‹ Histoire de Normandie: depuis les temps les plus reculés jusqu'a la conquêteChapitre 50 sur 82 · FAIBLESSE DE CHARLES-LE-SIMPLE · texte numérisé non relu

FAIBLESSE DE CHARLES-LE-SIMPLE

parti tous ceux que je pourrai en détourner , et qu'avec mes co-évêques, vous excommuniant vous et les vôtres, je vous frapperai d'un anathème éternel*. »

Eudes étant mort ( 898 ) , et Foulques venant d'être assassiné (900), on délibéra de nouveau sur le meilleur parti à prendre à l'égard des Normands. Mais, tel était le peu de respect inspiré par la présence de Charles , qu'un des vassaux du duc de Bourgogne ayant mécontenté le comte Robert , celui-ci monte à cheval et part sans plus de cérémonie. Le trouble se met dans l'assemblée, qui se sépare et ne décide rien*.

En 9 1 j , la puissance de Hrolf était si bien établie , que tout le monde se trouva d'accord sur la nécessité de traiter avec lui sans délai. Des plaintes unanimes , disent les historiens normands , s'élevèrent contre l'inertie et la faiblesse du souverain^.

^ a Vos et omnes yestros excommunicans , aetemo anathe-

mate condemnabo. » Frodoardi presbyt. Remen. historia , lib. 4, Dom Bouquet, t. viii, p. 160.

"> Annales Vedastini, ibid. , p. 93.

^ « Uuanimiter ad regem yenerunt, atque dixerunt : Cur non auxiliaris regno, etc. » Dudonis S.-Quintini , p. 81. — « His

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