INTERIEUR DE LA CATHEDRALE
aux autres visiteurs de marque présents à ces fêtes. Dans son discours, l’honorable Ministre, rappelant quelques-uns des souvenirs de ses années d’études, en vint à exprimer ses regrets de voir disparus maintenant “ ces pins élancés qui donnaient autrefois à la ville un cachet de grandeur incomparable Et, dans un geste qui l’honore, il offrit de reconstituer, à la gloire de son Alma Mater, la haute pinière qui avait existé près du vieux collège, sur le terrain appartenant au séminaire. L’offre généreuse fut, comme bien l’on pense, pleinement agréée, et le projet réalisé dès l’année suivante.
Des plants fournis par la pépinière de Berthier furent mis en terre, au printemps de 1916, à la place des anciens pins et d’après un plan régulier (quinconce). On les a choisis parmi les variétés sylvestre et Bull pine, qui s’élèvent à de grandes hauteurs et vivent très longtemps. Les Bull pine cependant, peu acclimatés encore, résistent mal à la rigueur de nos hivers : un petit nombre seulement parviendront à la pleine croissance. Les pins sylvestres croissent à merveilles, et donnent à la jeune génération l’espérance de voir avant longtemps un nouveau bosquet remplacer l’ancienne pinière qui faisait le charme de notre ville et l’orgueil des nicolétains.
Les pins de Nicolet ont inspiré à notre poète national, Louis-Honoré Fréchette (1), une pièce de vers qui compte parmi ses meilleures œuvres de sentiment. Ce
(1) Le poète Louis-Honoré Fréchette est l’un des nôtres. Il a fait au séminaire de Nicolet son cours classique, et, devenu avocat, il a résidé quelques années en cette ville, à très peu de distance de la pinière.
serait, il nous semble, une lacune regrettable de ne la point mettre sous les yeux du lecteur — surtout du lecteur nieolétain.