‹ Histoire de Paris, composée sur un plan nouveau (volume 2)Chapitre 26 sur 74 · VJ TABLEAU INDICATIF · texte numérisé non relu

VJ TABLEAU INDICATIF

avait placé , dans Tëglise neuve des Cordcliers , le monument f . nèbre de GouGEHOT , abbé de Chazal , exécuté par Pic allé, et celui du surintendant des finances BuUiIom . Ces divers tombeaux ont été transférés aa Musée des monumens français.

SAINT-NICOLAS-DU-CHARDONNET, T. II, p. 164.

Cette église est aujourdliui la première succursale de Saint-Étiennedn-Mont ; elle renfermait plusieurs monumens sépulcraux : celui de Jérôme Bignon , qui , en 1600 ^ à l'âge de 10 ans , publia une description DE LA Terre Saixtib , 4 ^^ après un Traité des AirriQiriTés ao- HAUTES , et en i6o5, un Traité sommaire de l'Electioh des Papes , etc. , etc. Cet étonnant enfant , comblé dlionneurs à la cour de Henri IV , devint dans la suite avocat^général au parlement. Bignon mourut en i656. CVst dans cette même église que le corps du poète Santeùil , mort en 1697 , lut transporté après avoir été déposé à Saint- Etienne de Dijon , puis à Paris à l^bbaye de Saint-Victor, dont il était chanoine , et enfin , après la démolition de cette abbaye , dans Téglise des Jésuites, rue St. -Antoine. Son épitaphe, gravée sur une table de marbre, est de Hollin. Les hymnes et les poésies latines de Santeùil sont remarquables par le feu , le génie , et les autres qualités qui caractérisent les grands poètes. En 1820 on replaça à St.-Nicolas-du-Chardonnet le tombeau du cé(èbre peintre Lebrun et celui de sa mère, qui avaient été transférés précédemment au Musée des monumens français.

LA SAINTE-CHAPELLE DU PALAIS, T. II , p. 164;:

Ce monument, construit par Pierre Montreuil, liabile arcliitecte qui vivait en l'an 1242, se compose d'un étage supérieur et d'un étage inférieur. C'est dans cette dernière partie que le célèbre poète Nfcolas BoiLEAU Despréacx fut cntcrré , après avoir peint dans son poème or LiTTRiN, la vie voluptueuse, rorgiieil et l'ignorance d^un des grands dipnitaires de la Sainte-Chapelle. Ce morceau de poésie, sorti de la verve de l'auteur de I'Art Poétic^ce, avec les vers parfaits de ses satires et de ses épîtres, feront passer son nom à la postérité la plus reculée. Boilean Despréaux, né en i63G à Crône, mourut à Paris en 171 1 .

SAINT-EUSTACHE , T. II, p. 190.

L'église paroissiale de St.-EusxACHE rcnfcmio les tombeaux de plusieurs personnages marquans : Bernard de Girard, seigneur du Haillan.

, poète,

sieur de Vaucelas, célèbre grammairien , mort en i65o ; Frakçois de la Motte Le Vayer de l'Académie française ; Ïsaac Beîtserade, poète ; A>toike Fdhetière, de l'Académie française ; Charles Lafosse . peintre . élève de Lebrun ; François d'Adbussok de la Fevillade, pair et inan>chal de France, adorateur de Louis XIV ; François Cuevert, qui, du rang do simple soldat, s'éleva au grade de iicutenaiit-géncrai en passant par tous les autres, dont chacun fut le prix d'une action d'éclat. Ce modèle des guerriers, né à Verdun en 1699, niourut à Paris en 1769. Indépendamment des tombeaux des personnes dont ou vient de citer les noms.

ET BIOGRAPHIQUE. \lj

relui de CoLBBRT, (le ce ministre habile dont le génie jeta tant d^éclat sur le rèf^ne de son maître^ se distinguait par sa somptiiositë ; ce tombeau , ainsi que celui de Chevert^ furent transportés au Musée des monumens français. On voyait aussi en face du tombeau de Colbert le monument, beaucoup plus simple, de Martim Cuhbau de là Chambre, médecin ordinaire de Louis XIV. (Voy. T. lU, p. 49'-)

LES CARMES DE LA PLACE MAUBERT, T. II, p. 209.

Le portail de la vaste église des Carmes était ^omé de plusieurs statues de reines , notamment de celle de Jeanne d^Evreux. Dans Tiutérieur de ce temple, se voyaieat divers monumeus : celui de Gillw CoKROZET , libraire , qui , le premier , publia une description de la capitale d^ France , ayant pour titre : AxTigciTÉs cimOKiQUES et Singularités DE Paris; et les tombeaux du cardinal Michel uu Bec, mort à Avignon, en i3i8, mai& qui voulut que son corps fut transporté dans TégUse de Carmes de Paris, et du père Félix Bduy, qui, en 1681 > prouva par de solides raisomiemeus que le pape nVtait ni infaillible, ni au-dessus des conciles. En 1784» "n monument sépulcral des plus fastueux fut aussi placé dans Téglise des Carmes. Ce monument» élevé par M. BouUeuois ïils et d autres membres de sa famille, à la mémoire de M. Boulleuois père, avocat et auteur du Traité de la personnalité et de la réalité des lois, était plus riche que beau. 11 fut transféré en assez mauvais état au Cloître du Musée des monumens français. r

GRAiS"DS-AIjGUSTINS,T. 11, p. 210.

LVglise de ce couvent renfermait les tombeaux de ISicolas de Griluouville , seigneur de Larchant et de Diane de Vivonne de la Châtaigneraie, son épouse. De Griraouville, mort en 1692, était capitaine des archers de la garde de Henri^ III : ce roi remployait souvent à des expéditions secrètes ou à des meurtres ; il se trouvait au nombre l des assassins dans le massacre de la Saint-Barthélemi. Un autre tombeau celui de Philippe de Comines( né en 1 44^ y niort en 1609 ) , se voyait dans une des chapelles. Cet historien, supérieur à son temps par ses vues politiques , avait des mœurs fort corrompues : il admirait d^ns Louis Xr, dont il était le chambellan , Thabileté à tromper. Après la mort de ce prince , de Comines suivit Charles VIII à la conquête du royaume de Naples ; mais , accusé de trahison po. r avoir favorisé le parti du duc d^Orléaus , il fut enfermé à Loches dans une cage de fer , puis transféré dans la tour de la Conciergerie à Paris, où il se justifia, il n*eut néanmoins aucun crédit sous Louis XII , pour lequel il sV^tait attiré des affaires si fâcheuses et avait tant souffert.

LES CHARTREUX*, T. II , p. 212.

On distinguait dans leur église , des monumens élevés à la mémoire de Pierre de Navarre -, fils de Charles-le-Mauvais , mort en 4'*-^ i *^^ Jean de la Lune , neveu de Tanti-pape Benoît XIII , mort en i4'4 * de Louis-Stuart, seigneur d^Aubigny, mort à Paris en i665; et du cardinal de Qormans , évéquc de Beauvab.

HOSPITAUERS DE LA CHARITÉ-NOTRE-DAME , T. U, p. 309, Daa^ TégUse de ce couvent , entièrement rebâtie en 1/54 > on dépo-

Vllj TABLBAU INDICATIF

sa le corps de Papire Masson , historien estime , et le cœur d*Eiide de Méateray , historiographe de France.

SAINT-COME ET SAINT-DAMIEN, T. U, p. 429.

Omer Talon , avoeat-génëral an parlement de Paris , magistrat dt»tingué par sa probité , par ses talens et par sa capacité dans les affaires, mort eu i652 ; Nicolas de Bèze dont rëpitaphe fut composée par son neveu , le célèbre Théodore de Bèze ; 'Glaiiae dTEspence , docteur en théologie ; enfin François de la Peyronnie , premier chirurgien du roi , mort en i747> parles soins duquel fut fondée , en I73t , rAcadénûe royale de chirurgie de Paria , eiv«nt des tombeaux dans cette église , •npprimée en 1790*

SAINT-PAUL , T- HI, p. 3?.

Cette église paroissiale , voisine de Thêtel Saint-Paul , fiit augmentée et réparée par .Charles V ; mais ces augmentations et réparations ne se tenninèrent que sous Charles VII, Trois mignons de la cour de Hen- 3n III ; Quelus, Maugiron et Livarot , tués en duel en 1578 « y furent inhumés» et de magnifiques tombeaux leur avaient été élevés prés du grand «lutel par les soins de ce dernier roi. Les Parisiens, excités par les prédicateurs , les détruisirent en 1 589. Nicolas Gilles , auteur des annales de France , moit en i5o3 , et François Rabelais , mort en i553 , furent aussi enterrés dans cette église. Rabelais avait été d^abord cordeh'er, puis bénédictin ; ayant quitté dans la suite Fhabit religieux , il étudia U médecine à Montpellier, où il prit le degré de docteur, et devint le médecin ordinaire du cardinal Jean du Bellay , qui le mena à Rome en cette qualité. En i545 , ce cardinal , évéque de Paris , lui donna une prébende à S.-Maur-les-Fossés avec la cure de Meudon , après lui avoir obtenu du pape une ]>uUe d^absoiution de la faute qu^il avait commise eu quittint fhabit religieux. Ce fut vers cette époque qu'il composa sou Pentagruei ; précédemment, et lorsqu'il exerçait la médecine , Il avait public en latin les Aphorismes d'Hyppocrate. En 1790, on déposa daus le cimetière de la paroisse do Saint-Paul , les ossemens de 4 individus trouvés enchaînés dans les cachots de la Bastille. Sur le (monument qu'on leur éleva fut gravée l'inscription suivante : * <c Sous les pierres mêmes des cachots où elles gémissaient vivantes, re*

« posent eu paix 4 victimes du despotisme. Leurs os, découverts et

(i recueillis par leurs frères libres, ne se lèveront plus qu^au jour des

a justices pour confondre leurs tyrans, y

CÉLESTmS,T. III, p. 37.

Un grand nombre de personnages illustres ou illustrés par leur généalogie , avaient leur sépulture dans l'église de ce. couvent. On citera seulement les noms, les plus historiques et les monumens qm. concourent à la gloire de nos artistes. Il a déjà été parlé, T. III, p. 219, de ceux de Léon de Lusignan, roi d'Arménie, de Jeanne de Bourbon et de Jeanne de Bourgogne. Voici la suite de cette intéressante nomenclature : Le tombeau d'André d'Épinay, cardinal,archevêque de Lyon, de Bordeaux, et c. ^ qui mourut en iSoo (Voy. T. III, 425.) ; la chapelle dite d'Orléans renfermait plusieurs beaux monumens particulien à la famille de ce nom ; il en a été parlé ailleurs ( Voyez Tom. III , p. 49*; ) ^^ y

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