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CHAPITRE XXVIL

Concordat de 1801 ; — Rétablissement du culte de JV.-D. en 1809; offrandes et pèlerinages ; —Louis XVIII, au pied de l'autel de N.-D. m 1814; — Nouvelle érection du siège épiscopal de Boulogne , en 1817 ; — Évêques nommés.

Un concordat , réglant la restauration de l'Église catholique en France, ou plutôt l'établissement d'une Église nouvelle sur tes ruines de l'ancienne (îS juillet 1 8o i), supprima le diocèse de Boulogne et l'incorpora tout entier au nouveau diocèse d'Arras. Mgr. Hugues-Robert- Jean- Charles de la Tour d*Auvergne-Lauraguais, nommé h Tévéché d'Arras le 9 avril i8ou , sacré le 16 mai et installé le 5 juin même année, rétablit officiellement le culte divin dans son diocèse. La sainte messe, célébrée jusque là dans des maisons particulières, fut chantée solennellement , pour la première fois à Boulogne , depuis la persécution de 1793, le 10 ventôse an XI [i er mars i8o3].

La paroisse de la haute-ville, alors simple succursale, obtint, pour église, Pancieune chapelle des Annonciades; mais, sans doute cm mémoire du siège épiscopal , le desservant qui y fut attaché porta lo titre de doyen de l'arrondissement et fut revêtu de la dignité de «pro- vicaire général des Sous-Préfecluros de Boulogne et de Montreuil. »

(1) T. Utfdouio, ouv. cit., pp, 169 et 170.

Ckap. XX VIL Restauration du. culte d* N.-D. 263

Les prêtres exilés revinrent exercer leur saint ministère dans les paroisses qui leur furent confiées. On vit, avec édification, quoique avec une respectueuse douleur , des chanoines de Boulogne , qui avaient été vicaires généraux de Mgr. de Press y et de Mgr. Asselinc, accepter avec un humble dévouement les fonctions de vicaires ou de simples desservants.

L'ancien curé constitutionnel de Saint-Nicolas, J.-J.-F. Roche, fut maintenu dans son poste, après avoir abjuré son serinent schtsmalique. Â Saint- Joseph, Pévêque nomma d'abord M. Denissel, exchanoine de Sarnl-Oraer ; puis , il te remplaça par M. P. -A. Voullouoe, un des anciens vicaires généraux du diocèse.

Ce vénérable ecclésiastique, pénétré de dévotion envers Notre-Dame de Boulogne, voulut rétablir te culte de cette antique Patronne de notre vilfe. H fut puissamment secondé dans son pieux dessein par t les vétérans de l'ancien clergé boulonnais, t parmi lesquels on doit citer MM. Mathon, Balliii, Parent, etc. On choisit pour cet effet l'ancienne chapelle intérieure des Religieuses Aanonciados, dans laquelle on éleva un autel spécial , semblable à celai qui existait autrefois dans la cathédrale. Sur les indications, fournies de mémoire par les personnes qui avaient vu la vieille Image de Notre- Dame, un sculpteur de Saint Orner en exécuta une copie qui fut pfacée dans une niche , au-dessus de l'autel ; c et bientôt on la revit dans son bateau , portant dans ses bras ce divin Enfant , né pour le salut du monde, et sous les traits et avec les ornements qu'on lui avait connus autrefois. Nos marins s'empressèrent de venir lui demander une pêche favorable, ta remercier d'avoir échappé aux abymes de l'océan , et suspendirent , comme aux temps

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anciens, h l'autel de Marie, les ex-voto , gages de leur reconnaissance et de leur piété 4 . »

On célébra , à cette occasion , une neuvaiue solennelle , durant laquelle on chanta une hymne expiatoire , composée pourla circonstance 2 . On pouvait se croire reporté au temps des anciennes gloire» de Noire Dame. La paroisse de Samcr vint en pèlerinage , comme autrefois, processionnellcmcnt , avec croix et bannières et grande affluence de peuple» sous la conduite de son respectable curé , RI. Yvain. Cette procession se renouvela trois ans après.

Une pieuse dame, Marie Geneviève Aucoin, fille de Firmin Aucoin , capitaine de navire , et de Géneviève Duchêne , enrichit la nouvelle chapelle de Notre-Dame d'un ciboire en vermeil, en témoignage de reconnaissance. Née le »a avril 1788, elle avait été, dans son enfance , à la suite d'une maladie dangereuse , privée de l'usage de ses membres ; les médecins la condamnaient à ne jamais marcher. Ses parents affligés firent faire une neuvaine dans la chapelle de Jésus-Fbgellé 9 , et à Notre • Dame de Boulogne, pour obtenir du ciel la guérison que les hommes ne pouvaient donner. Leur foi fut récompensée par un plein succès. Le dernier

(*) P. Hédouîn , ouv. cit. p. 470,

(2) L'auteur csf M. Clnuet , «le Montilidier , professeur dans la maison tlYducalion <lc M. Bléiiot. Les deux distiques suivants donneront une idée de cette pièce :

<f Salve, fcsla dics, loto vencrabilis aevo, »> Quà natis mater reddittir aima suis.

• Sacrilegos populus signum dernisit in ignés, ■ Uuic populo paicas* 6 bcnedicla, tuo.

(3j La chapelle de Jésus-Flagellé , à Terliuctbun, parobsc de WirniHe,étrfit un lieu de pèlerinage • fort fréquenté et en grande vénération.» Sur la demande de M. Jacquemin de Châteaurcnault, Mgr. Asscline bénit lui-même cette chapelle et y célébra la sainte messe , pour la première fois , le 9 octobre 1790.

Chap XXV 11 .-Resta ^ration du culte de N.-D. 2*6»

jour de la neuvaiue , dans l'ancienne chapelle de Notre-Dame, In veille de la clôture définitive de ce saint asile de la prière, l'enfant, qui avait été apportée sur sa petite chaise devant l'Image miraculeuse, se leva tout-à-coup, à la fin de la messe , et se mit à marcher avec aisance, à la grande admiration des assistants.

Lorsque le culte de sa bienfaitrice fut rétabli dans la chapelle des Ànnonciades, M IU Aucoin, devenue madame Edouard Ilaffreinguc , voulut offrir un ex-VOto , monument de sa gratitude f et, quoi qu'il en puisse coûter à la modestie de la donatrice, nous nous faisons une loi de ne point passer sous silence le dernier bienfait que Notre-Dame ait fait descendre sur la terre , avaut d'être arrachée de son temple , et la première offrande qui lui fut apportée quand elle remonta sur son autel.

Au mois d'août de la même année, une association en forme de confrérie , approuvée par Mgr* l'évêque d'Arras , réunit , dans un lien de commune affection envers Notre-Dame de Boulogne, un grand nombre de fidèles, à la téHe desquels Mgr. de La Tour - d'Auvergne s'était inscrit lui-même.

Mgr. de la Tour d'Auvergne encouragea encore celte dévotion par la concession de quelques indulgences, dont voici la teneur :

« Hugues-Robert Jean Charles de La Tour-d'Auvergne - Lauraguais , par la miséricorde de Dieu , et la grâce du S. -Siège Apostolique, Évêque d'Arras , Baron de l'Empire et membre de la légion d'honneur*

» Vu la requête à nous présentée, en date dtr i5 du présent mois, par monsieur Voullonnc, l'un de nos vicaires généraux , desservant de la succursale de Saint- Joseph , à Boulogne , dans laquelle il

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nous expose qu'il a fait construire, en l'honneur de la Sainte-Vierge , une chapelle , et qu'il croit qu'un* des moyens de renou veller ta dévotion des fidèles envers celle puissante protectrice , et même de l'augmenter de plus en plus dans lo cœur des habitants de Boulogne , seroit d'accorder des indulgences aux fidèles qui, à certains jours, assisteroient aux messes et aux salut s dans ladite chapelle ; avons, pour satisfaire aux pieux désirs du suppliant, accordé, et accordons quarante jours d'indulgences :

» !• A ceux et celles qui , les premiers et troisièmes samedis de chaque mois , assisteront à une des messes qui se diront à l'an tel de la Sainte- Vierge, érigé ea l'église succursale de Saint-Joseph, à Boulogne;

» 2° A ceux et celles qui assisteront aux salut* qu'on a coutume de faire dans todite chapelle , aux fête* de la Sainte-Vierge. , ,

» Donné à Boulogne , dans le cours de nos visites épkcopoles , sous notre seing , le sceau de nos armes et le contre-seing de notre secrétaire le vingt -sept mai mil huit cent dix.

' f Charles, Ev. d'Àrras.

Par mandement:

Mathon, Sccr.

M. Voulonne étant mort le 1 4 juillet 1S1 1 , M. Mathon , ancien secrétaire particulier de Mgr. de Pressy , lui succéda. Boulogne se réjouissait de voir , à la tête de l'administration religieuse , ces hommes du passé , dont le nom s'associait aux plus grandes gloires de l'ancien diocèse. Les traditions de la Cathédrale semblaient revivre. Il y avait toujours au fond des cœurs un espoir intime du rétablissement de ce siège épiscopal , dont le derpicr titulaire existait encore. On songeait à cette

Chap. XXV 11. —Hommage de Louis XV 111. 267

Cour obscure do Louis XVIII , où restaient r lidèles compagnons et consolateurs de l'exil, Mgr. Asscline, M. Giblot du Bréau et d'autres personnes dévouées à l'Eglise de Boulogne.

Mgr. Asseline , mourut le ro avril i8i5, en faisant promettre a Louis XVIII de rétablir Hfe siège de Boulogne, aussitôt qu'Userait remonté s-ur le trône de saint Louis.

L'Empire s'écroulait. Son illustre chef, enivré du pouvoir, avait porté la main sur la liberté de l'Église; il tenait captif le successeur de saint Pierre ; et, comme Dieu n'aime rien tant sur la terre que la liberté de son Église, quiconque y touche s'expose à subir le châtiment d'Oza.

Louis XVIII rentra eu France le «4 avr >' 1814. Le sui lendemain 26, il arrivait à Boulogne, et se Taisait conduire de suite à l'église paroissiale de la haute- vil le, où tout avait été préparé pour le recevoir. « Monseigneur l'évoque d'Arras , conduisant le clergé, élait à la tête du corlége, où l'on remarquait la garde d'honneur boulonnaise , commandée par M. le comte de Saint-Aldegonde. Une loule immense, des militaires de toute arme et de tout grade , remplissaient les rues , tendues en blanc et jonchées de fleurs et de verdure. Parvenu à la porte de l'église , le Roi y entra suivi de madame la duchesse d'Angoulême , du prince de Coudé, du duc de Bourbon , et de plusieurs seigneurs et dames de la cour. Les villes de l'Artois avaient envoyé des députés , auxquels une place avait été réservée dans le chœur. Placé sous un dais , en face de la chapelle de la Vierge, le fils de saint Louis , en présence d'un concours immense de fidèles , fit son hommage a Notre - Dame et rendit au ciel de solennelles actions de grâces. Alors, pour la première fois depuis bien des années,

le Domine salvum fac regem; [suivi du Vivat],

268 Histoire de, N.-D. de Boulogne.

rxéculé h grand chœur, par les soin» de M. l'abbé de Bélhisy , ancien maître de chapelle de la cathédrale , fil retentir les voûtes de noire église; el ce chant de l'antique royaume des Francs émut tous les cœurs , fit couler de tous les yeux de douces larmes»

» Pour consacrer le souvenir de cette mémorable solennité , on mit celte inscription au-dessus de la place que le Roi avait occupée ; -

LOUIS XVIII A FAIT ICI SA PRIÈRE A DIEU , ET L'llOMBfA.GB DE SA COURONNE A NOTRK-DAMI DE BOULOGNE LE XXVI AVRIL MDCCCXtV.

» Peu de temps après, l'administration municipale , saisissant l'heureuse coïncidence qui existait entre le retour du Roi et l'anniversaire de la Saint- Marc, rétablit, par une délibération, celte fête éminemment Boulennaise» On porta de nouveau l'Image de notre Vierge dans la procession du 2 5 avril, el celte procession eut Keu jusqu'à la révolution de juillet ».

Le retour des Bourbons fit espérer une amélioration sensible dans le sort de l'Église de France: on se flattait de voir rétablir les évêchés supprimés

far le concordat. « On reconnaît généralement, dit Ami de la Religion 2 , que la circonscription de 1801 a vo it trop restreint le nombre des diocèses, el qu'en ne mettant que soixante évêchés à la place de cent cinquante-huit qu'elle supprimoit, elle opéroit une réduction préjudiciable aux intérêts de l'Église. Il peut y avoir quelque inconvénient h ce que les sièges soient trop multipliés ; mais il y en a bien davantage à ce que les diocèses soient trop grands. Alors les évêques ne peuvent exercer U

(1) P. HédouiD, onv. cit. pp. 171 1 172.

(2) T. II. (Août 1814), p. 104.

'Ch. XXV II. Rétablissement du Siège èpiscopah 209

même surveillance et maintenir le même ordre dans leur clergé. H seroit à désirer qu'il n'y eût pas en France moins de quatre-vingt-dix évéchés. »

Plusieurs villes avaient déjà demandé le rétablissement de leur Siège : Boulogne ne fut pas la dernière à faire la même démarche. Le 9 novembre, le Conseil municipal reçut, par l'intermédiaire du Sou s -Préfet, une pétition signée d'un grand nombre d'habitants. On prit sur-le-champ la délibération-suivante :

• Considérant que le rétablissement de l'ancien y> éveché de Boulogne, à qui les vertus et le mérite » émincnl des divers prélats qui en ont succesive- >> ment occupé le siège avaient donné tant d'illtis- » tration et d'éclat, est vivement sollicité par les » anciens fidèles de ce diocèse ;

» Considérant que le séminaire de Boulogne et » son église 1 sont restés intacts ; que les bati- » ments, ainsi que le jardin, en étant vastes et spa- » cicux, une partie pourrait , avec de légers chan- » gements et très-peu de dépense , être convertie » en palais épiscopal ;

» Que les jeunes séminaristes, logés dans l'autre » partie et près de leur prélat, y prendraient plus » naturellement l'esprit et l'amour de leur état, » l'habitude de la règle et de la discipline ;

» Considérant enfin que l'intérêt de la religion » et de l'État sollicite, autant que l'intérêt des fi- » dèles du diocèse , le rétablissement de l'évêché » de Boulogne.

» Arrête ce qui suit :

» Art. 1 er . Le Conseil municipal émet son vont

(1) Le Grand -Séminaire et l'église «le SaiutFt ançois de Sales, oui y e*lait annexée, appai tenaient à la ville. C'c&l aujourd'hui le Musée, la Bibliothèque , etc.

» [conforme] k celui énoncé en la pétition endos* » sus mentionnée, pour le rétablissement de l'évê » ché de Boulogne.

» Art. s. Sa Majesté sera très - humblement » suppliée de daigner accueillir ce vœu.

» Art. 3. En conséquence, la présente délibérait lion et la pétition seront adressées à l'autorité » supérieure, avec prière de mettre sous les yeux » du roi le vœu qui y est exprimé. *

Des négociations s'ouvrirent entre le gouverne* ment de Louis XVlIlet la Cour Pontificale, au sujet du concordat de i8oi. Interrompues par les événements de i8i5, ces négociations furent reprises après la seconde restauration de la monarchie : elles aboutirent au concordat du n juin 1817. Une bulle de Pie VU, du 27 juillet suivant, établit une nouvelle circonscription des diocèses de France. Cambrai fut érigé on Métropole, avec deux suffragants, Arras et Boulogne. M. l'abbé du Bréau, ancien grand-vicaire et chanoine-pénitencier de la cathédrale de Boulogne , aumônier du roi , fut désigné par Louis XVIII pour succéder à Mgr> Asseline.

Malgré les pressantes sollicitations du clergé Boulonnais, heureux de voir à la tête du diocèse le compagnon d exil de son ancien évêque, M. du Bréau n'accepta point. Ce refus, qui peut être attribué a son humilité, était d'ailleurs motivé par son grand âge 1 .

Etienne-Simon Léonor de Riencourt, curé d'Andochy, au diocèse d'Amiens, fut nommé par Louis XVIII au siège épiscopal de Boulogne , sur la nonacceptation de M. du Bréau. On eut beaucoup de peine à l'empêcher do suivre l'exemple do ce der-

(1) M. Du Brcau mourut le 2\ mars 1818; il était âgd de plus de 75 an».

Chap. XXV11.— Un évêque nommé. 271

nier. Sa modestie lui faisait appréhender l'honneur de l'épiscopat.

Cependant Louis XVIII avait compté «ans l'opposition parlementaire : on eut peur. Les hésitation» et les crainles enhardirent les ennemis do la religion ; et, quand, deux ans après, les Chambres furent saisies d'un projet de loi sur cette matière , le ministère recula devant l'exécution définitive du concordat. Lorsqu'un gouvernement veut le bien, il doit: Je vouloir franchement.

A Boulogne, on attendait avec anxiété la conclusion de celte affaire. L'abbé de Ricncouit entretenait une correspondance suivie avec le clergé et le* personnes les plus influentes de la ville et du diocèse. Il y fit même, au mois de juin 1890, une excursion incognito , accompagné du P. Abbé de la Trappe du Gard. Il en revint émerveillé. « J'ai » tu partout (écrivait-il à M. Augé, son ami) un » clergé édifiant, respectable. De la gaîté , do la » retenue, uno grande union, une tenue parfaite » de paroisse. C'est la terre des saints ; j'aurais dû » faire ce voyage dccalceato pede.» M. de Riencourt, en quittant avec regret des « personnages si édifiants,» qui lui témoignèrent un attachement cordial, eut le pressentiment de ne les plus revoir. Il mourut en effet le 4 juin de l'année suivante, au milieu de l'humble troupeau auquel il avait consacré vingt ans de sa vie.

Les obstacles qui empêchaient l'exécution du concordat causèrent une profonde douleur au Saint- Père. Il désirait toujours une plus grande augmentation du nombre des pasteurs , <c conformément , dit-il, aux demandes des peuples , dont nous avons en celte occasion admiré l'empressement et le zèle pour l'intérêt de la religion catholique. Kn raison des localités et des dislances, un plus grand nombre d'évêques aurait favorisé les progrès de la

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religion; » mais Sn Sainteté dut se résigner 2» réduire, par la bulle Paternœ charilalis, du 6

octobre 1822, le nombre des évêchés établis en

Dès lors , le rétablissement de l'évèché de Boulogne fut ajourné.

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