‹ Histoire de Napoléon (volume 4)Chapitre 26 sur 30 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

AVTAIHK DE COirSTAlTTIirOPL*. BATAILLE d'eTLj^U. LES ANGLAIS DBVAHT

COirSTAITTIITOPLE. GUERRE DE LA PORTE AVEC L*AirOLETERl\E. PRISE

BB DMTTZICK. — - BATAILLE DE PRIEDLAITD. -~- PAIX DE TXLSITT. —7 LE ROI 9K 44X*» aEAXJB-SirO BR VARSOVIE. JEROME, RO^ OE WESTPHALIE.

Ije maréchal Mortier était chargé de faire tomber les places de la Voméranie, e\ le prince Jérôme celles da la SilssiQ, Défà une des capitales de cette pro-

vince , Glogau j avait capitulé ; le 8 janvier, après un siège en règle de vingt-trois jours , Breslau , l'autre capitale, ouvrit ses portes; la brèche venait detre pratiquée. Dès l'investissement de cette ville, le gouverneur avait brûlé ses trois faubourgs , afin d'en éviter la défense. La garnison de Breslau, forte de cinq mille cinq cents hommes, défila devant le frère de l'Empereur. Il ne restait plus au roi de Prusse d'autre capitale que Kœnigsberg. Non loin de là était le champ de bataille où la lutte prochaine entre la France et la Russie devait décider de l'existence de la couronne de Frédéric-Guillaume, qui, fuyant depuis trois mois avec sa famille et sa cour devant la victoire française, était allé chercher son dernier asile dans la petite ville de Memel , sur la mer Baltique, à trente lieues au nord de Kœnigsberg. Le prince Jérôme faisait investir les autres places de la Silésie, Brieg, Neisse , Schweidnitz et Cossel.

En Turquie , toute la population se préparait à combattre l'agression des Russes. Le manifeste du grand seigneur, publié le 5 janvier, avait appelé sur eux la vengeance de l'islamisme. Alors gouvernaient le sultan Sélim et son visir Mustapha Barayctar, qu'une fin déplorable a rendus tristement fameux, et qui semblaient destinés à accomplir ensemble la réformation politique et militaire de Fempire ottoman. L'alliance , ou plutôt l'amitié de Napoléon, présidait de loin à cette grande révolution , dont vingt ans plus tard Constantinople devait donner le spectacle au monde.

Cependant les troupes musulmanes étaient en marche sous les ordres de Barayctar. Quinze mille

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hommes se trouvaient déjà sur les frontières de la Valachie et de la Moldavie; le général d'Olgorouki commandait l'armée russe. Le manifeste du grand seigneur, écrit dans un esprit de modération très-remarquable, eût fait honneur aux cabinets européens ; il se terminait ainsi : ce Les hostilités delà Russieétant « notoires, évidentes, chaque musulman est obligé, a par la religion et la loi civile , de tirer vengeance a de ce perfide ennemi.... La Sublime-Porte n'a déa claré la guerre que parce que son extrême modéraa tion n'a serviqu'à augmenter l'audace et la violeïice « de la Russie.... La cour de Russie demeure respon- <K sable du sang qui sera répandu et des malheurs « qui doivent accabler l'humanité : et jusqu'à ce que « cette cour respecte les traités et les alliances , l'im- « possibilité d'avoir aucune confiance en elle doit « être une vérité reconnue de toutes les puissances a qui sont dirigées par dessentimens de justice et de <c modération. » En effet, indépendamment de la violation commise par le général Michelson , qui avait occupé subitement les villes de Choczim et de Bender, M. Reinhart, consul général de France en Moldavie , sommé , ainsi que toute la mission française , de quitter son poste par le général d'Olgorouki, dont il avait reçu des passeports pour se rendre sur les frontières d'Autriche , tomba entre les mains des Cosaques à une lieue de Jassy, sa résidence, et fut emmené prisonnier en Russie. La suite de cette histoire présentera plusieurs fois encore la même perfidie de la part des mêmes ennemis.

Cependant quatre-vingt-neuf pièces de canon, enlevées aux Russes depuis l'ouverture de leur campa-

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gne , étaient rangées sur U place du Palais de la République que NapoléoD habitait à Varsovie. L^armée d'Alexandre avait déjà perdu dans les différentes affaires, et notanoLOiient dans les combats de Gzaroowo, Pultusk et Golimin, vingt-^cinq à trente mille hoqinies tués ou prisonniers. Le prince de Pon-te-Corvo, piaître de la ville d'Ëlbing, alla à Mokrungen au devant de douze mille Russes; il les mit d^ns une déroute complète , et les rejeta au-delà delà Passarge. Mais Tact ion avait été des plus vives , et dans le trouble de la mêlée Fnigle du tf d'ipfbnterie légère avait disparu ; ce brave régiment ne put supporter cet affront; il se précipita au milieu des bataiUon» russes, les enfonça au premier choc, et ressaisit le précieux dépôt confié à sa valeur.

IjÇS nouvelles de l'empire ottomaa^ portaient à StpÙK^nte qiille hommes les troupes arrivées à Rndschouk. C'était l'araiée dont l'ava^i'l-gairde, de vittgtciiiq mille homjBieSi se trouvait entre Widdîn et BuQcharestt^ où les Russes avaient quinze raijte hommes. \é^ prince Ipsilanti , hospodar de "^alachie, 4u pajrti rvssie , avait été proclama traître , et sa tête ui^ise à prix. Napoléon , profondément frappé de la craiJAte de voir Alexandre conquérir la. Turquie, laissa éckter toute sa pensée en faisant insérer dans 1^ message qu'il adressa au Sénat , le 29 janvier, pour lui dotfiuiier communication des traités conduis avec la maiSiOin de Saxe , le passage suivant , dont l'intérêt semble étraBger à l'objet du message : « Hé ! qui « pourrait calculer la durée des guerres , le nombre a des campagnes qu'il faudrait taire un jour pour « itqpAxer le& malheurs qui pesulteraieot de la perte

« d^ TçiQpirf de Go»staatmoplesi l>mour d'un lâche «t rçp.o^ çlj des délices de la grf^nde ville l'emportait ce s;ur les conseils d'une sage prévoyance? Nous lais-? ce serions à nos neveux wn long héritage de guerres <r et de ijD^ljheurs. X-a tiare grecque yçlevée et trioma pljiaqte depuisi la Baltique jiisqu'à la Méditerranée, ce Qi;^ y^rait de nos joura nos provinces attaquée^^ « par vne puée de fanatiques et de t)aibare$; et si, ce dans cette lutte trop tardive , l'Europe civilisée ce venait à périr,, notre cov^pable indifférence exciÇecc rait; j<qstea>^Bt lesi plaintes cl^ la postérité, et serait « im titre d'opprobre dans l'histoire......)? Napoléoa

était loin de deviner la Saiiiitç-Aliiance , et de prévoir la généreuse insurrçctiion de la Grèce.

Vheure de U grand? guerre venait de sonner encart* Napoléon ^vait quitté Varsovie et levé se§ quartiers, d hîy er. Ljç combat de Mohrungeii servait de préludCr à ce terrible réveil. Le i" février,, toute Tarn^ée était en marche. Le& affaires, de Berg&ied, d^ Wa]|tersdo£f , de Deppen , de Hoff,. qui avaient eu lieu du 3i au 6 février, mais surtout l'enlèvement du plat^i^u de PreussiçhrEylau , et la pri^ de cette ville,. qne> les Russes défendirent avec acharnement depuisi la matinée du» 7 ju^qu'^ di^ç: heures du soip, annonçaient assez;, qu i^n engageaient général ne pouvait se retarder pins long-temps^. £n effet ^ le 8, les deu$ armées s^e trQuvaien.^ en prés^ence, à demi-portée dQ ca^nn^ l'une de l'autre. Au poiiut du jour, les Russes^^ au, nombre d'environ quatre-vingt m^ill^ hcunsqiQSt, occupaient les hauteurs hérissées d'artillerie; le% Français , inférieurs en nombre , et dans une position. ijQoins avantageuse, ^^ pouvs^ent déboucher ert

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développer leur ligne que sous le feu des batteries ennemies. Beningsen, ayant dispose en deux colonnes les troupes du centre de sa ligne et ceUes de sa réserve, engagea l'action par un grand feu d'artillerie dirigé contre Eylau, qu'il parut vouloir enlever. Napoléon , toujours au poste du danger, suivant sa coutume dans les graves circonstances où sa présence lui paraissait nécessaire, fait avancer quarante pièces de canon de sa garde qui répondent à Tennemi. Cette canonnade, très-meurtrière pour les deux partis, est soutenue avec une admirable constance par les Russes et les Français. Le dessein de l'Empereur était d'envelopper l'aile franche de l'ennemi, appuyée aux villages de Serpallen et deSansgarten. De son côté, Beningsen, comptant sur sa formidable artillerie , tenta de manœuvrer par sa droite et d^emporler la ville d'Eylau ; mais Paudace de nos troupes à se déployer sous le feu plongeant de ses batteries, et, bientôt a|)rès, l'attaque formée par le maréchal Augereau, le mouvement de la division Saint-Hilaire vers la droite pour seconder la marche du maréchal Davoust sur le Serpallen , dégagèrent notre gauche. En ce moment, une neige épaisse, poussée avec violence par le vent du nord, obscurcit tout à coup l'horizon; les Français, qui la reçoivent en face , en sont aveuglés. Pendant cette nuit soudaine, les colonnes du maréchal Augereau perdirent leur point de direction, et se trouvant aux prises avec les troupes de l'aile droite des Russes, commandée par le général Tutschukow, et celles ^du centre et de la réserve du général Doctorow, elles eurent beaucoup à souffrir. Augereau , grièvement

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blessé, fut emporté du champ de bataille. Aussitôt que Napoléon s'aperçut des conséquences d'un accident aussi imprévu qu'inévitable, il ordonna au grand-duc de Berg et au maréchal Bessières de prendre soixante-dix escadrons de cavalerie pour les lancer sur le centre dfe l'ennemi. La davalerie russe fiit culbutée au premier choc de cette masse énorme; le grand-duc et le maréchal firent alors charger l'infanterie. Deux lignes russes enfoncées d'abord, deux fois traversées, abandonnèrent leur artillerie; il y eut là une mêlée affreuse, et une perte immense pour l'ennemi. 11 se rallia pourtant à la troisième ligne et se déploya ; une de ses colonnes , forte de quatre mille hommes, qui pendant l'obscurité s'était trop approchée du cimetière d'Eylau , au moment d'attaquer, s'arrêta tout à coup devant un bataillon de la garde qu'avait envoyé Napoléon ; abordée à la baïonnette par le bataillon, chargée en tête par l'escadron de service de l'Empereur, et en queue par le grand-duc de Berg, elle périt presque tout entière. Pendant cette lutte, qui attire toute Tattention de Beniugsen , le maréchal Davoust, ayant manœuvré pour tourner la gauche de l'ennemi, parvint, après un combat long et meurtrier, à occuper les hauteurs du village de Klein-Sansgarten. L'action n'est pas moins vive en avant du Serpallen, entre les Russes et la division Morand , que le général Saint- Hilaire devait soutenir par une attaque de flanc. Tour à tour assaillis et assaillans, rarement victorieux, les Russes nous cèdent enfin l'avantage. Dès lors le maréchal Davoust peut exécuter les mouvemens prescrits par l'Empereur pour envelopper et

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renverter Taile gauche de l'ennemi , et le sort de la bataille est décidé. Reningseti maintient tbUtefoi^ fâ position ett face d'Eylau; mais les progrès de Taile droite des Français riendent cette position périlleuse, et d'ailleurs il avait employé toutes ses réservée, tandis que celles de Napoléon étaient intactes tl n'avaient pas tiré un coup de fnsil. Les ennemis tife songeaient plus qu'à assurer leur i*etraite , lorsque le corps prussien du général Lestocq, dbnt le mare'chai Ney avait retardé l'alrivée isur le champ de bataille jusqu'à quatre heures du soir, vintsejoihdre à leur droite, et prévenir leur ruine ^ tnais non pas leut défaite; ce nouveau (Combat lie fit que tnontrer la valeur, la constance des Russes, ek là Supériorité des Français. Vers leS huit heures du soir, Napoléon ordonne d'allumer sur toute la lign<* des feux debivac, qui semblent éclairer et constater sa victoire. Le général Beningsen fit un dernier effort pour soutenir d'abord et ensuite dégager sort aile droite, qui débordait le maréchal Ney; maii bientôt celte aile, mise en déroute par une chargé à la baïonnette, le força lui-même à profiter de l'obscurité pour dérober sa retraite. Napoléon, resté maître du terrible champ de bataille , où dix mille morts et trois à quatre mille chevaux tués, la tieigié couverte de sang, des débris de boulets, d'obus, d'armes de toute espèce, et un nombre immense de blessés, parmi lesquels six mille Russes , formaient le plus hideux spectacle, adoucît du moins, par des soins d'humanité prodigués aux soldats des deux partis, rhorreur du tribut offert en ce moment au £fttal génie de la destruction des hommes; toutefois

Bi ses «oins , iii sa vititoi^e cîertaihe ^ quoique chèrement acheta , ne purent affaiblir rimpreissïoîi j)i*o-* fonde de douteur que produisit sur la France lé bulletin de là bataille d'Eylau. D'ailleurs , la relatioh elle-même avait quelque chose de sauvage , qui semblait faire reculer la civilisation de quelques siècles. Malgré leur Retraite ^ coBséqûetice inévi^ble dès manœuvres de Niapolëon , et des succès de raWnëé française sut* tous les points^ les Russes osèrent chantet un 7te Deum. Napoléon seul en avait !è droit; mais quel hommage à la Divinité que des actions de glaces pour des lauriers arrosés de tant dé sang ! Le beau talent du peintre Gros s'tst résigné k reproduire pour la postérité le tableau de cette grande scène de carnage que les Français ne peuvéAt célébrer parmi leurs trioimphes 5 trop de regrets se mêlent auk miracles des intrépides soldats et des habiles lieutenans de Napoléon. Heureusement les Doms de Murât , Lannes 7 Soult^ appartiennent à des faits d armes d'une gloire moins fatale. I^ lieutfe-^ nant-général d'Hautpoult fut blessé à mort à Eylau. Il avait exécuté à la tête de ses cuirassiers cette fameuse charge qui traversa toute Varmée russe. Un décret lui décerna une statue ; elle devait être placée Sur la place des Victoires , et faite avec le bronze des canons pris à Eylau. Napoléon courut volontairement les plus grands dangers à cette effroyable affaire ; en vain le prince Berthier voulut l'empêcher de restet constamment sous le feu le plus violent des batteries ennemies; il persista à s'exposer^ sans donner le plus léger signe d'émotion , au milieu des alarmes que sa position inspirait à tous ses généraux.

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La seconde capitale de la Prusse, la grande ville de r Allemagne septentrionale, Kœnigsberg enfin, manque à la conquête du royaume de Prusse , et la victoire d'Eylau doit être vengée par le vainqueur lui-même. Kœnigsberg n'échappe à nos soldats que pour un moment; car Beningsen l'avait évacuée après le désastre du 9. Mais Torgueil des Russes ne pourra croire long-temps à l'égalité de la fortune militaire entre eux et l'armée française. S'ils ont paru, même à Eylau, avoir oublié Austerlitz, tout le génie de Napoléon et de son armée sera mis en œuvre pour les frapper par d'autres souvenirs. Napoléon a conservé l'offensive , et les plus hautes combinaisons de la tactique , les plus l;>rillantes conceptions de l'art de la guerre, montreront à FEurope, sous une face tout*à-fait nouvelle , l'arbitre de ses destinées. Cependant les Français sont entrés dans les cantonnemens qu'ils viennent de conquérir ; leur repos est un des fruits de leur succès. Quant à Napoléon, il ne se repose jamais.

Il apprend que les opérations avancent dans la Silésie ; les places de Brieg et de Schweidnitz ont capitulé. En Poméranie , le maréchal Mortier a investi Stralsund , dont le gouverneur a brûlé le faubourg. Le maréchal Lefebvre s'est emparé de Marienwerder sur la Vistule, et marche vers Dantzick, dont le siège lui est confié. L'ennemi doit être battu avec ses propres armes. En attendant que Tartillerie de siège soit arrivée des places fortes de la Silésie qui se sont rendues au prince Jérôme , le maréchal fait commencer les ouvrages de circonvallation. Le 16, la victoire d'Ostrolenka , long-temps

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disputée y est enfin arrachée au général Essen par le général Savary. Napoléon donna le grand-cordon à ce général, 20,000 fr. de pension sur la Légiond'Honneur, et l'appela auprès de sa personne. Le 26, à Braunsberg, le général Dupont attaque dix mille Russes à la baïonnette , les chasse de la ville , prend deux mille hommes et seize pièces de canon. !Par ces affaires d'avant-postes, Napoléon veut assurer la tranquillité de ses troupes dans leurs cantonnem.ens. Là, sa sollicitude vraiment paternelle veille sans relâche sur les besoins du soldat , sur les hôpitaux , où les vainqueurs d'Eylau reçoivent les secours delà science et de l'humanité, comme sa prévoyance de général veille sur l'armement et l'équipement, et sur tous les détails de l'administration militaire; car si dans la bataille il ménage peu la vie de ses compagnons d'armes, après la bataille il compte leurs blessures. C'est dans ces quartiers-généraux, conquis par la victoire , que Napoléon s'occupait d'abord à recruter parmi les soldats les officiers qu'il avait perdus , et à donner en récompense de leur courage des grades et des décorations à tous les braves qui s'étaient distingués. Sa justice prompte et éclairée couvrait ainsi cette inflexible politique de la guerre, qui doit constamment remplir les rangs que la mort a éclaircis. De nombreuses promotions , datées des quartiers-généraux de Berlin, de Posen, de Varsovie, de Pultusk, de Preussich- Eylau, Liebstadt, Osterode, Finkenstein, payèrent les dettes, réparèrent les pertes de tous les combats depuis la journée d'Iéna, De ces résidences guerrières où. Napoléon dispensait largement les reconlï.

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naissances de la patrie à nos armées , partaient autrii les décrets qui devaient assurer sa prospérité et sa discipline intérieure.

Pendant que Napoléon attendait à Finkensteia le moment de reprendre lui-même la conduite des opérations militaires, de grands évènemens s'étaî^nt passés à Constantinople et avaient illustré Tambiissade du général Sébastian!. La violation du territoire ottoman par le général russe Michelson^ la surprise des villes de Choc2im et de Bender au tni* lieu de la paix, comme nous l'avons dit jdus haut , équivalaient à de véritables forfaitures ^ aulquelles la politique anglaise, que représentait à Constantinople lord Arbutnot, était loin d'être étrangère.

La Russie avait demandé au divan le rétablissement des hospodars de la Valachie et de Moldavie, destitués par la Porte. Les menaces de FAngleterre appuyèrent cette demande, et le sultan Sélim, ayant besoin de la paix pour exécuter le projet qu'il avait conçu , avec Mustapha Barayctar, d'accomplir une révolution dans l'empire turc, rétablit les deuxhos* podars. Ce ftit après cette condescendance de la Porte que le général Michelson entra inopinément sur le territoire ottoman ^ s'empara de Choctim^ de Bender , et força les Turcs , propriétaires en Moldavie , de vendre leurs biens et d'évacuer la principauté. L'armée de Michelson ^ destinée à de phid importantes opérations , aUait se retiforcer d'autres troupes déjà en marche , quand la prise de Varsovie par les Français , appelant tout à coup sur la Vistule les bataillons russes du Don et du Danube, obligfea

i>E HAPoiioir. 4o5

Mic&etean , abandonné à bii-mêtne , dé s^^àrtétet à Bucharettt^ où l'arant-garde ottomane suffît polir lui fermer le passage. L'ambassadeur d'Angleterre intervint alors , mais sans succès, d'après Fexpose des justes récriminations du divan contre Finvasion moskovite.

La guerre fut déclarée à la Russie avec une gnndè solennité : on d^loya le drapeàti de Mahomet , et le muphti rendit un fetfa en présence de tout le &icyé collège ottoman. L'ambassadeur Sébastian! profita loyalement de la prépondérance de là France 4 Gonstantinople^ pour obtenir qu'oti respectât le df oit des gens à l'égard de l'ambassadeur russe Italinski. Ge diplomate eut la liberté de quitter Cohstanti- Bople avec plusieurs centaines de pet^onnes quHl# prit sous sa protection. Cétait une conduite bien digne de remarque de la part d'un sultan outragé à main année au milieu de la paix , que de déroger à l'usage adopté; même dans les gueires ordinaires, d'enfermer aux Sept-Tours le représentant de la puissance ennemie. Voilà comment le général Sébastian! se vebgea de la longue captivité qu'àVâit soufferte, dans cette même prison , le chargé d'affaires de Fratice, RuflSin; quand la Russie et l'Angletwre dominaient le divan. Quelques jours après le départ de M. Italînski , lord Arbutnot transmit au divan une déclaration dans laquelle il était dit : «... Les « cours de Russie et d'Angleterre ont arrêté et arratJgé « entre elles , que l'une ferait entrer par terre des trou-^ «c pes sur le territoire musulman , tandis que l'aUtrlè et enverrait par mer sa flotte à la capitale de l^empiré «c ottoman. Si la Sublime-Porte procède sUï^ie^atap

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« au renouvellement de son alliance avec lesdites ce cours d'Angleterre et de Russie sur l'ancien pied, oc et si elle chasse de la résidence impériale l'ambasa sadeur de France Sébastiani , la guerre cessera a « l'instant ; mais s'il en est autrement , la rupture a de l'amitié avec l'Angleterre est désormais inévi-

« table »

lioimédiatement après cette déclaration y lord Arbutnot s'embarqua sur la frégate Y Endymion ^ recommanda au général Sébastiani les Anglais ainsi que leurs propriétés , et alla rejoindre à Ténédos la flotte anglaise commandée par l'amiral Duckworth. Cette fuite est sans exemple dans les annales de la diplomatie. L'ambassadeur de France décida le divan , consterné d'une guerre maritime avec l'Angleterre y à faire tête à l'orage y et à mettre Constantinople en état de résister aux ennemis. M. de Lascour, son aide-de-camp , fut chargé de la défense de Sestos et d'Abydos ; mais la mollesse du ministre turc qui présidait aux travaux les rendit inutiles. £n effet y dans le courant de février, l'amiral anglais parut devant les Dardanelles avec sept vaisseaux de ligne, des bombardes , franchit le passage malgré le feu des châteaux , et brûla , à la hauteur de Gallipoli , un vaisseau turc et cinq frégates , pendant que les équipages étaient à la mosquée. Cet incendie, aperçu de Constantinople, porta la terreur dans, toutes les classes delà population. Le ao, la flotte,; qui se proclamait ennemie, jeta l'ancre devant lej Sérail. Ce jour, Tamiral Duckworth devenait maîtrcN de Constantinople, s'il eût attaqué; mais le ministiti anglais , embarqué sur un esquif, demanda à parle^

menter. L.e Kiaja bey se rendit à bord de Tamiral , et on osa lui proposer :•

i®De remettre au pouvoir des Anglais les châteaux des Dardanelles;, a® de délivrer ^ pour être conduits à Malte , quinze vaisseaux de guerre chargés des munitions navales qui étaient k l'arsenal ; 3** que la Porte déclarât la guerre à la France , et renvoyât l'ambassadeur Sébastiani; 4® que la Moldavie et la Yalachie fussent donnfées à la Russie , ainsi que la place d'Ismaël et celles du Danube. Il fallait accepter ces infâmes propositions , ou s'attendre au bombardement.

Le grand-écuyer du sultan vint déclarer à Fam-

bassadeur de France que son maître se voyait dans

la nécessité de souscrire à ces conditions, ce Dites à

^ « votre puissant monarque, répliqua Sébastiani,

I « qu'il ne voudra pas descendre du haut rang où jjj « l'ont placé ses glorieux ancêtres , en livrant à quel- ^ a ques vaisseaux anglais une ville de neuf cent

« mille habitans qui ont des armes , des vivres et « munitions. »

Le a5 , lord Arbutnot demanda qu'il lui fût assi- \ gné un lieu où il pût débarquer, afin de conférer

I I avec les ministres de la Porte. On lui répondit qu'au , ^ sein du Sérail , toute l'autorité du sultan lui-même

ne suffirait pas pour défendre un Anglais delà fureur des Musulmans. Les Anerlais consentirent alors j H à se relâcher d'une partie de leurs prétentions; mais ' Sélim résolut de ne point traiter tant que la flotte ' ennemie serait en-deçà des Dardanelles.

^^ . Le a6 , l'amiral adressa une nouvelle note dans '^ , laquelle il n'était plus question de livrer les châ-

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t^ui^, ni )es vf^î$seai|x, et qui portait que le traits public ne renfermerait pas le renvoi de l'ambassa* d?uv de France 9 en réservant toutefois cet objet pçi^r \\x\ article secret. Ainsi le général Sébasliani , gr^pe à la vigueur du parti qu'il avait fait prendre au StuU^Py était jystement considéré par les Anglais comme un^ puissai^ce dont Vélimination formait la candition nécessaire du traité. Le sultan resta io- ^fiinlable ; et le 3 inars il dit à Sébastiani : « Les ^ Anglais veulent que je chasse l'ambassadeur de <f France, et que je fa;^se \^ gv^erre à mon meilleuF « ami. Écris à l'Empereur qu'hier encore j'ai reçu « un^ lettre d^ lui, qu'il peut compter sur wm oomme % jç comptai sur Iqi, ^

(.e Sérail} Ws cotes d'Europe et d'Asie , ainsi que les Parda celles 9 se hérissèrent de batteries forinidables , au nombre de vingt -neuf, armées de çentj neuf mortiers et de cinq cent vingt pièœs de çai^Qn '% àvf. vaisseaux de guerre suivirent jns« qu'aux Pard^nellçs la flotte anglaise qui battit en retraite.

Les Anglais n'enrent pas plus à se loiier de la fqrtune en |lgyptç, le 3o qiars. Ils déb$n*quèrei»t pqur eu fif^i^e 1^ conquête, attaquèrent Rosette, se firent rf pouces ftvep perte par l;e§ Qamjiolis^ et di^rent .se ^reti^'e^ en désqrdre sur Alexandrie qu'ils oçç^p^ieut. Dans le cpur^nt d'avril ils renouvelèreal la méinç ^M£^qi(e,, et furent battus par les Mame-s [v^çk^. VQil^9 dansi Vespace d'un mois, le résultat des provocations Qnt^^geantes de l'Angleterre et de ^ç^ lex\\^},\ve$ çqnt^'e la Porte-Ottomane. L'agression rçifsipjj ^n^âtre justifiée ^ tfon^xa du meÂns une «-.

ptication dans la conduite det lord Arbutnot aprè^ 1^ départ du général Italinski.

Napoléon, malgré les chances que le brillant commencement de la guerre, sa position dans le pays ennemi et l'ardeur particulière de son armée lui donnaient pour de nouveaux succès , ne négligeait aucun moyen de paraître avec plus d'avantage devant les Russes , et d'assurer la protection des côtes de la patrie. En conséquence, au mois d'avril, un sénatus-consulte appela aux armes la conscription de 1808, qui, formée en cinq légions, commandée chacune par un sénateur, fut destinée à la défense du territoire. Un autre décret déclara les places de Brest et d'Anvers en état de siège. Ce dernier port reçut dans son bassin deux vaisseaux de 74 , sortis deses chantiers, ie Charlemagne et le Commercede-Lyon. La réunion de ces deux noms compose la 4ievise de Napoléon , dont l'Empire ne peut s'établir qqe par la force des armes , celle des institutions , et la toute puissance de l'industrie.

Cependant l'empereur de Russie, le grand-duc Constantin et le roi de Prusse , sont arrivés à Bartensteîn. Il s'agit de sauver Dantzick; on décide de secourir la ville par mer. Napoléon a deviné le projet des deux souverains; il charge le maréchal I^nnes, placé à la tête de la réserve de la grande armée, d^aller avec la division Oudinot renforcer à Marienbourg , ancien chef-lieu de l'Ordre Teutonique , l'arwée de siège du maréchal Lefebvre. En effet, une armée russe et prussienne débarque le 12 mai sous le^ fort de Weichiielmunde , d'où elle débouche le nS pour marelier vers la ville. Mais Fespace qui la se-

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pare du fort est occupé par nos troupes , et les alliés sont repoussés sur les palissades de Weichselmunde. Le ao , après cinquànte-uii jours de tranchée ouTerte, le général Kalkreuth , dont le vieux courage a si bien défendu ce qui reste de la Prusse guerrière de Frédéric , capitule y et livre au maréchal Lefebvrele grand port militaire de la Baltique. Huit cents pièces de canon, cinq cent mille quintaux de grains , sont les fruits de cette conquête, qui couvre la gauche de notre armée , comme Thorn en couvre le centre et Praga la droite. Lefebvre est fait duc de Dantzick.

Plusieurs affaires y telles que celles de Spanden, de Lomitten, d'Altkirchen, de Wolfesdorff,de Deppen, le combat de Guttstadt, la journée meurtrière d'Heilsbêrg , dans lesquelles Tarmée des alliés perd une trentaine de mille hommes et de fortes positions retranchées, forment les glorieux préludes de l'immortelle bataille qui, le 14 juin, rappelant à Napoléon l'anniversaire de Marengo, reçut de l'illustre capitaine le nom de Friedland. La grande action ne commença qu'à cinq heures du soir. Le maréchal Ney commandait la droite, le maréchal Lannes le centre, le maréchal Mortier la gauche. Les généraux Grouchy , Latour-Maubourg , Lahoussaye, commandaient la cavalerie de ces trois corps, et contribuèrent activement au gain de la bataille. Dans cette journée, Napoléon se complut à déployer toute la puissance de son génie militaire: tranquille au milieu de vingt mille hommes de sa garde, qu'il condamne , ainsi que deux divisions de la réserve du premier corps , à être témoins immobiles de son succès , il^ fit dé-

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truire la valeureuse garde, la grande armée de rempereur Alexandre et les derniers débris de Tarmée du roi de Prusse , par les bataillons de la ligne, soutenus de la cavalerie française et saxonne , sous les yeux des deux souverains, dont l'un comptait se venger d'Austerlitz, l'autre d'Iéna. Cinquante à soixante mille hommes tués , blessés ou pris , parmi lesquels vingt-cinq généraux; quatre-vingts pièces de canon, soixante-dix drapeaux, sont le résultat de la défaite des coalisés. Le lendemain ce n'est plus la bataille, c'est la déroute qui continue. L'ennemi fuit sur la Russie par les deux directions de Kœnigsberg et de Tilsitt. L'armée victorieuse suit sa route, qu'elle vpit jalonnée de canons, de caissons, d'équipages. Le maréchal Soult entre le 16 à Kœnigsberg; il n'y trouve plus que ^itigt mille blessés russes et prussiens , et d'immenstés richesses en tout genre , telles que soixante mille fusils anglais encore embarqués. Napoléon poursuit les souverains par Druckheim et Sheisgirren, et le 19 il arrive seul à Tilsitt, où il a été précédé le matin par les troupes légères. Elles avaient paru tandis que le pont, qui vient de mettre les princes alliés et le reste de leurs forces en sûreté sur la rive droite du Niémen, brûlait encore. Quelques cavaliers de l'escorte de Napoléon n'ont pu le suivre au-delà d'une petite chapelle qui domine Tilsitt. Il s'aventure seul , emporté par la confiance de sa gloire , dans les plaines qui entourent la dernière ville prussienne que l'ennemi a traversée le jour même. De l'autre côté commence la Russie. Napoléon a vu le Niémen , et s'est arrêté.

L'orgueil du nom moskovite anéanti par nos armes,

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SOUS leg jreux d^Alexandre et des grandMiuos , malgré la présence des plus habiles s^énéraux russes , a portée le i4 juin 1807^ la gloire de Napoléon et la puissance française au plus haut degré d'élévation politique et militaire où jamais peuples et conquerans soient parvenus. Alors et sur lé champ de bataille de Friedland , où notre victoire a ouvert au maréchal Soult les portes de Rœnigsberg , et a été suivie immédiatement de la conquête de toute la Silésie ; alors et alors seulement Napoléon , selon son expression si vainement reproduite depuis, pouvait partager le monde en deux. C'est à Tilsitt , dont le traité n'est devenu pour lui qu'un procès qu'il ira perdre à Moskou } c'est à Tilsitt que le vainqueur d'Austerlitz, d'Iéna et de Friedland, pouvait proclamer la division de l'Europe et peutnètre celle de la terre en deux empires. Là il pouvait , et ce fut aussi plua que sa pensée , renouveler avec Alexandre le traité qu'avait copelu Paul P^ pour la destruction de Fempire européen du Croissant et la conquête de l'empire asiatique de l'Angleterre : là il pouvait réparer la faute du traité de Presbourg y et , réalisant une grande idée européenne , former de la Pologne t0Ql entière et de vastes démembremens de la Prusse , une immense monarchie qui eût à jamais isolé la Kuasie des frontières germaniques de la France, et reléguer ainsi au-delà du Caucase les populations beUiqueuaes de la Seythie d'Europe qui obéissent auK caars el aux sultans : là il fondait un empire grec ami de la France ; le crime d'État le plus odieux dont l'histoire fasse menlion^ labandondela Grèce ohré^ tiesme, expirant mus le eimetaive des fur^ d'Eu-

rppe, 4'À?ie et çl' Afrique, n'eût point souillé la politique de tous les cabinets chrétiens , et depuis dix* iït\\{ aus la langue grecque , la mère de toute civili-* çatWU , eût repris ^ place parmi les idiomes législa^ teurs du monde.

Le I^iémen va attacher ^n nom aune grande ^çèpe; le aS, un radeau a reçu l'Empereur victor rieux et l'Empereur vaincu ; ils se donnent la main. Lg moitié de Til^ttest neutralisée; Alexandre y entre l^ lendemain* Derrière Alexandre est un roi sup* pliant^ à qui Tilsitt appartenait la veille, à qui IVfemel seule I sv^r 1^ frontière russe, appartient encore: il î:^'a plu^ d'autre royaume , et c'est avec cette faible CQuronnequ'ilmarcheà la suite des deux empereurs: U voudraU ^e confondre, sans jamais y parvenir, dans la foule des généraux de Napoléon qui ont su le vaincre et qui $4vent le respecter^ Cependant , fidèle ^ l'allianee que le malheur a • transformée en un§ ççur^geuae s^mitié , Alei^andre ne perd pas de vue le prince dont il est la sauvegarde, et il a pu faire ad<o^ettre son fillié devant le souverain que ce|ui-^Gi a $i injustement provoqué, Six ans après , sur les bords du inéme fleuve et au ^ein de l'infortune de celui qu| va pardonner ^ )^ Prusse, la trahison d'un général prusi^iicn punira i^apoléon de sa générosité. Mais Na» polénn est en dehors de tout sentiment d'une advevT ^ité possible; il est également au-dessus de toute re* connaissance et de toute crainte. Il aime à accovder à Alexandre Tamnistie de Frédéric-Guillaume , et le traité de Tilsitt est conclu. Doté de la moitié de ses États , le roi de Prusse reprend une place parmi les monarques. Cette magnanimité manque de pru-

4ia HiSTOIRB DE JXJlPOJjÉOV.

dence , parce qu'elle est impardonnable pour le donataire lui-même, qui ne voudra se souvenir que de la haute intercessioi^ à laquelle il doit ce fantôme de royauté. Sans doute il n'échappe pas à Napoléon qu'il vient de faire du roi de Prusse un faux ami , ou même un ennemi caché ; mais Napoléon n'a jdmais profité de ses succès que les armes à la main. Une fois désarmé, il oubliait dans les traités les droits du champ de bataille. S'il avait su , comme il le devait , continuer la victoire en donnant la paix, la guerre européenne eut fini à Presbourg.

Alexandre reconnut les couronnes de Louis, de Joseph et celle de Jérôme , pour lequel un royaume de Westphalie, formé des États de Hesse-Cassel , d'une partie de ceux de la Prusse, de ceux du Brunswick, de Paderborn , de Fulde, d'une partie de l'électorat de Hanovre , vient d'être improvisé. Il y a plus de faiblesse que de vanité dans l'élévation des frères de Napoléon. Cet homme , si terrible contre les rois armés, soumet sa politique et son caractère à ce qu'il appelle les devoirs de famille. Enfin ses frères sonjt rois de l'aveu d'Alexandre; ce prince fait plus, il a reconnu le roi de Saxe grand-duc de Varsovie, et Napoléon protecteur de la confédération du Rhin. Alexandre et Napoléon se trompent sur leur politique et sur le nœud de leur alliance. La condition du blocus continental en est le plus important objet.

FIÎÎ nu LIVRE NEUVIÈME ET DU TOME SECOND.

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