M. ARTHUR MARTIN
Gérant actuel de la manufacture de lunettes
DK NICOLET
d’augmenter graduellement la production, à mesure cpie les circonstances permettront de le faire.
LISTE DES GERANTS De 1811 à 1914, Stephen Richard. De 1914 à 1920, Lucien Rousseau, gérant du bureau, Pierre Peck, gérant de l’atelier. D’avril à septembre 1920, Philéas Thibodeau. Depuis septembre 1920, Arthur Martin.
Les Fonderies
Aux grandes industries dont nous venons de parler, il faudrait ajouter plusieurs autres qui ont fonctionné à Nicolet à diverses époques. L’une des plus consirables est la manufacture des articles en fonte, ou fonderie.
Le terrain à Nicolet est très ferrugineux, et particulièrement riche en fer oligiste. Les forges de Saint- Maurice et celles de Drummondville l’ont exploité dans les dernières années de leur existence, après l’épuisement des mines de leur région. Ce minerai, toutefois, n’a jamais été utilisé sur place, et Nicolet n’a pas eu de forges proprement dites. Les fonderies qui ont existé achetaient la fonte en gueuses, qu’ils associaient à la vieille fonte (scrap), refondaient et de ce mélange fabriquaient des poêles, des charrues, des chaudrons, des garnitures de galeries et divers objets d’utilité générale.
Une première fonderie a été établie, vers 1848, par M. Eugène Dupuis, des Trois-Rivières, au coin des rues Notre-Dame et Ferland, sur l’emplacement de la maison de briques qui a appartenu au docteur Trudel. Elle était
peu considérable, et son industrie se bornait à la fabrication des poêles dits de Saint-Maurice. L’installation était assez primitive : la soufflerie du fourneau était mue par un pouvoir à chevaux (horse-power), à peu près l’unique moteur du temps, d’ailleurs. Cette fonderie ne se maintint pas longtemps en activité à Nicolet : après quatre ou cinq ans, son propriétaire, M. Dupuis, la transporta aux Trois-Rivières.
Une deuxième fonderie, opérant sur une plus grande échelle, fut ouverte en 1884 par MM. Dieudonné Mercure et Sem Sawyer qui, après deux ans environ, la vendirent à M. Joseph-Alphonse Sévigny. Cette usine connut une existence assez prospère pendant un tiers de siècle, et rendit au public de réels services par la fabrication de beaucoup d’objets en fonte, de première nécessité, tels que poêles, charrues, chaudrons, etc. En décembre 1917, M. Sévigny se défît de sa fonderie, qu’il vendit à M. William Beaulieu, pour se livrer à la navigation. Quelques mois après, le 26 juillet 1918, un incendie rasait l’usine qui depuis lors n’a pas été rebâtie.
Les bornes et le plan de cet ouvrage ne nous permettent pas d’entrer dans le détail de toutes les industries, grandes et petites, dont Nicolet a vu le développement et aussi, pour quelques-unes au moins, l’abandon au cours des deux cent cinquante ans de son existence. Nous nous contentons de signaler les plus importantes, après celles que nous venons de décrire, en référant aux ouvrages où elles sont plus longuement étudiées. On peut les classer en deux catégories.
I)E NICOLET
I. — LES INDUSTRIES DOMESTIQUES -.—celle du sucre d’érable, le travail au métier, le foulage des étoffes, l’industrie du lin comprenant le battage, le séchage, le brayage, le filage.. M. E.-Z. Massicotte a fait une intéressante description illustrée de ces industries et d autres usages domestiques, que l’Almanach du peuple a reproduite : le foulage, en 1921, p. 340, le lin, en 1922, p. 353, le sucre, en 1923, p. 261.
II. — LES INDUSTRIES PURLIQUES, dont plusieurs ont disparu, telles que la brasserie de M. H.-A. Chillas ; le fourneau à chaux de M. Evariste Tremblay, situé près du pont, et qui devait importer le calcaire, qui n’existe pas à Nicolet ; les fabriques de sous-vêtements et salopettes (overall) , tenues successivement par MM. J -O. Dufresne, J.-A. Camirand, Ulric Chapdelaine, Ernest Desrochers ; les Mica Works, qui pendant une couple d’années ont occupé à domicile les jeunes gens et même les enfants.
Parmi celles qui fonctionnent actuellement et sont en pleine prospérité, citons :
La tannerie — l’une de nos plus anciennes industries, puisque son existence remonte jusqu’en 1854-55 Elle est due à l’activité de MM. Zéphirin Rochette et Onésime, son fils, qui la maintinrent en opération pendant un certain temps, avant d’ouvrir au public le fameux hôtel Rochette, rasé par le feu, il y a quelques années. La tannerie est alors devenue successivement, et à des époques que l’on ne peut préciser de façon exacte, la propriété de M. Octave Ruteau, de Dame Augustine Buteau, épouse de Sévère Daveluy, puis de David Caron. Le 5 novembre 1889, M. J.-Apollinaire Laflamme, de Sorel, l’acquit à son tour et en transmit la propriété, par donation entre vifs, le 11 juillet 1914, à son fils, Georges Laflamme, propriétaire actuel.
La Compagnie de construction de Nicolet, limitée,
incorporée en 1913, et qui s’occupe de travaux en béton,’ tels que tuyaux, macadam, construction ou réparation de ponts, etc. (1).
Directeur des travaux : L.-P.-H. Bourque.
Gérant : H.-N. Biron.
Le lieutenant-colonel L.-P.-H. Bourque consacre aussi une part de son temps à la préparation des monuments funèbres, depuis les simples pierres tombales jusqu’aux granits plus coûteux et du meilleur goût.
La manufacture de meubles, ouverte par M. Joseph- Ant. Leblanc le 30 juillet 1912.
La filature de M. Fridolin Roch, transportée de la Visitation à Nicolet, dans l’automne de 1921.
La Compagnie de tricot de Nicolet, propriété de M. H.-N. Biron, qui vient de débuter, en janvier 1921, avec quelques machines sous la direction de M. Paul Houde.
nnnt!1! y°\r V* chapitre XXI, paragraphe 3, la construction des deux ponts actuels de la ville de Nicolet et de l’Ile à la Fourche.