CATHEDRALE DE NICOLET
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La construction du bureau de poste, en 1905 et 1906, du palais de justice, en 1911, la restauration de l’hôtel de ville, en 1923, sont des entreprises qui marquent un progrès et font réellement honneur à Nicolet.
En 1920 et 1921, la Compagnie de construction de Nicolet, limitée, incorporée en 1913, améliorait considérablement la voirie, en couvrant de béton les rues Notre- Dame et Saint-Jean-Baptiste. Cette dernière rue fera, dit-on, partie intégrante de la voie nationale du sud, que le gouvernement se propose de compléter, à brève échéance .
Nicolet est le principal centre de commerce des environs. On y arrive facilement par le chemin de fer Intercolonial, qui relie directement la ville avec les principaux centres commerciaux du Canada. Le chemin de fer de la rive sud, passant par Nicolet, rend les communications encore plus faciles. Dans la belle saison, un bateau à gazoline, le Jean Nicolet, et un autobus font tous les jours le trajet, le premier de Nicolet aux Trois-Rivières, le second de Nicolet à Sainte-Angèle.
Nicolet est divisé en deux parties bien distinctes : le Haut de la rivière et le Bas de la rivière. La première partie est le quartier commercial. La seconde est surtout réservée aux institutions religieuses, qui se groupent aux environs de la cathédrale. Ce sont : tout à côté de l’évéché, magnifique édifice qui fait honneur au diocèse et à la ville de Nicolet, l’ancien collège restauré et aménagé pour les cours primaire et commercial donnés par les Frères des Ecoles Chrétiennes aux jeunes garçons de la ville, un peu plus loin l’Hôtel-Dieu où vieillards et orphelins sont hospitalisés par les Sœurs Grises ; le séminaire, vénérable institution qui a déjà son histoire ; la maison mère et le pensionnat des Sœurs de l’Assomption ; l’annexe au séminaire qui sert de
couvent aux religieuses de la sainte Famille ; et enfin, hors de ce groupe d’établissements religieux, le monastère des Sœurs Adoratrices du Précieux-Sang et l’Ecole normale des filles, non loin de la gare de l’Intercolonial. Ce dernier édifice, incendié en mars 1920, a été relevé de ses ruines, mais non encore achevé. Les cours de I Ecole Normale n’ont pas été interrompus pour cela, car h s élèves ont repris a la maison mère des Sœurs de l’Assomption les locaux qu’elles occupaient avant la construction de la nouvelle Ecole.
tout le monde s’accorde à reconnaître à notre ville un cachet de particulière beauté. L’aspect des environs est des plus pittoresques : le bois du collège avec ses deux jolis étangs, la rivière traversée par ses deux ponts ‘le 1er, 1 ile Moras, l'île à la Fourche, l’étang du manoir, offrent des points de vue vraiment admirables.
2. La ville de Nicolet, lors de son érection, possédait encore la fameuse Pointe aux Pins qui, visible à de grandes distances, dominait majestueusement l’établissement religieux et les torets voisines. L’action irrésistible du temps a renversé ces géants de la forêt. Par bonheur, celte relique des premiers temps de la colonie va nous être rendue en quelque sorte: “les vieux pins vont revivre”, selon la gracieuse expression du merci qu’adressaient les rhétoriciens du séminaire à l’honorable Jules Allard, au lendemain de sa visite à Nicolet.
Le 11 octobre 1915, l’honorable Ministre des Terres et forets, qui s était rendu a Nicolet pour l’inauguration «lu nouveau district judiciaire, assistait à la réception offerte par les élèves du séminaire à Sir Lomer Gouin et