Not de Sébastiani, à la date du 16 septembre
CAMPAGNE DE PULTUSK
Russie, il rétablit en Valachie et en Moldavie les deux hospodars destitués, sans toutefois rompre avec la France. Mais il était déjà trop tard pour revenir en arrière; une armée russe, sous les ordres du général Michelson, était entrée dans les Principautés, et la Turquie se trouvait lancée sans retour dans une guerre périlleuse pour la plus grande gloire d’un allié dont le nom ne pouvait lui rappeler que les plus tristes mécomptes, et dont elle allait éprouver de nouveau la douteuse fidélité.
Napoléon vit avec un transport de joie la diversion qui servait si bien ses desseins : « Reprenez confiance, écrivait-il à Sélim, le 11 novembre. Les Destins ont promis la durée de votre empire ; fai mission de le sauver, et je mets en commun avec vous mes victoires 1 !» Le 1 er décembre suivant il lui renouvelait ces assurances dans les termes les plus flatteurs, et il chargeait Sébastiani de signer avec le sultan un traité d’alliance offensif et défensif « par lequel il garantissait à la Porte Vintègritè de ses provinces de Moldavie , Valachie , Servie; et s’engageait à ne faire la paix avec la Russie que de concert avec elle1 2. » Comme pour donner à ces engagements un caractère plus irrévocable encore, il les enregistra dans ses bulletins et ses messages au Sénat, faisant ressortir avec un soin particulier toute la honte qu’il y aurait pour nous à abandonner la Turquie et les dangers qui en résulteraient pour « l’Europe civilisée. » 11 écrivait dans un de ses manifestes adressés au Sénat : « La tiare grecque relevée