ÊDIT
n dre celui de rarmée d'Angleterre... Ensuite te « Directoire exécutif désire que vous puissiez « accélérer assez toutes les opérations qui vous « restent k faire en Italie , pour vous rendre à « Radstadt... Vous demeurerez au congrès de « Radstadt en qualité de plénipotentiaire de la « république française. Vous serez secondé par « les citoyens Treilhard et Bonnier, que le Directe toire nomme plénipotentiaires au même congrès , « et qui formeront avec vous une commission dont « vous serez le président. » Le but de cette dépêche ne devait pas échapper k un esprit aussi pénétrant que celui de Bonaparte , qui d'ailleurs n'ignorait point que Bonnier, son nouveau collègue, avait été envoyé exprès k Lille, afin de. rompre la négociation avec lord Malmesbvu^y. La destination illusoire du commandement d'une armée dite d'Angleterre était loin de pouvoir contenter un général qui , habitué k voir son ennemi , k le suivre , k le battre , se trouvait tout k coup réduit k faire parader sur un rivage des forces de terre contre des forces navales. Cependant, quelques années après, le premier Consul se souvint de cette pantomime militaire du général Bonaparte , et en fît le roman de cette expédition britannique, dont, .par une des merveilles de cette époque, le dénouement eut lieu dans les champs d'Austerlitz.
Le 36 octobre, Bonaparte fut nommé, par arrêté du Directoire , général en chef de l'armée d'Angleterre ; Desaix reçut l'ordre d'aller le remplacer proyisoirement. Enfin , le 1 5 novembre , B«maparte ayant totalement terminé en Italie sa mission de politique et de guerrier, prit congé de ses troupes par cette proclamation :
o Soldats!
■ Je pars demain pour me rendre à Radstadt : 1 en me trouvant séparé de l'armée , je ne serai " consolé que par l'espoir de me revoir bientôt « avec vous , luttant contre de nouveaux dangers. " Quelque poste que le Gouvernement assigne à <■ l'armée d'Italie, nous serons toujours les dignes
■ soutiens de la liberté et du nom français. Soldats, • en vous entretenant des princes que nous avons
■ vaincus, des peuples qui nous doivent leur li- " berlé, des combats que nous avons livré» en
■ doix campagnes , dites-vous : Dam deux eam- " pagTies nous aurons plas fait encore. •
^ " «Haii diffîale de m'u-ux prendre possession
«*''«JC .'.,«„:.- . 1,. ^-en v\o\^<t. Vunin-
«"jour t^ii ^ 'amalion est «ans < on-
^J^^l'^jli^ I. notre hi!il'"tr* mili-
taire. Bonaparte est l'inventeur de ces diplômes de gloire , par lesquels il ne cessa d'ennoblir les soldats français : it est vrai qu'il inventait aussi la victoire dont il leur décernait les lauriers.
Au quartier général de Milan, 36 brumaire (IGnoTembre), an YI de la république.