LA PIUÈHE DE MARGUERITE
A NOTRK-DAMK.
O Vierge sainte , Entends ma plainte , Calme ma crainte Et mes douleurs !
Vierge si belle , Dans ta chapelle Ma main fidèle Répand des fleurs !
De la prairie Verte et fleurie , Pour toi , Marie , J’apporte ici ,
La pâquerette Tant joliette ,
La violette Et le souci.
Mais un nuage ,
Sombre présage Sur mon jeune âge Hélas ! s'étend !...
[1] M. W. Nouland a fait sur cette prière de la musique pleine de sentiment et de charme.
Le jour se lève , Cuole et s’achève , Sans donner trêve A mon tourment !...
Dans les campagnes , Sur les montagnes Si mes compagnes Vont folâtrer ,
Moi je soupire....
Pourriez-vous dire Ce qui m'inspire Triste penser!..
Quand je sommeille , L’ange qui veille A mon oreille Fait parvenir Sa voix plaintive ,
Qui douce arrive De l’autre rive Pour m’avertir.
« O Marguerite ,
» Chère petite ,
» Dit-il , fuis vite » Le tentateur !..
>• Car il te guette *• En ta chambrette ,
» Et veut, pauvrette ,
» Souiller ton cœur !.. «
POÉSIES
De l’ancolie ,
Fleur qu'on oublie , Hélas , ma vie Est le miroir!.
Ma beauté passe , Comme la trace Du jour , qu’efface L’ombre du soir !...
Chœurs séraphiques , Chants angéliques , Sous des portiques Sont entendus Dans l'autre monde , Où paix profonde Sans doute abonde Pour les. élus !..
Si je désire ,
Si je soupire ,
C'est que j'aspire A l'Étemel ;
C’est que mon ame Souffle de flamme , Brûle la trame D'un corps mortel !
En vain j'espère , Dans ma misère Près de ma mère Trouver appui ;