CHAPITRE VIÎ
Aussitôt quTI eut réglé toutes les conditions de la paix avec le pape, le général Bonaparte se hâta de revenir sur l’Adige. Il lui tardait de prendre â son tour Poffensive contre T Autriche et d’ouvrir la campagne qui allait forcer cette puissance orgueilleuse à se déclarer vaincue. Tant que Mantoue était restée debout, il avait été contraint d’attendre sur l’Adige le choc de ses adversaires, expectative pénible, pleine de périls, et contraire à notre tempérament militaire aussi bien qu’à son propre génie qui ne soutint jamais la défensive qu’en la transformant en agression. Aujourd'hui, n’ayant plus à craindre de laisser derrière lui une place forte qui contenait une armée, et l’Italie prête à se soulever, il pouvait s’élancer en avant et se livrer sans contrainte à ses inspirations. Il avait reçu un renfort considérable composé de l’élite des armées du Rhin et commandé par un de leurs meilleurs ofüciers, le général Bernadotic.