SUR LA RUPTURE DE LORD ET LADY NELSON
Kemptowj), Brighton, 15 avril 1846.
« Cher monsieur, — ma surprise a égalé mon chagrin lorsque vous m’avez parlé, — vous fondant sur une opinion généralement reçue, — de la volonté que lord Nelson aurait mise à se séparer de sa femme pour aller vivre avec sir et lady Hamilton. Tous les membres de sa famille auraient
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pu VOUS désabuser Ui-dossus, et moi qui étais présent lorsque celte déplorable rupture eut lieu, je dois' vous eu faire connaître tous les détails par égard pour la mémoire de mon illustre ami...
« Durant l'iiiver de 1800-1801, je déjeunais chez lord et lady Nelson, — qui logeaient alors dans Arlington-strcet, — et notre entretien roulait sur des sujets en eux-mêmes assez indifférents, quand lord Nelson vint à parler de quelque chose qui avait été dit ou fait par « la chère lady Hamilton ^ » sur quoi lady Nelson se leva tout aussitôt de sa chaise, et s'é cria, du ton le plus véhément : « Je suis ennuyée d’entendre toujours parler de la chère lady Hamilton^ et bien résolue à ce que vous choisissiez entre elle et moi. » Lord Nelson, avec un calme parfait : «Prenez garde, Fanny, répondit-il, à ce que vous venez de dire là. Je vous aime sincèrement; mais je ne puis oublier les obligations que j’ai à lady 11amilton, ni parler d’elle autrement qu’avec admiration et amitié. » Alors, — sans un mot, sans un geste qui fût de nature à rétablir la bonne harmonie, — lady Nelson quitta l’appartement, et, (juelques instants après, la maison. Ils ne se revirent plus jamais. Je crois que loi d Nelson prit de sa femme un congé cérémonieux avant d’aller rejoindre la flolte commandée par sir Ilyde Parker; mais, jusqu’au jour de son glorieux trépas, lady
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Nelson ne lui adressa aucune excuse sur ce qui s’était passé entre eux, et ne fit aucune ouverture qu’on pût croire destinée à les rapprocher. — Je suis, cher monsieur, etc.
" W. IIaslewood. »
TABLE DES MATIÈRES
DCdicace I
Note i'ulliminaibk 1