‹ Histoire de Napoléon Ier (tome 1)Chapitre 9 sur 48 · IG HISTOIRE DE NAPOLEON · texte numérisé non relu

IG HISTOIRE DE NAPOLEON

Moreau qui Tavait formé de ses propres troupes pour son rival, y avait apporté un soin plein de désintéressement et de délicate courtoisie qui excitait à bon droit l’enthousiasme de Carnot ; « O mon cher Fabius, que tu fus grand dans cette circonstance ! » s’écriait-il à peu de temps de là en rappelant ce souvenir h Ce renfort, ajouté au corps rendu disponible par la capitulation de Mantoue, portait l’armée de Bonaparte à soixante-quinze mille hommes. Grâce à l’organisation des légions lombardes et cispadanes, cet effectif pourrait être employé presque tout entier dans la nouvelle campagne.

L’armée autrichienne était cette fois bien inférieure à la nôtre, même sous le rapport du nombre. Le conseil aulique avait rappelé des bords du Rhin l’archiduc Charles, qui venait de sauver la monarchie par ses brillantes opérations contre les armées combinées de Jourdan et de Moreau. Jeune comme Bonaparte, et comme lui illustre dès son coup d’essai, ce prince semblait le seul général que l’Autriche pût nous opposer désormais : on lui avait confié les dernières ressources de l’Empire. A l’armée qu’on était parvenu à lui recomposer, devaient se joindre, par un virement semblable à celui que nous venions d’opérer, six divisions formant quarante mille hommes, tirées des troupes qu’il avait commandées sur le Rhin; Qiais ces ordres ayant été donnés très^ard, il leur l’allait encore une vingtaine de jours au moins pour achever leur mouvement.

Cette éventualité pouvait faire naître quelques

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