‹ Histoire de Normandie: depuis les temps les plus reculés jusqu'a la conquêteChapitre 46 sur 82 · CONCILE DE PITRES · texte numérisé non relu

CONCILE DE PITRES

C'était pour arrêter les Normands que Chales-le-Chauve faisait fortifier le Pont-de-l' Arche, 86i. en 861 '; c'était pour mettre un terme aux brigandages de ses propres sujets, qu'il s'écriait alors en plein concile , dans un langage mystique éyidemment inspiré par le clergé : « l/étranger dévore notre terre sous nos yeux. Les ravages de l'ennemi en ont fait un désert. Les habitans sont tués ou dispersés. Les églises et les villes sont réduites en cendre. Les corps de nos saints protecteurs sont enlevés de leurs sépulcres. Les serviteurs et les servantes du Seigneur sont

chassés de leurs asiles Parce que nous avons

ouvert notre cœur au démon ; que nous avons arraché de notre arae les fleurs et les fruits de

la Foi , de l'Espérance , de la Charité , et des autres vertus ; parce que nous nous sommes tués nous-mêmes avec le glaive du péché ; que nous brûlons sans honte et sans remoi^ du feu de la varice > de la rapacité, de la jalousie, deVadal-

— C'est ce qui a fait croire faussement à Baronnius que la pr<K Tince y depuis appelée Normandie , avait été donnée en 850 par Charles-le-Gbauve à Godefroy. (Annal, ecclea* , t. x , p. 70.)

' « ... .Et tune proficient in aquft îstA (Sequana) , quas facimus iirmitates. » Dom Bessin, Concilia Rothom. proY.,p. 19, 17l7yin-^

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