le renouvellement de la guerre était bientAt venu tout remettre en question. L'immensité des armementsdirigéscontre TAngleterre, on destinés à tenir l'Europe en respect, avait porté les dépenses de Tannée 1804 au delà da sept cents, milliouis ; il liallut songer à faire face aux besoins toujours croissants de l'année ISOid avec des ressources décroissantes, car on ne pouvait plus compter nîsur Tappoint de For américain que nous aviona reçu pour prix da la Louisiane, ni sur les subsides espagnols absorbés désormais par la coopération ouverte de l'JEspagne à la guerre. Le rétablissement des éroiu réunU et l'expédient d'un emprunt déguisé sous la forme d'un escompte des valeurs du trésor par une compagnie de bsnquiers, ne fournirent que des palliatifs insulUsanl^. La confiance fut ébranlée ; les fonds publics subirent des baisses alarmantes que Napoléon eût bien voulu faire cesser par décret, mais son pouvoir n'allait pas jusque-là. Les mauvaises récoltes de Tannée 1804 nécessitèrent une défense de l'exportation des blés^ ; l'interdiction de plus en plus absolue des denrées coloniales et des marchandises anglaises, dans un moment où le sopplément des produits étrangers nous eût été si tttile, ne lit qu'aggraver le malaise, en laissant prévoir, par l'extension que Napoléon donnait à son système prohibitif dans tous les pays soumis à notre ioQuence, que l'idée du blocus continental était déjà née dans son esprit Les vices d'un semblable état de choses devaient atteindre la fortune publique dans ses sources