‹ Histoire de Notre-Dame de BoulogneChapitre 66 sur 89 · UNE MÈRE A L’AUTEL DE LA VIERGE · texte numérisé non relu

UNE MÈRE A L’AUTEL DE LA VIERGE

C’était à l’heure où l’ame recueillie Aux pieds des saints autels vient se répandre et prie ;

A l’heure où la mère de Dieu ,

La Vierge appui des enfants et des mères ,

Du haut des cieux s’incline , accueillant leurs prières Qui , comme un pur encens, s'élèvent du saint lieu.

Avec ferveur, dans l’antique chapelle,

Des femmes aux genoux de la Vierge immortelle ,

Priaient.... quand leur montrant son (ils ,

Une mère, de joie et d’amour rayonnante ,

D’une voix fière et triomphante Fit entendre ces mots sous les sacrés parvis :

«Oh 1 qu’il est beau, monjfils f contemplez son image: » Des anges n'a-t-il pas l’incarnat doux et pur ?.

» N'a-t-il pas leur sourire et leur tendre langage,

» Leur candeur et leurs yeux d'azur f...

» De ces membres naissants la grâce et l'élégance ,

>■ Cette peau de satin qui revêt ce beau corps ,

» Tout ne nous dit-il pas qu’au jour de sa naissance » Le ciel a pour mon fils épuisé ses trésors ?

» C’est qu’ici je venais à l’heure où la prière « Monte du temple saint aux pieds de l’Éternel , » A genoux , sur la froide pierre ,

« Contempler chaque jour les anges de l’autel.

» C’est que , (durant mes nuits , célébrant les louanges » De la reine des cieux , — toujours je lui disais :

» Oh ! donnez à mon fils les yeux bleus de vos anges , » Vierge sainte , et leurs traits !

« Et la Vierge exauça ma prière fervente ;

« Elle a comblé mon fils de toutes ses faveurs ;

>■ Et moi , —mère reconnaissante ,

» J’ai voué son enfance à ses blanches couleurs ...

» Car on dit que la mort respecte l’existence » Des enfants que la Vierge a marqués de son sceau , » Et que le ciel toujours verse avec complaisance » Ses plus riches bienfaits sur leur riant berceau.

>■ Aussi, comme il est beau ! contemplez son visage ; >• Des anges n’a-t-il pas l’incarnat doux et pur !

» N'a-t-il pas leur sourire et leur tendre langage , Leur candeur et leurs yeux d'azur ?... »

POÉSIES

La voix se tut , et puis dans la pieuse enceinte ,

Aux genoux de la Vierge sainte ,

Courbant leurs fronts religieux ,

Toutes les mères la bénirent ;

Et les chœurs immortels des anges entendirent Un cantique d’amour s'élever dans les cieux !! [1]

Waihs-Dïjfost aises.

[I] Celle pièce fait partie d’un charmant recueil, ayant pour litre 1rs lïphéaures , et public à Moulins par M. Ocsrosiers , dont les travaux honorent la typographie et la librairie.

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