‹ Histoire de Notre-Dame du DésertChapitre 23 sur 33 · Livre Vil, ch. i, j::; 0, p · texte numérisé non relu

Livre Vil, ch. i, j::; 0, p

(( Celui qui prit le plus de part après M. de Maupas à celle bonne œuvre (assurer la pi’ospérilé de la maison naissanle du séminaire d’Évreuxj fut Jacques Le Doulx de Melleville, haut doyen de l’Église d’Lvreux, prieur de Notre-Dame du Désert, aumônier ordinaire du roi, originaire d’une famille illustre par sa naissance et ses emplois que le Père Eudes avait gagné à Dieu un an auparavant dans sa mission d'Jiivreux, car il s’en déclara le fondateur par un acte du D et U) de janvier 16()8. »

« Ce fut l’exécution de la déclaration qu’il en avait faite au séminaire à la sortie du dîner qu’il v avait pi is avec notre prélat, car on rapporte que sortant de la chapelle après l’action de grâce selon la coutume, il prit un paquet de clefs qu’il tira de sa poche et dit en présence de M. de Maupas et du père Eudes : « Je donne au séminaire tout ce (]ui est renfermé sous ces clefs » et que le prélat répondant sur le même ton à un compliment qui ne ])Ouvait que lui être très agréaljle ajouta : (( Et moi je vous donne dès ce moment la qualité de fondateur de mon séminaire. »

Le l^ère Eudes ne voulut gacder (jiie très })eu de temps le litre de prieur du Désert, il le résigna à Léonor de Betlion ainsi que nous l’avons vu ailleurs.

Au livre Vlll, ch. u, v; 9, nous lisons :

Ce prieuré [Notre-Dame du Désert] porte aussi le titre de Sainte- Suzanne à raison de la dévotion spéciale avec laquelle les fidèles y V iennent réclamer les secours de celle illustre sainte et martyre et est situé dans le canton de la forêt de Rreteuil qui dépend de la paroisse des Baux et est aujourd’hui un membre de l’abbaye de Lire de l’ordre de Saint-Benoît Tun et l’autre du diocèse d’ENu’eux, Ce lieu qui n’était dans l’origine qu’un simple ermitage servit de retraite à un bon solitaire nommé Vital recommandable par la sainteté de sa vie lequel pourrait bien être le fameux instituteur de f Abbaye de Savigny fondée dans le diocèse di Aer anches en 1 liï^, qui fut unie depuis et incorporée à V ordre de Cîteaux avec toutes les maisons qui en dépendaient... Ceux qui ont jeté les fondements de la vie érémitique en E’rance changeaient souvent de demeure avant de se fixer particulièrement dans un lieu (cette observation peut s’appliquer à Melanius).

Au livre Vlll, p, 6 15 :

Il y avait sept ans que la probation (maison de noviciat des Eudistes) avait été transférée du séminaire de Coutances à celui de Caen lors-

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PENDANT LA TOURMENTE

qu’on délibéra de la transporter ailleurs ; la raison qu’on eut de le faire fut le peu de liberté qu’avaient nos jeunes confrères de vaquer à leurs exercices de piété... On chercha un lieu où ils fussent plus retirés du commerce du monde et on crut le trouver dans le prieuré du Désert qui est situé dans une forêt à sept lieues d’Évreux. Mais on tomba d’une extrémité dans une autre, ce lieu étant si solitaire et si éloigné des autres où on aurait dû chercher les provisions qu’on n’y pouvait subsister qu’avec une très grande dépense. Aussi on n’y passa que trois mois, c’est-à-dire depuis le commencement du mois d’avril de Tannée 1678 jusqu’au jour de juillet qu’on transféra la communauté à la terre de Launay où Ton trouva la solitude qui lui convenait sans y rencontrer les obstacles du Désert, ce lieu n’étant éloigné que d'une demi-lieue de Périers et assez voisin du séminaire de Coutances pour en tirer tous les secours qu’on pourrait désirer.

Revenons au prieuré desservi jusqu’à la Révolution par les chapelains eudistes envoyés par les supérieurs du séminaire. Nous allons voir que cette période si funeste aux institutions religieuses a été le point de départ de la restauration de cette fondation vénérable.

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