‹ Histoire de Napoléon IerChapitre 100 sur 112 · BonaDarte à Tallevrand, 23 septembre · texte numérisé non relu

BonaDarte à Tallevrand, 23 septembre

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mauvais esprit de vos factions la perdra infai]lil>leïDent*. » C'était là presque mot pour mot le discours qu'il tenait aux Espagnols en 1808 lorsque après des machinations encore plus odieuses il envahissait leur territoire : « Espagnols, votre nation périssait : j'ai vu vos maux, je vais y porter remède.,.. Je veux acquérir des titres éternels à votre amour et à votre reconnaissance.... Espagnols, soyez pleins d'espérance et de conflance, souvenez vous de ce qu'ont été vos pères*. » On le voit, les procédés de cette politique étaient peu variés ; c'était dans les deux cas la inéme violence et la m^e hypocrisie, mais les Suisses en 1802 n'avaient malheureusement pas les mêmes moyens de résistance que les Espagnols en 1808.

Ney était sur la frontière avec 30000 honmies. La ^umission des Suissesse faisant attendre, il reçut Tordre de pénétrer sur le territoire de la Confédération en concentrant ses troupes et en agissant par masses de façon à écraser rapidement tout ce qui s'opposerait à sa marche. U devait en outre rédiger une proclamation dans laquelle il aurait soin de dire que « les petits cantons avaient demandé la médiation du Premier Consul, que le Sénat avait demandé la médiation du Premier Consul, qui touché des maux auquels ils étaient en proie avait cédé aux soUiciiatiom de la nation Suisse*. » C'était là, en effet une chose bien importante à constater* mais plus facile à dire qu'à accréditer en Europe. Bonaparte n'avait pas pensé à invoquer c^ argument décisif dans son propre manifeste. Les Sm'sses

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