ETAT LITTÉRAIRE
vons les premiers élémens de notre histoire monumentale et littéraire. Saint Victrice était alors évéque de Bouen. Il y entreprit plusieurs constructions religieuses. Où sont maintenant ces édifices , ou du moins la place qu'ils occupaient ? Il serait impossible de le dire avec certitude ; mais on sait que cet évéque fit élever une église pour y déposer les reliques de saint Gei^ vais, et Ion supposera raisonnablement que celle qui porte aujourd'hui ce nom, ne le doit qu'au dépôt de ces reliques, effectué long-temps auparavant dans un temple bâti au même endroit. Admirons, d'ailleurs, la simplicité des mœurs épiscopales de cette époque , qui permit au prélat de se réunir aux ouvriers, de rouler les pierres de ses propres mains , et d'en porter sur ses épaules*.
Le monument littéraire, c'est le discours du même évéque prononcé le jour de l'inaugura-^ tion. Je note cette dernière circonstance , parce que nos contrées se trouvaient alors plongées dans la plus épaisse ignorance , tandis que les
« Juvat manibus vplvere, et grandia humeris saxa portare. 3udorein meum bibat terra, w Victricius , de laudc «anct. , c- 12.